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Médecine & Santé
Nouvel espoir pour le traitement des attaques du cerveau
Le blocage de deux molécules-clé, qui déclenchent la mort des neurones, permettrait de réduire de façon spectaculaire les destructions nerveuses consécutives à une attaque cérébrale et d'en prévenir ainsi les séquelles, selon une étude germano-espagnole sur des souris. L'attaque cérébrale, un accident vasculaire, qui supprime ou réduit l'apport sanguin dans une partie du cerveau est la troisième cause la plus commune de décès dans les pays occidentaux et constitue une source d'handicaps sévères, comme la paralysie de la moitié du corps ou hémiplégie, la perte de la parole. Les interventions pour rétablir rapidement le flux sanguin ont réduit le phénomène de mort des cellules nerveuses privées d'oxygène, dû à un mécanisme de suicide des cellules, dénommé "apoptose". Après l'accident vasculaire, deux molécules, des récepteurs, le TNFR1 et le CD95, situés sur les membranes des neurones et d'autres cellules du tissu nerveux, se trouvent activées et déclenchent l'auto-destuction. L'activation de ces deux récepteurs est un "mécanisme majeur" des destructions cellulaires consécutives à l'attaque cérébrale, montrent les chercheurs dans le mensuel "Cell Death et Differentiation" du groupe des publications Nature. Ce travail a été conduit par une équipe allemande, dirigée par le Dr Martin-Villalba de l'université d'Heidelberg en collaboration avec le centre national de biotechnologie de Madrid. Les chercheurs ont d'abord montré que des souris génétiquement déficientes, qui ne fabriquent pas les molécules susceptibles d'activer ces récepteurs, sont remarquablement résistantes aux détériorations induites par une attaque. Contrairement aux souris normales qui sont toutes mortes après le déclenchement d'une attaque, toutes les souris génétiquement déficientes ont survécu. Les chercheurs ont également montré qu'en bloquant chez des rongeurs normaux, les circuits conduisant à la mort cellulaire, le nombre de neurones détruits pouvait être réduit ainsi que les dommages provoqués par l'accident vasculaire cérébral artificiellement déclenché. Ces observations suggèrent une nouvelle approche pour le traitement des attaques chez l'homme consistant à obtenir une inhibition des deux récepteurs, selon les chercheurs. Les résultats d'une application clinique à l'homme de cette "importante étude" sont attendus avec impatience, note le mensuel.
AFP :
http://www.larecherche.fr/afp/nlirc83y.html
Cell Death et Differentiation :
http://www.naturesj.com/cdd/
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Cancer la prévention est dans l’ assiette
La conférence européenne " nutrition et cancer " s’ouvre aujourd'hui à Lyon. Depuis ce matin, près de cinq cents chercheurs européens sont réunis au palais des congrès de Lyon pour la conférence européenne " Nutrition et cancer ". Dès hier, ils ont livré les résultats préliminaires, de l'étude européenne EPIC entreprise depuis 1992 sur 500 000 personnes dans dix pays différents. Des résultats qui viennent confirmer les pistes que l'on pressentait sur les rôles des différents aliments. Ainsi, les fruits et légumes ont bien un rôle protecteur et réduisent l'incidence des cancers du côlon, du rectum et des voies aérodigestives supérieures mais sont sans effet pour les cancers du poumon et de l'estomac. On estime qu'une consommation de fruits et légumes quotidienne de 500 grammes ou plus est suffisante pour réduire, de 50 % l'incidence des cancers des voies aérodigestives supérieures. Les charcuteries augmentent le risque de cancer du côlon tandis que le poisson diminue noblement les risques pour ce même cancer. Il suffit d'en manger 60 à 80 grammes par jour pour voir les risques augmenter de 60%. Contrairement à ce que l'on pensait, la consommation de viande rouge n'apparaît pas pour le moment associé au développement un cancer côlon ou du rectum. La viande rouge reste cependant suspecte en matière de cancer de estomac et des voies aérodigestives supérieures.
La volaille n'a quant à elle aucun effet remarquable pour instant, ni dans un sens ni dans l'autre. On ne possède pas non plus d'éléments, pour ou contre les produits laitiers dans l'immédiat. " EPIC " vient enfin confirmer le fait qu'une forte consommation d'alcool et de tabac aggrave les risques en matière de cancer des voies aérodigestives supérieures sans parler des poumons. Ainsi fumer plus d'un paquet de cigarettes par jour multiplie par huit le risque de contracter l'un de ces cancers. Boire 75 cl de vin par jour (soit 60 grammes d'éthanol) multiplie ce même risque par neuf. La combinaison de ces deux consommations aura quant à elle un effet multiplicateur évalué à cinquante. Cette étude doit se prolonger jusqu'en 2009 si les chercheurs parviennent à trouver les six millions d'euros annuels qui leur sont nécessaires, dont deux seulement sont fournis par 1'Union européenne. Des difficultés de financement jugées anormales- par la communauté scientifique d’autant que les informations attendues seront de plus en plus précieuses : " c'est une mine d'or, estime le coordinateur M. Ello Riboli du CIRC, qui pourra être exploitée longtemps car c'est lorsque la population vieillit qu'elle fabrique le plus de cancers. Elle sera donc encore plus intéressante dans les années à venir "
Au départ de l'étude en 1992, des stocks d'ADN ont été constitués qui permettront, avec l'évolution de la génétique, de recueillir des renseignements intéressants. Dans l'immédiat, les chercheurs confirment pour les pays 9 qui voudraient mener une politique de prévention, qu'il est vraiment important de lutter contre l'obésité et le surpoids qui constituent des facteurs de risques importants en matière de cancer, mais ils se gardent bien de livrer des prescriptions en matière diététique : " Il faut être sûr de ce que l'on dit car les conséquences peuvent être lourdes sur le plan économique. Les deux grands pôles de prévention restent la recherche des facteurs cancérigènes et la détection précoce des cancers. Car ce n'est évidemment pas parce que l'on aura pris toutes les précautions en matière alimentaire que nous n'aurons pas de cancer. "
Progrés :
http://www.leprogres.fr/
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Un appareil pour mieux diagnostiquer les cancers
Un nouvel appareil produisant simultanément des images anatomiques du corps et une analyse de son fonctionnement devrait permettre aux médecins de mieux visualiser les cancers et de les traiter plus efficacement, a annoncé vendredi son fabriquant, la société américaine General Electric Medical Systems. Présenté comme une "avancée capitale", le nouvel appareil, baptisé Discovery LS, associe deux techniques : le scanner et le tomographe à émission de positons (TEP). Son fonctionnement peut être comparé à celui d'une carte météo animée : le tomographe met en évidence les précipitations et leurs déplacements, tandis que le scanner représente la carte géographique permettant de les situer. En fusionnant en une seule image les informations en provenance des deux systèmes, le Discovery LS fournit au corps médical le moyen de pouvoir en apprendre davantage sur l'étendue et la localisation du cancer et, en cas de tumeur déjà existante, les aide à cibler les traitements et à évaluer leur efficacité. Autre avantage, le passage du patient dans l'appareil, unique, dure 30 minutes et lui évite la durée, le coût et l'angoisse liés à la multiplication des examens. Le Pr Gustav von Schulthess, directeur de la division de Médecine Nucléaire au CHU de Zurich (Suisse), est l'un des premiers médecins à avoir utilisé ce dispositif. Selon lui, "il s'agit peut-être de l'avancée la plus importante de ces 20 dernières années en matière de détection et de diagnostic du cancer". "Sur la centaine de patients atteints d'un cancer examinés à l'Hôpital Universitaire avec le Discovery LS, nous avons pu constater 60 % d'amélioration de notre capacité à localiser exactement une tumeur dans l'organisme et l'assurance que nous avons dans la caractérisation de la lésion a progressé de 40 %", a-t-il indiqué à l'occasion de la présentation de cet appareil. Déjà utilisé aux Etats-Unis, en Suisse et en Israël, le Discovery coûte 2, 7 millions de dollars contre deux pour un TEP et un million de dollars pour un scanner. Le parc français compte actuellement plus de 400 scanners et seulement 8 TEP dont deux à Paris, à Tenon et au Val-de-Grâce. Environ 60 exemplaires de cet appareil - dont il existe seulement un prototype en activité à Rennes - ont déjà été commandés à GE.
AFP :
http://www.larecherche.fr/actu/n.pudic8uz.html
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Maladie d'Alzheimer : attention aux facteurs de risque vasculaire
Bien que n'étant pas à son origine, certains facteurs de risques sont susceptibles de favoriser la survenue de la maladie d'Alzheimer. C'est le cas de certains facteurs de risques cardio-vasculaires en milieu et fin de vie : c'est ce que prouve une étude finlandaise. Publiée dans le "British Medical Journal", cette étude a été réalisée par des neurologues finlandais. Ils ont recruté près de 1500 personnes âgées de 65 à 79 ans et les ont suivies pendant onze à vingt-six ans. Au cours des observations, ils ont relevé certains critères dont des facteurs de risques cardio-vasculaires comme la tension artérielle ou la cholestérolémie. L'examen clinique s'attachait également à rechercher l'apparition d'une démence. Cette dernière a été retrouvée chez 57 sujets, mais seuls 48 cas correspondaient à une maladie d'Alzheimer. De savants calculs statistiques ont permis de conclure que le risque de survenue d'une maladie d'Alzheimer était plus important chez les sujets ayant une hypercholestérolémie et une hypertension artérielle systolique en milieu de vie. Cette notion d'association entre facteurs de risques vasculaires et maladie d'Alzheimer n'est pas nouvelle, mais elle n'était démontrée jusqu'à présent que pour la pression artérielle diastolique. Identifier clairement les facteurs de risques favorisant ou accélérant l'apparition d'une maladie d'Alzheimer est important : les prendre en charge efficacement est alors un moyen de retarder l'apparition de cette démence.
BMJ :
http://www.bmj.org/cgi/content/abstract/322/7300/1447 ?
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