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MÉDECINE & SANTÉ - REVUE DE PRESSE DU SÉNATEUR

dimanche 14 octobre 2001, par Tregouet


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Médecine & Santé Cancer : une nouvelle cible moléculaire prometteuse, le signal TGF bêta Une protéine pour soigner les maladies cardio-vasculaires L’hypothermie rapide après un arrêt cardiaque serait souhaitable Le coeur artificiel qui marche Deux molécules dérivées de plantes seraient des agents neuroprotecteurs Mortalité par AVC aux Etats-Unis : une baisse accompagnée de disparités inexpliquées Des traces de drogue chez de nombreux jeunes accidentés de la route Un système permettant un diagnostic a distance Un portail européen pour les sciences de la vie

Cancer : une nouvelle cible moléculaire prometteuse, le signal TGF bêta Bien que les cellules cancéreuses expriment des antigènes immunologiquement étrangers à l'organisme et qu'elles devraient, dès lors, être reconnues et détruites par le système immunitaire, la majorité des tumeurs échappe à la destruction par le système immunitaire. Pourquoi la réponse immunitaire antitumorale est-elle aussi inefficace ? Divers mécanismes ont été suggérés. L'un d'eux pourrait être lié au TGF bêta (Transforming Growth Factor), une cytokine présente dans la zone tumorale, qui exerce des effets suppresseurs sur le système immunitaire.

Cette cytokine est produite soit directement par la tumeur, soit par les cellules non cancéreuses voisines en réponse à la tumeur.Deux chercheurs, Gorelik et Flavell, de la Yale University (New Haven, Connecticut), démontrent maintenant que ce mécanisme joue un rôle important. Les chercheurs ont utilisé des souris transgéniques dont les cellules T sont insensibles au signal TGF bêta. Ces souris expriment en effet le récepteur TGF bêta de type II dominant négatif (dnTGF RII) dans les cellules TCD4+ et TCD8+, ce qui rend les deux sous-groupes de cellules T insensibles au signal du TGF bêta, par faute de récepteur fonctionnel. Les chercheurs ont d'abord montré que le blocage du signal TGF bêta protège les souris contre l'inoculation de cellules cancéreuses. En effet, lorsque les souris transgéniques privées du signal TGF bêta sur les cellules T sont inoculées avec des cellules cancéreuses (de thymome ou de mélanome métastatique), elles se débarrassent des cellules malignes et ne développent pas de tumeur, contrairement aux souris témoins.

Ces souris transgéniques, après l'inoculation, présentent une puissante activité cytolytique (CTL) antitumorale, avec expansion plus robuste des cellules TCD8+ antitumorales, par rapport aux souris témoins. Les chercheurs ont découvert, en privant les souris transgéniques des cellules TCD4+ ou TCD8+, que c'est principalement la résistance des cellules TCD8+ au signal TGF bêta qui permet de générer une immunité capable d'éradiquer la tumeur, même si le rejet de la tumeur requiert les deux sous-groupes de cellules T. Les chercheurs ont aussi cherché à savoir si le blocage du signal TGF bêta pourrait être un traitement efficace contre des tumeurs déjà établies, cela uniquement contre des tumeurs transplantées. Ils ont injecté des cellules tumorales à des souris, puis leur ont administré des cellules T insensibles au signal TGF bêta (cellules T transgéniques). Les souris sont protégées contre la croissance tumorale lorsque l'administration des cellules T transgéniques survient trois jours après l'inoculation, mais pas sept jours après. Il existe donc une fenêtre durant laquelle le traitement est efficace. Il reste à confirmer l'efficacité contre des tumeurs qui émergent chez l'animal de façon endogène, observent les chercheurs. « Cette stratégie de blocage du signal TGF bêta dans les cellules immunitaires, seule ou en association avec les thérapies immunomodulatrices, pourrait, par conséquent, être bénéfique dans le traitement de nombreux types de cancers », concluent les chercheurs.

Quotimed : http://www.quotimed.com/information/index.cfm ?

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Une protéine pour soigner les maladies cardio-vasculaires Les scientifiques de l'Institut Pasteur de Lille, en France, et leurs collègues américains ont identifié l'alipoprotéine A.V., en comparant les séquences des génomes de l'homme et de la souris. L'alipoprotéine A.V. est fabriquée par un gène situé sur le chromosome 11. Les graisses sont transportées dans le sang sous forme de lipoprotéines, mélange de gras et de protéines. Après avoir réalisé divers expériences sur des rongeurs, les chercheurs ont constaté que, chez l'homme, l'expression de l'alipoprotéine A.V. correspond à une baisse des triglycérides dans le sang. Les triglycérides sont une variété de lipides, c'est-à-dire de corps gras appelés glycérides. Ils sont principalement constitués d'acides gras venant de l'alimentation. Ces graisses sont présentes dans le sang et dans les tissus graisseux. Chimiquement, les triglycérides sont composés de trois molécules d'acides gras reliées à une molécule de glycérol. Une concentration de triglycérides trop élevée est un facteur de risque cardio-vasculaire, tout comme un excès de cholestérol. Les maladies cardio-vasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité dans les pays développés. Cette découverte, parue dans la revue Science du mois d'octobre, permettra aux chercheurs d'élaborer de nouveaux traitements pour les maladies cardio-vasculaires.

Sciences du 5-10-2001 : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/294/5540/169

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L’hypothermie rapide après un arrêt cardiaque serait souhaitable Selon une étude américaine, le refroidissement corporel des personnes venant de subir un arrêt cardiaque serait possible et souhaitable afin de minimiser les complications neurologiques si les procédures étaient plus rapides et mieux contrôlées. Selon les auteurs de l’étude, qui paraît dans la revue Circulation, aucun traitement neuroprotecteur valable n’existe aujourd’hui pour palier aux lésions cérébrales de type ischémique consécutives à un arrêt cardiaque. Dans des études réalisées chez l’animal, l’hypothermie provoquée réduit considérablement ces lésions. Les auteurs ont mis au point une méthode de refroidissement modéré à l’aide de couvertures réfrigérantes placées autour du torse, des jambes et du pelvis de personnes venant de subir un arrêt cardiaque. Le but a été de descendre la température corporelle à +33°C en 120 minutes et de la maintenir ainsi pendant 24 heures. Les critères étaient le retour d’une circulation spontanées dans l’heure suivant l’arrêt cardiaque, une hypothermie atteinte en 90 minutes, un coma persistant et la disparition de troubles du rythme. Neufs patients ont bénéficié de ce traitement. Quatre d’entre eux ont survécu dont trois n’ont eu aucune complication neurologique. Le processus de refroidissement a duré en moyenne 301 minutes (entre 90 à 690 minutes). L’hypothermie a commencé chez les neufs patients au bout de 78 minutes en moyenne (entre 40 et 109 minutes). Le temps moyen de recouvrement de la circulation spontanée a été de 11 minutes (entre 3 et 30 minutes). « Le refroidissement modéré semble faisable et bénéfique si le temps pour amener à l’hypothermie est raccourci », a commenté J.C. Grotta, l’auteur principal de l’étude, car « la plupart du temps est perdu à obtenir le consentement de la famille pour réaliser l’hypothermie », a-t-il ajouté.

Circulation : http://circ.ahajournals.org/cgi/content/abstract/104/15/1799

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Le coeur artificiel qui marche Du nouveau sur l'homme au cœur artificiel de juillet dernier : deux mois après son opération, il a pu commencer à marcher dans le parc autour de l'hôpital. Et il n'est maintenant plus seul, puisqu'un deuxième homme s'est fait transplanter le même "modèle" de cœur le 13 septembre, et a pu commencer à respirer sans appareil dès le lendemain. Certes, les cœurs artificiels ne sont pas chose nouvelle. Mais au contraire des grandes machines du passé, ceux-ci sont les premiers à pouvoir être appelés "autonomes", puisqu'ils ne sont reliés à aucun fil extérieur. Le patient a une batterie d'une autonomie de 30 minutes implantée dans l'abdomen, rechargée au moyen d'une source extérieure. En d'autres termes, le patient a lui-même une autonomie de 30 minutes, après quoi il doit se "recharger". Autant Robert Tools, 59 ans -le patient de juillet- que Tom Christerson, 70 ans -celui du 13 septembre- étaient condamnés par leurs médecins. Leur espérance de vie, avant l'opération, ne dépassait pas 30 jours. Les deux opérations ont eu lieu à l'Hôpital juif de Louisville, Kentucky. Ceci dit, même leurs 30 minutes d'autonomie devront être soigneusement contrôlées. Les autorités de l'hôpital ont dressé une carte précise des réseaux électriques de la ville, afin de s'assurer qu'aucune interférence n'affecte le cœur d'un de leurs patients lorsqu'il prend sa marche "de santé".

ASP : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2000/cap0110018.html

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Deux molécules dérivées de plantes seraient des agents neuroprotecteurs Des chercheurs américains de San Francisco en Californie (EU) publient aujourd’hui leurs travaux dans la revue Proceedings of the National Academy of Science of the United States sur la capacité de deux molécules à réduire les dommages causés par un stress artificiel mimant ce qui se passe lors d’un AVC dans des cellules nerveuses de souris. La poly-ADP-Ribose Glycohydrolase ou PARG est une enzyme impliquée dans le processus de mort cellulaire intervenant lors d’un stress de la cellule tel qu’un AVC par exemple. « En tentant d’inhiber cette enzyme, nous pouvons protéger le cerveau de la destruction cellulaire en réaction au stress subi lors d’un AVC, du diabète, d’une inflammation ou d’une attaque cardiaque », a expliqué Raymond Swanson, auteur principal de la recherche. Les deux molécules testées lors de l’étude ont été deux molécules dérivées de plantes, nommées tanines : la gallotanine et la nobotanine B. Ces deux drogues étant connues pour inhiber PARG, les auteurs ont pensé qu’elles devaient prévenir la mort neuronale d’un stress oxydatif conduisant à la cassure de l’ADN lors d’un AVC. Les deux molécules ont été testées sur deux types cellulaires, les neurones et les astrocytes. Alors que ces cellules meurent pour 70% d’entre elles lors d’un traitement par le peroxyde, les deux inhibiteurs de la PARG ont réduit d’au moins 20% ce taux de mortalité.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp ?idp=1&idb=2554

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Mortalité par AVC aux Etats-Unis : une baisse accompagnée de disparités inexpliquées Des chercheurs américains publient dans la revue Stroke une grande enquête épidémiologique aux Etats-Unis sur 30 ans faisant apparaître que la mortalité due aux AVC est en baisse mais qu’elle souffre d’hétérogénéité selon la race et la région d’origine. Depuis une trentaine d’années, la mortalité par AVC a baissé aux Etats-Unis pour atteindre aujourd’hui un plateau. Il existe des disparités géographiques de cette mortalité avec notamment une région d’incidence forte, qui est appelée la ‘Stroke Belt’ (litt : ceinture d’AVC) située dans le sud-est du pays. Cette ceinture tend aujourd’hui à se déplacer. Les chercheurs ont regroupé les données épidémiologiques issues du centre national des statistiques de santé concernant les décès par AVC survenus entre 1968 et 1996. Les statistiques des taux de décès ont été calculées et ajustées d’après l’âge, la race, le sexe et la région d’origine des individus. Un modèle prédictif a été élaboré afin de décrire un profil des taux de mortalité tenant compte de tous ces paramètres.Les résultats ont montré que ce sont les hommes blancs qui ont vu leur taux de mortalité le plus baissé (de plus de 65%). La baisse est générale mais a tendance à être moins importante pour la population noire. Les auteurs admettent que ces différences dans le profil national des taux de mortalité due aux AVC restent inexpliquées.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp ?idp=1&idb=2541

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Des traces de drogue chez de nombreux jeunes accidentés de la route Bien avant que la mesure ne devienne réglementaire, des médecins de l'hôpital Jean-Verdier à Bondy, avaient réalisés, en 1996, une étude sur la présence de drogue dans les urines des jeunes accidentés de la route qui transitaient par le service des urgences de leur hôpital. Ces médecins avaient publié leurs résultats en 2000 dans une revue anglaise et s'étaient inquiétés des conclusions qu'on pouvait en tirer. Sachant qu'on peut retrouver des traces de certaines drogues jusqu'à 3 semaines après leur utilisation et qu'il est difficile de faire un lien entre les causes de l'accident et la présence de drogue dans les urines du conducteur, ils ont quand même démontré que sur 63 jeunes , entre 18 et 34 ans, ils avaient découvert des traces de cannabis dans 36% des cas, de cocaïne dans 12% des cas, de divers opiacés dans 8% des cas. Dans 24% des cas un cumul de 2 substances stupéfiantes ou plus était retrouvé et dans 17% des cas le cannabis était associé à une alcoolémie positive. Les mesures récemment prises en matière de dépistage systématique des drogues à la suite des accidents ayant entraîné un décès permettra d'étendre la population de l'étude et de vérifier ces premiers chiffres inquiétants.

Quotidien du Médecin : http://www.quotimed.com/information/index.cfm ?

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Un système permettant un diagnostic a distance Un groupe de recherche de l'université d'Ehime a développé un robot permettant un examen des patients a distance. Ce robot fonctionnant par ultrasons, permet l'acquisition d'images de l'intérieur de l'organisme. Il est place sur un châssis lui-même placé au dessus du patient allonge sur le dos. Il est fixé sur deux rails qui lui permettent de se déplacer entre les épaules et le bassin du patient. Le médecin peut ainsi visualiser les organes de la cavité abdominale et thoracique et diriger le robot a distance vers la partie du corps qu'il veut observer. Ce groupe de recherche a testé cet appareil en utilisant un réseau informatique entre Ehime et Nara. Durant ce test les médecins ont pu visualiser les mouvements du coeur d'un patient en direct. Le but est d'obtenir un robot complètement opérationnel dans les 3 ans a venir pour permettre un examen médical dans des populations isolées.

Be Japon : http://www.adit.fr

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Un portail européen pour les sciences de la vie La revue scientifique EMBO met en place un service sur Internet donnant accès à toutes les informations issues de la recherche en biologie. E-BioSci est un nouveau service pour l'information scientifique apparu sur Internet à l'initiative de la revue scientifique EMBO (European Molecular Biology Organization, Heidelberg). Partant du constat que l'information n'est plus seulement faite d'articles scientifiques mais que de grandes quantités de données sont stockées sous forme bases de données bibliographiques, banques de séquences biologiques et de matériel multimédia, "ce service propose un large éventail de combinaisons de recherche dans cette masse croissante d'informations" explique Frank Gannon, directeur exécutif d'EMBO. E-BioSci fédère dans cette tache sept partenaires européens dont le CINES (Centre Informatique National de l'Education Supérieure, Montpellier), l'INIST (Institut National pour l'Information Scientifique et Technique, Vandoeuvre-les-Nancy) pour la France et le DIMDI (Institut allemand pour l'information et la documentation médicale, Cologne) pour l'Allemagne. La commission européenne finance ce projet à hauteur de 2, 4 millions d'euros sur trois ans (Source : Ambassade de France en Allemagne).

E-BioSci : http://www.e-biosci.org/

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