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Les secrets de la jeunesse éternelle, de la bonne santé et de la forme du Sénateur

dimanche 17 février 2002, par Tregouet


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Médecine & Santé
- Une thérapie génique contre le cancer du colon
- Le vaccin anti-grippal préviendrait les AVC
- Accidents vasculaires cérébraux : un espoir de traitement
- Crise cardiaque : un test sanguin pour détecter les personnes à risque
- Des substituts du sang bientôt disponibles
- Découverte d'une nouvelle molécule dans des cellules de la rétine
- L'hépatite C, une maladie que l'on peut guérir
- L'activité intellectuelle réduit les risques de maladie d'Alzheimer

Une thérapie génique contre le cancer du colon Selon une étude récente, l'injection de cellules cancéreuses porteuses d'un gène suicide est capable d'entraîner une réponse antitumorale systémique dans un modèle de cancer du colon métastatique chez le rat. Ces travaux ouvrent une nouvelle voie vers l'inhibition du développement des métastases. La thérapie génique par insertion d'un gène suicide repose sur l'introduction dans des cellules cancéreuses d'un gène qui code une enzyme capable de convertir une molécule non toxique en un produit toxique. C'est le cas du gène de la cytosine déaminase (CD) de Escherichia coli : cette enzyme transforme la 5-fluorocytosine en 5-fluorouracile (5-FU). Une approche dérivée consiste à injecter des cellules cancéreuses qui expriment la CD. Dans un article paru dans la revue Gut, des chercheurs français montrent que cette approche peut induire une réponse antitumorale systémique et qu'elle pourrait être utile contre le développement et la dissémination des métastases d'un cancer du colon. Pierrefite-Carle et al. ont greffé des cellules de carcinome du colon sur le foie de rats, mimant ainsi des métastases hépatiques. Parallèlement, d'autres cellules de la même lignée ont été modifiées de façon à recevoir le gène CD. Les rats avec les métastases expérimentales ont reçu une injection de cellules de carcinome exprimant CD selon deux protocoles. Dans le premier protocole, ces cellules étaient injectées directement sur le site des métastases hépatiques. Pour le deuxième protocole, les cellules exprimant la CD étaient injectées à distance en sous cutané. Les animaux recevaient ensuite de la 5 fluorocytosine qui allait être métabolisée en 5-FU par la CD. Ces deux protocoles d'injection ont conduit à une réduction de 70 % du volume des métastases initiales et ont évité leur dissémination. Cette étude confirme que cette "vaccination basée sur le suicide cellulaire" induit la régression des tumeurs à distance. Cet effet est du à la stimulation du système immunitaire durant la régression (en présence de 5-FU) des cellules cancéreuses qui expriment la CD. L'approche employée permet de toucher des tumeurs distantes du site d'injection et elle présente donc un intérêt tout particulier pour lutter "contre le développement et la dissémination du carcinome du colon métastatique", concluent les auteurs.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/Default.asp

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Le vaccin anti-grippal préviendrait les AVC La vaccination contre la grippe protégerait contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Notamment par une réduction du risque de surinfection lié à la grippe et à ses complications. Un neurologue français, le Dr Pierre Amarenco de l'université Denis Diderot à Paris, a interrogé 270 patients sur leur statut vaccinal. Parmi eux, 90 avaient été hospitalisés pour un AVC. Les 180 autres constituaient le groupe contrôle. La proportion des sujets qui avaient été vaccinés durant la campagne vaccinale de l'année en cours s'est avérée plus faible parmi ceux qui avaient souffert d'un AVC que dans le groupe contrôle : 47% au lieu de 60%. Cette différence s'est également retrouvée chez les patients vaccinés au cours des cinq dernières années, avec 41% contre 56%. Les auteurs avancent deux explications à cela. D'une part, la vaccination contre la grippe réduirait le risque d'accident vasculaire cérébral en diminuant le risque infectieux. D'autre part le groupe vacciné correspondrait à des sujets dont le mode de vie serait lié à un meilleur contrôle des facteurs de risque de l'AVC.

American Heart Association, 1-02-2002 : http://www.americanheart.org/presenter.jhtml ?identifier=3000472

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Accidents vasculaires cérébraux : un espoir de traitement Un espoir dans le traitement de l'accident vasculaire cérébral (AVC) : une nouvelle étude américaine souligne l'efficacité des médicaments neuroprotecteurs jusqu'alors décevants sur cette affection qui représente la première cause de handicap chez l'adulte. L'AVC est dû à l'obstruction d'une artère cérébrale par un caillot de sang, affamant les cellules cérébrales situées à proximité. Les cellules sur le point de mourir sécrètent de grandes quantités de glutamate et d'autres substances chimiques, qui empoisonnent les cellules qui les entourent. L'objectif des médicaments neuroprotecteurs est de s'opposer à ces réactions chimiques. Partout dans le monde, la recherche sur ces produits est restée frustrante. Plus de 50 d'entre eux ont donné des résultats encourageants chez l'animal, mais tous ont échoué lors de l'expérimentation sur l'homme. ''Des millions de dollars ont été dépensés dans ce secteur de la recherche, et nous ne disposions pas de résultats positifs. Aujourd'hui, nous avons de bonnes nouvelles'', a déclaré le Dr Philip Gorelik, directeur de recherche sur l'AVC au Centre médical presbytérien St Luke à Chicago. Deux études présentées cette semaine au Congrès de l'association américaine de l'AVC à San Antonio, au Texas, font apparaître que la citicoline, un neuroprotecteur, diminue la sévérité de l'accident vasculaire cérébral. La citicoline, comme d'autres médicaments neuroprotecteurs, permet de prévenir une chaîne de réaction chimique aux conséquences graves qui favorise la progression de l'AVC dans les jours qui suivent l'accident. Pour l'instant, les médecins ne peuvent pas faire grand chose dans les heures qui suivent l'accident. Le seul médicament qui agisse est le TPA, un anticoagulant, mais seules 2% des victimes en bénéficient chaquée année. Les autres présentent soit d'autres complications, soit sont prises en charge trop tardivement, faute d'être tranportées à temps à l'hôpital. On estime que 700.000 personnes sont victimes d'AVC chaque année aux Etats-Unis, et 130.000 en France. Pour arriver à cette conclusion, le Dr Steven Warach, directeur de la thérapeutique de l'AVC à l'Institut national des troubles neurologiques (NINDS), a réuni les résultats de deux études qui utilisent la résonance magnétique nucléaire, l'IRM, un scanner perfectionné. Ces travaux incluent 214 personnes réparties en trois groupes : la moitié a reçu un placebo, l'autre moitié 500 mg ou 2 grammes de citicoline. Dans le groupe placebo, la taille de l'AVC a augmenté de 85%, 12 semaines après l'accident. En revanche, la taille n'a augmenté que de 34% chez les personnes prenant des doses de 500 mg de citicoline, et seulement de 2% chez celles prenant la dose la plus forte.

AP : http://fr.news.yahoo.com/020208/5/2h9x0.html

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Crise cardiaque : un test sanguin pour détecter les personnes à risque Un essai clinique est en cours au "Cardiothoracic Centre" de Liverpool pour un test sanguin permettant de détecter les personnes les plus a risque de faire une crise cardiaque. L'essai devrait inclure 2500 patients et les résultats seront connus dans deux ans. Le but de ce test est de déterminer quelles sont les personnes a faire passer en priorité sur la table d'opération pour un pontage coronarien. Les responsables de l'essai espèrent pouvoir détecter les personnes ayant entre 3 et 5 fois plus de risques d'avoir une crise. Le test est fonde sur la détection de la "c-reactive protein", une protéine généralement associée a l'inflammation des tissus dans l'organisme. Sa concentration peut être élevée dans le cas d'infections chroniques. Ce type d'inflammation est considéré par certains médecins comme un facteur contribuant a endommager les vaisseaux cardiaques. La c-reactive protein étudiée dans ce test fixe plus particulièrement le cholestérol, un autre facteur de risque des maladies cardio-vasculaires.

BBC News 9/01/02 : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/default.stm

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Des substituts du sang bientôt disponibles Publié dans le dernier numéro de Science, un article résume l'état actuel des recherches concernant les substituts du sang. Globalement, deux types de produits font l'objet de travaux. Le premier repose sur l'utilisation d'une forme synthétique de l'hémoglobine capable de véhiculer l'oxygène. Hélas, cette forme d'hémoglobine est facilement dissoute par les reins et son efficacité reste limitée. Quant aux perfluorocarbones qui constituent le second type de substituts du sang, ils véhiculent moins bien l'oxygène que le produit à base d'hémoglobine. En revanche, l'absence de protéines humaines ou animales permet leur utilisation chez des personnes dont la religion interdit les transfusions sanguines. A terme, ces deux types de produits devraient pallier le manque chronique de sang pour les transfusions. En outre, comme ils n'exigent pas les mêmes conditions de conservation que le sang et ne possèdent pas d'antigènes caractéristiques des types sanguins, ils pourront être administrés à tout patient qui en a besoin.

USAT 08/02/02 : http://www.usatoday.com/news/healthscience/science/aaas/-blood.htm

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Découverte d'une nouvelles molécule dans des cellules de la rétine Des travaux menés indépendamment sur une espèce de grenouille d'Afrique et sur des souris aveugles amènent aujourd'hui les scientifiques à modifier leur conception, vieille d'un siècle, du fonctionnement de la vision chez les êtres vivants. Un chercheur de l'Uniformed Services University de Bethesda (Maryland) vient en effet de découvrir dans la peau de certaines grenouilles une molécule sensible à la moindre variation de la lumière. Baptisée "melanospin", cette molécule est une protéine capable de convertir les photons en signaux électrochimiques. De leur côté, des chercheurs de l'Imperial College de Londres, de la Harvard Medical School et de Brown University avaient constaté précédemment que des souris aveugles, tout comme certains êtres humains privés de la vue, pouvaient régler leur horloge biologique sans l'aide des cônes et des bâtonnets de la rétine. Lancée pour trouver le melanospin dans les bases de données génétiques existantes, une recherche vient de révéler la présence d'infimes quantités de cette protéine dans des cellules de la rétine, qui plus est associées au noyau suprachiasmatique responsable du réglage de l'horloge biologique.

NYT 08/02/02 : http://www.nytimes.com/2002/02/08/health/08CLOC.html

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L'hépatite C, une maladie que l'on peut guérir Enjeu majeur de santé publique, l'infection par le virus de l'hépatite-C touche près de 3% de la population mondiale et 1% de la population française. Maladie potentiellement grave par son risque d'évolution vers une maladie sévère du foie, la cirrhose, l'hépatite-C bénéficie aujourd'hui de traitements efficaces, quoique souvent mal tolérés. Le virus de l'hépatite-C (VHC) se transmet essentiellement par contact du sang d'une personne infectée avec celui d'une personne indemne, ou par le contact des muqueuses avec un objet souillé par du sang infecté. Après contamination, ''l'hépatite aigue C passe le plus souvent totalement inaperçue'', indique le Dr Yves Benhamou, de l'Hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Dans les 70 à 80% des cas restants, c'est l'hépatite chronique C'', a-t-il ajouté. De10 à 20% des personnes ayant une hépatite chronique C ont un risque de présenter une cirrhose après 10 ans d'évolution. La cirrhose, qui fait toute la gravité de la maladie, expose les personnes à des complications telles que les hémorragies digestives, un dysfonctionnement grave du foie et surtout, au cancer du foie dont le risque est estimé à 20% après 20 à 30 ans d'évolution de la cirrhose. D'où l'insistance des pouvoirs publics à inciter la population à risque au dépistage. En règle générale, cette simple prise de sang est conseillée à toutes les personnes qui ont pu être exposées au VHC, notamment aux usagers de drogues par voie intraveineuse, aux personnes ayant été transfusées avant 1991 et à celles ayant subi des examens médicaux nécessitant l'utilisation de matériel médical. Des cas ont été retrouvés aussi chez des personnes tatouées ou adeptes du piercing. Après confirmation du diagnostic par une technique d'amplification génétique (PCR), ''les patients doivent être informés des précautions à prendre. Il leur est notamment vivement conseillé de stopper totalement leur consommation d'alcool, source d'évolution rapide vers la cirrhose'', a rappelé le Dr Benhamou, tout en se félicitant qu'on puisse ''guérir de cette maladie''. Face à un tel diagnostic, ''le patient doit être accompagné et bénéficier d'un soutien psychologique''. Toutefois, avant de proposer un traitement, il est le plus souvent utile de connaître l'importance de l'atteinte du foie. C'est dans cette optique qu'une biopsie hépatique est proposée, un examen ''redouté par les patients''. La mise au point récente d'un test (fibrotest) associant un dosage sanguin de cinq protéines pourrait permettre d'éviter une fois sur deux cette biopsie hépatique. Ce début de siècle a été marqué par des progrès majeurs dans le traitement de l'hépatite-C : au stade aigu de l'infection, ''l'interféron permet d'espérer jusqu'à 98% d'éradication virale durable'', a indiqué le Pr Stanislas Pol, hépatologue à l'Hôpital Necker à Paris. ''On peut presque guérir toutes les hépatites aigues''. Au stade d'infection chronique, les différents traitements utilisant l'interféron pégylé (interféron retard) en association avec un antiviral, la ribavirine, montrent un bénéfice réel. ''Le virus est éradiqué de façon durable, jusque dans 80% des cas dans certaines formes virales'', a souligné le Pr Pol, qui a toutefois insisté sur la sévérité de certains effets secondaires (dépression, délire, agitation, suicides, homicides) nécessitant l'arrêt du traitement. ''Dix pour cent des malades arrêtent leur traitement au cours des six premiers mois, et 20% au cours de l'année''. Au stade de cirrhose, une réversibilité de la cirrhose, efficace et durable, a aussi été constatée chez 15 à 45% des cirrhotiques traités par ces deux médicaments. L'avenir proche sera marqué par le développement de nouvelles stratégies antivirales incluant des inhibiteurs de protéases, de nouveaux analogues nucléosidiques mais aussi la vaccinothérapie spécifique dont les premiers essais débutent. Parallèlement à ces stratégies antivirales, des stratégies antifibrosantes permettent d'espérer, même en l'absence d'efficacité antivirale durable, de stabiliser ou mieux de diminuer la fibrose.

AP : http://fr.news.yahoo.com/020207/5/2h83x.html

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L'activité intellectuelle réduit les risques de maladie d'Alzheimer La participation fréquente à des activités stimulant les fonctions cérébrales réduit les risques de développer la maladie d'Alzheimer, selon une étude à paraître mercredi dans la revue américaine The Journal of the American Medical Association (JAMA). Une personne qui se livre à des activités intellectuellement stimulantes réduit de 47% ses risques d'être atteinte de la maladie d'Alzheimer, selon les résultats de l'étude menée sur 801 personnes âgées de plus de 65 ans, par Robert Wilson et ses collègues du Rush Alzheimer's Disease Center de Chicago. Les participants ont été suivis entre janvier 1994 et juillet 2001. Le groupe était composé de religieux répartis sur l'ensemble des Etats-Unis. Parmi les activités figuraient notamment la lecture, les mots croisés, les jeux de cartes et la visite de musées. Tous les participants ont accepté de faire don de leur cerveau à la recherche, ce qui devrait permettre aux auteurs de l'étude d'en apprendre davantage sur la corrélation entre activité cérébrale et déclin des fonctions intellectuelles.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/issues/v287n6/ffull/jtw20002.html

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