www.minirezo.net Barre de navigation
00Dr.

retour au sommairepoint 1point 2point 3plan du siteproposer un articlekddubina.infoadminadminlettre d'informationpolitique éditorialenous écrireTous les auteurs
00dr revues de presse - actualités    
Regards sur le monde Revue de presse Santé revues de presse Internet revues de presse Sciences Qualité, Droit revues de presse Politiques  






revue de presse cancers évités ou guéris - vaccination prion - cholestérol et Alzheimer - statines - Sida

mercredi 17 juillet 2002, par Tregouet


DANS LA MEME RUBRIQUE :
revue de presse de la santé vue par le New-York Times (NYTimes)
les médicaments de John Le Carre - belle vue sur les bourses
revue de presse du mystique et de l'Alzheimer
Sécurité sociale et Mattéi : Dernier avertissement, dernière tentative de sauvetage, faire confiance aux professionnels de santé
Les modes de transmission du VIH, la cigarette et les jeunes.....
revue de presse d'un tas de trucs santé découverts par notre sénateur préféré (attention la concurrence est rude )
revue de sites et de forums : Les motifs de la grève des libéraux = les gardes
revue de presse pharmaceutiques, médicaments, médecine et santé
REVUE DE PRESSE CANCER : Chimiothérapie, nausée et vomissements. Trop de patients souffrent inutilement
revue de presse santé, actualités professionnelles :

SUR LE WEB :
COMIQUE ou SORDIDE : Les poupées d'amour Barbie ® sont gonflées (d'humour)
Ethique de l'Internet santé de Philippe Eveillard. 2002. Bioéthique en questions
TOURISME POLITIQUE : Libertarien Libertarian Théologie de la Liberté ? Définition
LIBERTARIEN SANTE MEDECINE : trafic organes, production de malades, clonage.
LIBERTARIENS, POLITIQUES DE SANTE, MEDECINS : combat Tremblay contre Benway
Prescription médicaments génériques, DCI : Dénomination Commune Internationale.
Chansons HIV r'file moi le SIDA ( !) Taraab Tanzanie contre Angélique Kidjo Bénin
CRISE DE FOI DU WEB : Fonctionnement sites collaboratifs. Eclaircissement medito


- Les deux tiers des cancers pourraient être évités ou guéris, selon l'OMS
- Un essai de vaccination contre les maladies à prion
- Le lien entre cholestérol et maladie d'Alzheimer se précise
- Les statines : une arme majeure contre les maladies cardio-vasculaires
- Sida : 29 millions d'infections peuvent être évitées grâce à la prévention
- Sida : le fossé se creuse entre le Nord et le Sud

Les deux tiers des cancers pourraient être évités ou guéris, selon l'OMS Un tiers des 10 millions de cas de cancer diagnostiqués chaque année pourrait être évités et un autre tiers pourrait être guéris grâce à une prévention plus active et à une détection plus précoce, révèle un nouveau rapport publié lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Il est possible, au moyen de dépistages et de traitements précoces, de prévenir un tiers et de traiter efficacement un autre tiers des 10 millions de cas de cancer diagnostiqués chaque année dans le monde", affirme le rapport "Programmes nationaux de lutte contre le cancer : politiques et principes gestionnaires", lancé à Oslo. Pour ce qui est du dernier tiers, des soins palliatifs efficaces peuvent contribuer à soulager sensiblement les souffrances, précise l'étude, "qui fera date" selon ses auteurs. Mettre pleinement en oeuvre les connaissances déjà existantes permettrait d'endiguer considérablement la mortalité liée au cancer, soulignent-ils. "Quelles que soient les contraintes budgétaires d'un pays, un programme bien conçu et bien géré peut améliorer la situation nationale et les vies de ceux qui sont atteints", a estimé la directrice générale de l'OMS, la Norvégienne Gro Harlem Brundtland. "Nous ne pouvons pas nous permettre de compter exagérément sur les possibilités thérapeutiques aux dépens des efforts de prévention et des soins palliatifs", a-t-elle déclaré. Selon l'OMS, le cancer tue plus de 6 millions de personnes par an, soit 12% du nombre total des décès, et ce chiffre devrait approcher le cap de 10 millions dans une vingtaine d'années. Sur les 10 millions de nouveaux cas actuellement diagnostiqués chaque année (20 millions attendus vers 2020), plus de la moitié affectent des personnes habitant dans des pays en développement. Cette maladie est aussi la deuxième cause de mortalité dans les pays industrialisés, après les maladies cardiovasculaires. Lors d'une conférence de presse, Mme Brundtland a recensé les principaux facteurs cancérigènes contre lesquels il faut lutter : "le tabac, une mauvaise alimentation, l'obésité et le manque d'exercice". Outre une mauvaise hygiène de vie, la directrice générale de l'OMS a également pointé du doigt la pollution.

OMS : http://www.who.int/inf/fr/cp-2002-52.html

Retour au sommaire

Un essai de vaccination contre les maladies à prion Des chercheurs de l'Université de New York sont parvenus à retarder l'apparition d'une maladie à prion chez des souris grâce à une immunisation par une protéine prion modifiée. Les anticorps générés jouent un rôle critique dans la durée du retard observé. Selon ces chercheurs, leurs résultats qui seront publiés dans l'édition de juillet de la revue American Journal of Pathology sont les premiers à montrer que ce mode de vaccination peut retarder les symptômes dans un modèle naturel de maladie à prion chez des souris. Cette équipe tient à insister sur le caractère préliminaire de cette approche qui pourrait être éventuellement appliquée au bétail à long terme. Le Dr Einar Sigurdsson (professeur assistant de psychiatrie et pathologie à l'Université de New York) explique que le vaccin utilisé dans l'étude est basé sur la séquence normale des acides aminés de la protéine prion.

« Nous créons des altérations dans la protéine prion pour réduire le risque toxique tout en maintenant un effet thérapeutique », commente Sigurdsson à ce sujet. Leurs résultats montrent que cette vaccination n'empêche pas l'apparition de la maladie. Cependant, elle permet de retarder l'apparition des symptômes dans le modèle animal utilisé. En d'autres termes, cette approche permet de rompre la tolérance naturelle au prion en induisant une réponse en anticorps chez la souris. En effet, ces chercheurs ont pu démontrer que les animaux qui résistaient le mieux à la maladie étaient ceux qui présentaient le titre en anticorps le plus élevé.

Le Dr Thomas Wisniewski, un des auteurs de cette étude explique qu'il y a bien une réponse thérapeutique chez les animaux traités : « Ils mettent plus de temps à être malades ». Un point important de leur conclusion est le rôle apparemment critique des anticorps dans la réponse thérapeutique. « Cette étude montre qu'il est possible de bloquer l'infection par le prion grâce à une immunisation active ou passive », ajoute le Dr Blas Frangione qui a aussi participé à ces travaux. Ces scientifiques cherchent désormais à savoir si la protection est réellement due aux anticorps générés et analysent la région du prion modifié qui induit la réponse.

New York University Medical Center and School of Medicine. : http://www.med.nyu.edu/

Retour au sommaire

Le lien entre cholestérol et maladie d'Alzheimer se précise Un lien entre la maladie d'Alzheimer et un taux élevé dans le sang de mauvais cholestérol ? Le Pr Vassilios Papadopoulos, biologiste à l'université de Georgetown aux Etats-Unis, mène actuellement des recherches dans ce sens. Il a notamment démontré qu'un taux élevé de LDL cholestérol dans le sang, accentue la présence de la protéine APP, dont la fonction dans le corps humain est toujours obscure pour le moment. En revanche parmi les patients victimes de la maladie d'Alzheimer, il paraît acquis qu'elle se transforme en protéine béta-amyloïde, dont l'accumulation en plaques autour des neurones est la caractéristique principale de la maladie d'Alzheimer. Papadopoulos a également montré qu'un taux élevé de mauvais cholestérol augmenterait la production d'une autre protéine, l'apolipoprotéine E. Laquelle est normalement affectée au transport du cholestérol dans le cerveau. Pourtant quand elle s'accumule, cette même apoliprotéine devient toxique pour les cellules nerveuses. CQFD...

The Journal of the Federation of American Societies for Experimental Biology : http://www.fasebj.org/

Retour au sommaire

Les statines : une arme majeure contre les maladies cardio-vasculaires La prise quotidienne d'une nouvelle classe d'anti-cholestérol, les statines, pourrait réduire d'"au moins un tiers" le taux d'accidents vasculaires majeurs (infarctus et accidents vasculaires cérébraux), estime la revue médicale britannique The Lancet en publiant les résultats de ce qu'elle qualifie d'"étude-phare". Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de décès dans les pays développés, où elles surviennent dans 80 % des cas. Jusqu'à présent, les statines étaient seulement prescrites aux personnes souffrant de problèmes cardiaques et présentant un taux excessif de cholestérol. Mais l'étude HPS (Heart Protection Study) menée à l'Université d'Oxford (Grande-Bretagne), sous la direction du Pr Rory Collins, montre que ces médicaments réduisent aussi le risque d'infarctus et d'accident vasculaire cérébral chez les personnes atteintes de diabète, d'artérite ou celles qui ont déjà subi une attaque.

"Plus étonnant encore, souligne la revue, l'étude met en évidence des bénéfices substantiels à la prise de statine chez les patients considérés à hauts risques cardio-vasculaires mais ayant un cholestérol +normal+ ou +bas+". "L'étude HPS fournit des preuves définitives que les recommandations de traitement en vigueur devraient être déchirées et remplacées, afin que ce médicament puisse être fourni à toute personne à risque, quel que soit son taux de cholestérol", estime le rédacteur-en-chef du Lancet, Richard Horton. Selon lui, "les résultats de cette étude sont à la fois les plus importants et ceux qui ont le plus d'implication dans la prévention et le traitement des maladies du coeur qu'il lui ait été donné de voir depuis une génération".

L'étude HPS, la plus importante jamais réalisée, a porté sur plus de 20.000 personnes, dont 6.000 diabétiques et 10.000 femmes de plus de 65 ans. Elle a consisté à donner à la moitié des patients 40 mg par jour de statines pendant cinq ans tandis que les autres recevaient un placebo. L'étude a été menée avec la simvastatine, la statine commercialisée sous le nom de Zocor par les laboratoires Merck Sharp and Dohme (MSD). Avec 170.000 décès chaque année, les maladies cardio-vasculaires représentent la première cause de mortalité en France (32 % du total), devant le cancer ou les accidents de la circulation.

Lancet : http://www.thelancet.com/journal/vol360/iss9326/full/llan.360.9326.talking_points.21680.4

Retour au sommaire

Sida : 29 millions d'infections peuvent être évitées grâce à la prévention Environ 45 millions de personnes contracteront le virus du sida ces huit prochaines années mais 29 millions de ces infections peuvent encore être évitées si certaines des stratégies de prévention sont élargies, selon une étude publiée le 6 juillet 2002 dans la revue médicale "The Lancet". Ses auteurs, réunis par le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (Onusida) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), estiment que l'expansion des efforts de prévention jusqu'en 2010 coûtera 27 milliards de dollars (environ autant d'euros), soit 1.000 dollars par infection évitée.

Quelques jours avant la Conférence internationale sur le sida, qui se tiendra du 7 au 12 juillet à Barcelone en Espagne, les scientifiques préconisent de quadrupler les investissements préventifs, qui s'élèvent actuellement à 1, 2 milliard de dollars par an dans le monde. "Cela coûte cher", a noté John Stover, l'un des chercheurs. "Mais ne pas appliquer ou retarder la mise en oeuvre de ces actions de prévention reviendrait encore plus cher". Selon lui, un retard de trois ans réduirait de moitié les infections évitées d'ici 2010.

Les scientifiques préconisent d'élargir 12 interventions visant à réduire la transmission du VIH : des campagnes dans les médias ; la promotion et la distribution des préservatifs par le secteur public ; la commercialisation à but social du préservatif ; des programmes de conseil et de test volontaires ; la prévention de la transmission mère-enfant ; des programmes dans le milieu scolaire ; des programmes à l'intention des jeunes non scolarisés ; des programmes sur les lieux de travail ; le traitement des infections sexuellement transmissibles ; le conseil par les pairs à l'intention des professionnel(le)s du sexe ; des projets extra-institutionnels à l'intention des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ; et des programmes de réduction des risques à l'intention des consommateurs de drogues injectables. "La mise en oeuvre immédiate de ces interventions pourrait prévenir de nombreuses infections et modifier considérablement le cours de l'épidémie", considère Neff Walker, conseiller principal Modélisation et estimations statistiques auprès de l'Onusida.

Lancet : http://www.thelancet.com/journal/vol360/iss9326/full/llan.360.9326.editorial_and_review.21657.1 Lancet : http://www.thelancet.com/journal/vol360/iss9326/full/llan.360.9326.editorial_and

Retour au sommaire

Sida : le fossé se creuse entre le Nord et le Sud La XIVe conférence internationale sur le sida se tient alors que, jamais depuis le début de l'épidémie mondiale, le fossé n'a été aussi grand entre les pays développés, qui se soignent à grands frais, et les pays pauvres, qui ne ramassent que les miettes. La tenue de cette conférence - quelques jours après la publication par l'ONUSIDA, le programme commun des Nations unies contre le sida, de nouveaux chiffres-record sur la progression du virus - risque fort d'avoir un air de déjà vu. Certes, jamais la recherche n'est allée très vite. Mais depuis la précédente conférence, il y a deux ans à Durban (Afrique du Sud), rien n'a beaucoup changé sur le front de la maladie, ni dans ce pays africain, ni ailleurs. Dans les pays riches, le souci principal n'est pas tellement d'être soigné mais de faire le bon choix : le traitement qui n'entraînera pas de résistances ou d'effets secondaires indésirables. Par contraste, en Afrique du Sud, les médicaments anti-sida de base comme la névirapine - qui permettrait à une grande partie des femmes enceintes séropositives de ne pas contaminer leurs bébés - ne sont toujours pas distribués. Ils font même l'objet d'une âpre bataille juridique : l'Etat conteste un arrêt rendu par la Haute Cour de Prétoria en invoquant des recherches à poursuivre sur l'innocuité du médicament.

Les copies bon marché des médicaments anti-sida, les génériques, qui avaient été au coeur du débat à Durban, commencent à arriver en Afrique, mais au compte-gouttes. Et, sur 10 millions d'Africains qui auraient besoin d'une trithérapie, seulement 30.000 en bénéficient, selon l'ONUSIDA. A ce jour, le sida est déjà responsable de la mort de plus de 20 millions de personnes et il pourrait en tuer prématurément 68 millions de plus d'ici 2020. Avec près de 30 millions de personnes touchées par le virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) sur un total de plus de 40 millions, le continent noir demeure la principale victime de l'épidémie. Du moins tant que les chiffres exacts de la progression du virus dans les pays les plus peuplés du monde - Chine et Inde - restent "indisponibles". En Afrique australe, - où l'infection par le virus affecte maintenant une personne sur cinq en Zambie, un adulte sur quatre au Zimbabwe, un sur trois au Swaziland - la famine qui se profile et menace 13 millions de personnes risque d'avoir un effet dévastateur sur les populations, la malnutrition s'ajoutant aux déficits immunitaires liés au sida.

En Inde, où vivent plus d'un milliard d'habitants, de 3, 5 millions à 5 millions de personnes sont déjà affectées par le virus. En Chine, où la population est encore plus nombreuse, c'est, selon l'ONUSIDA, "une catastrophe de proportion inimaginable qui est sur le point de se produire". Officiellement, ce pays ne compterait "que" 30.000 porteurs du virus - dont au moins 100.000 contaminés dans des banques de sang - mais des experts chinois parlent déjà de 850.000. Sur le front de l'information, la situation n'est pas plus réjouissante : une récente étude des Nations unies montre que, dans certains pays du Tiers-Monde, un quart des personnes interrogées pensent encore que le sida est rarement mortel et un tiers des femmes ne savent toujours pas comment se protéger du virus. L'ignorance est encore plus importante dans les zones rurales. Mais l'épidémie n'a pas que des répercussions immédiates : elle menace aussi l'avenir des pays les plus affectés. En tuant leurs élites, leurs cadres et leurs enseignants, elle obère leur avenir. En frappant armées et forces de police - séropositives parfois dans 60% des cas - elle menace la sécurité des biens et des frontières. En anéantissant des villages entiers, elle mine l'agriculture et laisse des millions d'orphelins, désormais quasiment livrés à eux-mêmes. En Afrique seulement, ils sont déjà plus de 14 millions.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020707/202/2o0mc.html

Retour au sommaire

Génétique&Génomique Un gène pour évaluer les risques cardiaques Une équipe de chercheurs australiens a découvert un nouveau gène, qui pourrait permettre de mieux identifier les personnes susceptibles d'être victimes d'une attaque cardiaque. Le docteur Sam Breit, du centre d'immunologie de l'hôpital St Vincent de Sydney (Australie), a indiqué à la presse que ce gène, baptisé MIC-1, pourrait ouvrir la voie à des tests d'ici deux ans. "Votre risque d'être victime d'une attaque cardiaque si vous avez un taux de MIC-1 élevé est approximativement le même que si vous avez trop de cholestérol ou de la tension" a déclaré le docteur Breit. Un contrôle sanguin du taux de MIC-1 pourrait ainsi à l'avenir faire partie, avec d'autres tests, d'un diagnostic préventif global. Le docteur Breit et ses collaborateurs ont découvert et cloné le MIC-1 en 1997 mais ce n'est que récemment, grâce à une étude commune avec l'université américaine d'Harvard, qu'un lien entre ce gène et une maladie inflammatoire des artères, l'artérosclérose, a été fait. Cette maladie peut engendrer des attaques cardiaques. Cette étude, publiée par le journal médical britannique The Lancet, a consisté à prélever des échantillons sanguins sur 27.600 femmes et à les suivre durant quatre années. Les chercheurs ont constaté que les personnes ayant eu une attaque cardiaque avaient toutes des taux de MIC-1 plus élevés que celles n'ayant pas eu de problèmes de cœur. Selon cette étude, un taux élevé de MIC-1 multiplierait par deux et demi le risques d'infarctus.

Lancet : http://www.thelancet.com/journal/current

Retour au sommaire

Cancer : Le gène qui assèche les tumeurs Des chercheurs américains ont mis au point une nouvelle thérapie anti-cancereuse chez la souris qui repose sur l' inhibition de l'angiogenèse de la tumeur à l'aide d'un gène. On sait que les tumeurs ont un besoin vital en nouveaux vaisseaux sanguins. Aussi, les chercheurs en cancérologie s'efforcent, depuis des années, de trouver des approches efficaces pour priver la tumeur de sa néovascularisation, avec des résultats mitigés.

Une équipe a trouvé un nouvel angle pour inhiber l'angiogenèse de la tumeur. Schématiquement, les chercheurs ont empli des petites particules avec un gène qui oblige les cellules des vaisseaux sanguins à s'autodétruire. Ils ont, en quelque sorte, « aimanté » ces particules afin qu'elles délivrent leur gènes uniquement dans les cellules des néovaisseaux. Cette recherche, dirigée par le Dr David Cheresh, biologiste vasculaire à l'institut de recherche Scripps en Californie (La Jolla), s'appuie sur différentes avancées. Premièrement, il y a quelques années, Cheresh et d'autres ont trouvé des signatures spécifiques de différents types de vaisseau sanguin. L'une de ces signatures appartenant à la classe des protéines membranaires, appelées intégrines, est apparemment toujours présente sur les néovaisseaux, mais rarement sur les vaisseaux établis.

En outre, plusieurs équipes ont étudié les cascades des signaux moléculaires qui semblent cruciaux pour la formation des nouveaux vaisseaux. Une molécule s'est révélée commune à toutes les voies angiogéniques : RAF1. RAF1 semble jouer un rôle important dans la néovascularisation. Des souris privées du gène raf-1 meurent au stade embryonnaire, par défaut de formation des vaisseaux. Une version mutée de raf-1 bloque le signal endothélial et l'angiogenèse en réponse à divers facteurs de croissance (bFGF ou VEGF). L'équipe de Cheresh tenait donc là le gène antiangiogénique : raf-1 muté. Il restait à trouver le véhicule de la thérapie génique. L'équipe, aidée du radiochimiste Mark Bednarski, de l'université de Stanford (Californie), a développé une nanoparticule à base de lipides polymérisés. Afin que cette nanoparticule se dirige droit sur les récepteurs intégrine des cellules endothéliales, les chercheurs l'ont liée au ligand du récepteur alpha-mu-bêta 3. Ces microsphères sont donc recouvertes de molécules qui se fixent au récepteur intégrine cible. Dernière étape, les nanoparticules sont emplies des gènes raf-1 mutés, antiangiogéniques.

L'équipe a examiné l'efficacité thérapeutique de leur approche chez des souris porteuses de tumeurs et de métastases établies. Une seule injection intraveineuse des particules chez des souris porteuses de tumeurs importantes (400 mm3, soit 2 kg chez un humain de 80 kg) a entraîné l'apoptose de l'endothélium vasculaire associé aux tumeurs et une régression tumorale complète (4/6 souris) ou quasi complète (> 95 % chez les deux autres souris) en un temps record, 6 jours. La régression est durable, persistant encore après 250 jours. De même, chez des souris porteuses de métastases hépatiques ou pulmonaires d'un cancer du côlon, l'injection des particules thérapeutiques a entraîné la régression des métastases, avec peu ou pas de tissu tumoral visible dans le foie ou le poumon. Cette approche a l'avantage, sur les autres voies antiangiogéniques, de cibler l'intérieur de la cellule endothéliale, plutôt que la surface cellulaire. Enfin, remarquent les chercheurs, « puisque les nanoparticules sont moins immunogènes que les vecteurs viraux, il pourrait être possible de délivrer les gènes thérapeutiques de façon répétée dans les vaisseaux sanguins angiogéniques ».

"La prochaine étape, précise Cheresh, va être, d"étendre les utilisations thérapeutiques de ces nanovecteurs en identifiant de nouveaux recepteurs pouvant servir de cibles à d'autres gènes intervenant dans l'angiogenèse anormale qui caractérise d'autres maladies que le cancer, comme les affections cardio-vasculaires, arthrite rhumatoide, et certains types de cécité comme la dégénérescence maculaire."

Scripps Research Institute : http://www.scripps.edu/newsandviews/e_20020701/cheresh.html

Retour au sommaire

Un nouveau succès de la thérapie génique Un nouveau progrès a été enregistré dans le traitement d'un déficit immunitaire combiné sévère par thérapie génique. Les enfants souffrant d'un DICS sont obligés de vivre dans leur bulle stérile. Des chercheurs italiens et israéliens ont soigné deux enfants souffrant d'un DICS lié à un déficit de l'enzyme ADA, l'adénosine déaminase, nécessaire à la production des cellules immunitaires. Cette maladie (ADA-SCID) peut être soignée par greffe de moelle osseuse, mais pour ces deux enfants, alors âgés de 7 mois et de deux ans et demi, aucun donneur n'était disponible.

L'équipe dirigée par Claudio Bordignon (Milan) a utilisé la technique du transfert de gène. A partir de la moelle osseuse prélevée sur les patients, les chercheurs ont isolé des cellules souches sanguines (hématopoïétiques). Ils ont ensuite exposé ces cellules à un virus génétiquement modifié porteur d'une version saine du gène codant pour l'enzyme ADA. Le virus a permis d'insérer ce gène dans le génome des cellules hématopoïétiques. Quelques semaines après leur réinjection, ces cellules ont migré vers la moelle osseuse et ont commencé à produire des lymphocytes. Un an après l'opération, les deux enfants vivent chez eux et ont un développement normal, indiquent les chercheurs dans la revue Science du 28 juin. Cette technique du transfert de gène dans des cellules souches sanguines a déjà été utilisée avec succès en France par l'équipe d'Alain Fischer et de Marina Cavazzana-Calvo (Inserm), pour le DICS lié au chromosome X. Dans le cas de l'ADA-SCID, les premières tentatives de thérapie génique ont commencé en 1990, mais les résultats n'étaient pas aussi satisfaisants.

Science : http://sciencenow.sciencemag.org/cgi/content/full/2002/628/1

Répondre à cet article

Tregouet



00DR REVUES DE PRESSE - ACTUALITÉS | PLAN DU SITE | ADMIN  



Notre lettre d'information | Tout le site d'un coup d'oeil | Participez à kddubina.info!
presse 00dr | webzine Medito | stars 0+0 | 100 forums | listes | base 0et0 | portails

visitez medito.com
Inscription gratuite MEDITO sans pub
medito
+ listes discussion 
medito
+ lettres
medito

Bienvenue à 0 + 0 = zero plus zero = 0plus0.com
Inscription gratuite 0 + 0 sans pub
0plus0
+ listes discussion 
0plus0
+ lettres
0plus0

bienvenue a 0et0
Inscription gratuite 0 et 0 sans pub
0et0
+ listes discussion 
0et0
+ lettres
0et0


Inscription gratuite 00 Dr sans pub
00Dr
+ listes discussion 
00Dr
+ lettres
00Dr

 

Revues de presse médicales, médecine, SANTE, santé, liens, médecins Sitemap