PENSEE D’UNE MANIFESTANTE DE L’HOPITAL DE XXX
jeudi 14 février 2002
(ce n'est certes pas du Musset - plutôt de l'énergique style militant façon les Lipp ou la CGT...)
"ON" me dit en préambule :
Bonjour Voici un Texte qui traduit parfaitement l'état d'esprit de l'écrasante Majorité du Personnel soignant des Hôpitaux à qui Mme GUIGOU Veut imposer le Passage des 35 Heures. Cette grève qui perdure depuis plusieurs semaines, est volontairement occultée , car les personnels sont systématiquement réquisitionnés , ce qui est une technique bien connue des régimes totalitaires ou dictatoriaux pour faire obstacle au droit de grève.
Ce 31 Janvier, à Paris nous étions montés,
Des 35 heures, nous voulions reparler.
Ce 31 Janvier, à Paris nous étions des milliers.
Rappelles toi, meilleures conditions de travail on nous avait juré,
Meilleure qualité de service pour les usagers, vie de famille améliorée,
On nous avait même dit : taux de chômage diminué,
Dialogue social renforcé ... on avait dû mal écouter !
45 000 emplois on nous promet, combien seront réellement créés ?
Combien de personnel déjà manquait ?
Combien de contractuel à titulariser ?
Combien de retraités à remplacer ?
Tu vois, peu de chômeurs seront conviés.
Et pourtant, ils sont des milliers !
C’est pourquoi, nous on veut refuser : pénibilité, services fermés
Charge de travail augmenté donc malade moins bien soigné,
Congés “ épargnés ”, acquis sociaux supprimés.
Dis-moi, quand l’hôpital sera disloqué.
Tu la vois comment ta santé, dans les cliniques privées ?
Tu vois, c’est pour ça qu’a Paris on était des milliers.
Mais toit CRS tes ordres tu as bien écouté
Et si prés de nous ils t’avaient placé...
C’est vrai, nous étions des milliers,
Mais nous n’avons rien brûlé, pas de vitrine cassée.
Si quelques œufs, tout frais et d’éosine nous t’avons aspergé
Pourquoi si prés de nous t’avaient il planté ?
Et pourtant la vraie violence tu connais
Et pourtant, on t’à déjà vu ne pas broncher
C’est vrai, les mêmes ordres n’avaient pas été donnés
Je pensais, laissons-les, ils ne font que leur métier
Mais toi, tu avais envie de jouer
Alors les gorges ont brûlé, les yeux ont pleuré
Et quand tu as chargé, quand tu as matraqué
Là, voisin, tu m’a écoeuré.
Pourtant toi aussi, il n’y a pas longtemps, tu revendiquais !
Hé casqué ! Ne les avais tu pas remarquées
Ces blouses blanches, qui ta femme avaient assistée,
quand un dimanche, sans toi, la vie elle donnait ?
Hé casqué ! Ne comprenais tu pas, quand mes collègues tu frappais
que le bras de ton petit, ils avaient peut être réparé .
Un jour où toi, au fond d’un car tu étais consigné ?
Mais pourquoi de tels ordres t’avait-on donnés ! ? !
Méfies-toi, mes yeux tu as trop fait pleurer
de moi, tu as chassé la douce, l’enjouée.
Tu as énervé l’autre, la déterminée.
Tu vois, personne n’y a gagné !
Alors fin Février à Paris, je remonterai
En vus, en métro, en TGV
Et c’est certain, nous serons encore des milliers !
Mois je pense qu’il voudra mieux t’ignorer
Nos slogans, les chanter, les danser en reggae
Mais si nous sommes sages, passerons-nous à la télé ?
Mais si nous sommes sages, serons-nous écoutés ?
Même si nous sommes des dizaines de milliers ! ? !
Quelle honte de devoir, pour défendre ses idées
Hésiter entre la violence et le respect !
Alors fin Février à toi aussi je penserai
Car c’est le doit à la santé pour tout qu’on veut sauver
Espérons qu’ils ne vont pas te demander de tirer ?
Alors fin Février, avec mes copains, j’irais aussi crier
Pour qu’enfin, les hospitaliers ne soient plus ignorés
Pour qu’enfin, les 35 heures soient renégociées
Et alors, ce jour là, de joie, je veux bien pleurer !
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