Médecine & Santé
Première : les cellules-souches d'un patient implantées dans son myocarde
Des chirurgiens de Rostock (nord-est) ont affirmé le 20 juillet avoir réalisé une première mondiale en implantant dans le myocarde d'un patient victime d'un infarctus des cellules-souches issues de sa moelle osseuse. Ils espèrent ainsi que les tissus du coeur détruits par l'infarctus pourront se reconstituer, ce qu'aucune thérapie ne permet pour l'instant, a expliqué l'université de Rostock vendredi. La transplantation a eu lieu il y a deux semaines sans complications à la clinique universitaire de chirurgie de Rostock et le patient a pu quitter l'établissement, a précisé le directeur de la clinique, Pr. Gustav Steinhoff. Quant à savoir si les tissus détruits parviendront à se reformer grâce à l'opération, on ne le saura qu'au cours des prochains mois, après examens, a-t-il ajouté. Il faudra également s'assurer qu'un nombre suffisant de vaisseaux sanguins se sont constitués, a-t-il souligné. "En cas de succès, c'est une percée internationale", a relevé le spécialiste. L'université compte reproduire l'opération sur une vingtaine de patients en vue d'une étude sur l'effectivité et la sécurité de la méthode, qui implique d'isoler des cellules multipotentielles issues de la moelle osseuse et censées permettre d'éviter les rejets. La méthode avait déjà été validée avec succès sur des animaux. Des médecins américains du New York Medical College avaient injecté dans le coeur de souris victimes d'infarctus des cellules-souches prélevées dans leur moelle osseuse. Après neuf jours, tissus et vaisseaux sanguins s'étaient reformés dans le myocarde.
AFP : http://www.larecherche.fr/medecine/n.zjondg25.html
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Les cellules souches présentent un énorme potentiel thérapeutique Les cellules souches, en particulier celles provenant d'embryons humains, présentent un énorme potentiel pour le traitement de maladies aujourd'hui incurables, ce qui justifie de poursuivre les recherches sur leurs applications thérapeutiques, selon un rapport scientifique publié mercredi. "A ce jour, il est impossible de prédire quelles cellules souches correspondent aux besoins de la recherche fondamentale et des applications cliniques. Les réponses résident manifestement dans la poursuite des recherches", écrivent les auteurs de ce rapport publié par les Instituts nationaux de la santé (NIH), basés à Bethesda (Maryland, est). Intitulé "Cellules souches : progrès scientifiques et directions futures de la recherche", ce rapport de 222 pages, rédigé à la demande du secrétaire américain à la Santé, Tommy Thompson, dresse l'état de la recherche médicale thérapeutique dans le domaine novateur des cellules souches. "Il va nous falloir faire davantage de recherche fondamentale afin d'en apprendre plus sur ces cellules. Nous ne connaissons même pas aujourd'hui les différences qui existent entre les différentes lignées", a expliqué le directeur de la politique scientifique aux NIH, Lana Skirball, lors d'une téléconférence de presse. La publication de ce rapport intervient à l'occasion d'auditions publiques cette semaine au Sénat sur ce sujet et au milieu d'un intense débat public sur l'opportunité de financer par des fonds publics les recherches sur les cellules souches. Le président George W. Bush doit annoncer dans les prochaines semaines une décision à ce sujet. La question suscite une controverse aux Etats-Unis car l'extraction des cellules souches embryonnaires - jugées plus prometteuses que les cellules souches adultes - nécessitent la destruction d'embryons ou la récupération de foetus avortés. Or M. Bush a insisté sur le fait qu'en raison de ses convictions religieuses et anti-avortement, il n'autoriserait pas le financement public de recherches si celles-ci devaient entraîner "la destruction d'embryons humains". Les recherches sur les cellules souches animales ne sont pas suffisantes car les modèles ne sont pas transférables chez l'homme, a estimé Mme Skirball. "Pour conduire des recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, on doit détruire des embryons humains", a-t-elle dit. Une solution serait d'isoler les cellules souches présentes chez l'adulte et de mettre au point des traitements qu'à partir de ces dernières. Mais, a rappelé Mme Skirball, les recherches ont montré qu'à ce jour la pluripotence des cellules souches adultes, c'est-à-dire leur capacité à évoluer en n'importe quelle cellule spécialisée, n'a pas été démontrée. Les cellules souches embryonnaires restent donc à ce jour le meilleur espoir des scientifiques, a-t-elle conclu.
La Recherche : http://www.larecherche.fr/medecine/n.nmpkfzi0.html WP : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/AJul17.html Rapport du NIH : http://www.nih.gov/news/stemcell/scireport.htm
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Cancer de la prostate : un essai de thérapie génique Un premier essai clinique va etre lance au "Queen Elizabeth Hospital" par le "Cancer Research Centre" (CRC) de Birmingham pour traiter par thérapie génique des patients atteints de cancer de la prostate. Le vecteur adenoviral utilise contient la séquence codante de la nitroreductase, une enzyme capable de transformer en substance toxique un médicament dérive de la moutarde, le CB1954, développe au CRC. Dans une première phase, le vecteur sera administre a des patients qui doivent subir une ablation. près l'opération, les tissus seront analyses afin de vérifier la sécurité du procédé et de déterminer les quantités de vecteur a administrer. Dans une deuxième phase, les médecins veulent traiter des patients aux premiers stades de la maladie espérant ainsi leur épargner l'ablation de la prostate. L'essai est ouvert pour traiter 30 patients. En raison des risques de dissémination des vecteurs génétiquement modifies, les patients sous thérapie génique seront complètement isoles pendant environ 2 jours dans des chambres spéciales. Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes après le cancer du poumon, avec 21 000 cas chaque année en Grande-Bretagne. Il pourrait même passer en première position d'ici 2020 en raison de la diminution du nombre des fumeurs.
Daily Telegraph 27/06/01 : http://portal.telegraph.co.uk/health/main.jhtml ?xml=%2Fhealth%2F2001%2F06%2F25%2Fhzcom25.xml
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Un nouveau traitement contre le cancer Des scientifiques britanniques ont obtenu des résultats très encourageants en combinant un nouveau médicament, appelle Combretastatin, et de la radiothérapie. Dans les essais pré-cliniques sur des tumeurs humaines implantées chez la souris, les chercheurs du "Royal Free Hospital" de Londres ont observe 85% de rémission complète a 9 mois. La Combretastatin, qui a été découverte dans l'écorce des buissons d'osier africains, détruit les capillaires sanguins qui se forment pour alimenter la tumeur. Ce médicament est déjà donne, seul, pour traiter certains cancers. Mais contrairement a ce qui été observe chez la souris (95% de rémission, mais souvent suivi d'une rechute), la réponse n'a pas été très bonne chez l'homme. L'idée innovante dans ce traitement est de combiner ce médicament avec une nouvelle technique de radiothérapie, utilisant des anticorps sur lesquels sont accrochées des "têtes de missiles" radioactives. Le professeur Richard Begent, qui a mené l'étude, souhaite pouvoir commencer bientôt des essais cliniques chez l'homme. Si les essais sont concluants, le nouveau traitement pourrait etre accessible, pour traiter la majorité des cancers solides, d'ici 5 ans.
ST Royaume Uni : http://www.adit.fr
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Maladie d'Alzheimer : la recherche franchit 2 étapes importantes BBC : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1452000/1452295.stm BBC : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1446000/1446516.stm
Aprés avoir donné des résultats encourageants chez la souris, les premiers vaccins contre la maladie d'Alzheimer vont être essayé chez l'homme aux USA et en Grande Bretagne. Les essais préliminaires sur 100 patients américains et anglais ont montré que le vaccin était sûr et bien toléré chez l'homme . Les chercheurs du groupe pharmaceutique Elan, vont à présent tester le vaccin sur 375 patients à travers des USA et l'Europe. Cette deuxième étape montrera si le vaccin est capable de freiner ou stopper l'évolution de la maladie Alzheimer chez l'homme. Les chercheurs d'Elan, se disent " extrêmement satisfaits" des essais en phase une qui ont prouvé que le vaccin était bien toléré par les patients. ces essais ont également permis de mieux comprendre les mécanismes par lesquels le vaccin agit sur les plaques amyloïdes existantes et empêche l'apparition de plaques supplémentaires. Le vaccin testé utilise une forme synthétique de la protéine amyloïde naturelle, le composant principal des plaques qui caractérisent la maladie. Les chercheurs ont constaté que ce vaccin provoquait une réaction immunitaire qui entraînait la réduction des plaques amyloïdes qui sont attaquées par les cellules gliales.
Parallèlement à ces essais prometteurs, des chercheurs anglais du National hospital à Londres, ont développé une nouvelle technique de cartographie du cerveau leur permettant de mettre en évidence les prémices de la maladie d'Alzheimer et de suivre son évolution. Détecter les changements structuraux du cerveau avant même que les premiers symptômes apparaissent pourrait permettre le développement de stratégies thérapeutiques de prévention. Les scientifiques ont imaginer cette technique de cartographie du cerveau afin d'observer l'atrophie progressive (dégénérescence cellulaire) chez les patients présentant des signes précliniques. Ils ont mené une première étude chez quatre personnes atteintes avec signes avant-coureurs et porteuses de mutations génétiques identifiées. Ces personnes ont subi une série de scanner-RMN (résonance magnétique nucléaire) pendant cinq à huit ans. Tous ont développé la maladie. En outre, vingt individus avec un diagnostique probable d'Alzheimer et vingt autres participants contrôle ont, eux aussi, suivi cette série de RMN. Les médecins ont pu alors observer l'atrophie progressive dans des zones spécifiques du cerveau chez les patients soupçonnés, trois années avant même qu'ils ne présentent les premiers symptômes. Chez les malades avérés, l'atrophie s'est généralisée à pratiquement tout le cerveau. Le Directeur de recherche de la Société pour la recherche sur la maladie d' Alzheimer, le docteur Richard Harvey, souligne que la généralisation de cette technique d'imagerie pourrait ouvrir des perspectives thérapeutiques nouvelles dans le traitement de la maladie ; " Au cours des prochaines années, nous pourrons suivre et mesurer en temps réel, dés les tous premiers stades de la maladie, l'effet des médicaments et vaccins sur le cerveau des patients" souligne avec enthousiasme le docteur Harvey.
Brève rédigée par @RT Flash
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Découverte d'un lien entre obésité et diabète L’obésité favoriserait le développement du diabète. Plus précisément, dans le tissu graisseux, il existe un gène qui commande la fabrication d'une hormone et qui prédisposerait à la forme la plus répandue du diabète. Telle est la découverte d’une équipe dirigée par les professeurs Philippe Froguel (CNRS-Institut Pasteur de Lille et Barts-London Genome Centre) et Takashi Kadowaki (université de Tokyo). "Ces résultats, qui montrent le rôle central du tissu graisseux dans la survenue du diabète, offrent des espoirs raisonnables de nouveaux traitements du diabète de type 2", parfois surnommé diabète gras, estiment les chercheurs dont les travaux paraissent dans le mensuel Nature Medicine d'août. D’après eux, "environ 30% du risque génétique de diabète au Japon est lié à des mutations du gène"APM1. Celui-ci déclenche la production de l'adiponectine (appelée aussi ACRP30), une hormone produite par la graisse et qui représente, selon le Pr Froguel, le "chaînon manquant entre l'obésité et le diabète". Les anomalies du gène ainsi découvertes diminuent la sécrétion de l'hormone et "multiplient le risque de diabète par 2 à 4". Par ailleurs, elles augmentent l'obésité abdominale, particulièrement dangereuse pour la santé, et prédisposent fortement à l'infarctus, principale cause de décès des diabétiques, selon des études complémentaires menées en collaboration avec le Dr Juan Ruiz (université de Lausanne). "L'hormone elle-même, ou des molécules augmentant sa production ou copiant son action, pourraient améliorer la prise en charge des diabétiques, ou même prévenir son apparition chez les obèses ayant une prédisposition familiale au diabète", commente le Pr Froguel. L'équipe a ainsi injecté de l'hormone fabriquée par génie génétique à des souris obèses. L'hormone a normalisé les taux de graisses dans le sang et dans le foie et corrigé l'insulino-résistance, anomalie biologique à l'origine du diabète, selon les chercheurs. D'après des travaux américains en cours de publication, l'administration d'adiponectine diminue fortement la glycémie (niveau du sucre sanguin) de rats diabétiques, et les tiazolidinediones, nouveaux médicaments anti-diabétiques bientôt disponibles en France, agissent notamment en augmentant la sécrétion de cette hormone chez l'homme. Le Pr Francis Vasseur (Lille) présentera les données génétiques concernant la France au Congrès européen sur le diabète à Glasgow, en septembre.
TF1 : http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,801401,00.html Nature medicine : http://www.nature.com/nm
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Le tabagisme passif est toujours dangereux pour les artères JAMA : http://jama.ama-assn.org/issues/v286n4/ffull/jtw10024.html
Le tabagisme passif même léger, comme par exemple une simple exposition de 30 minutes à la fumée de cigarettes, est dangereux pour les artères, affirment des chercheurs japonais dans une étude publiée le 25-07- dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Les Dr Ryo Otsuka et Hiroyuki Watanabe et leurs collègues de la faculté de médecine de l'Université d'Osaka (Japon) ont examiné les effets du tabagisme passif sur la circulation coronarienne de 30 sujets en bonne santé, se répartissant entre fumeurs et non-fumeurs. Ils ont constaté qu'une simple exposition d'une demi-heure à la fumée de cigarettes provoquait un dysfonctionnement des cellules endothéliales. Ces cellules tapissent les parois des cavités du coeur et des vaisseaux sanguins et favorisent la vasodilatation (augmentation du diamètre des vaisseaux) et donc l'accroissement du flux sanguin. "Ces données révèlent que le tabagisme passif temporaire réduit (le flux sanguin) chez les non-fumeurs mais ne l'affecte pas chez les fumeurs actifs. Cela fournir la preuve directe de l'effet nocif du tabagisme passif sur la circulation coronarienne chez les non-fumeurs", affirment les auteurs de l'étude. Cette étude illustre les conséquences néfastes du tabagisme passif pour le coeur. Le dysfonctionnement des cellules endothéliales est un signe précurseur de l'athérosclérose (rétrécissement et durcissement des artères). Elle montre l'importance qu'il y a à protéger quiconque de l'exposition au tabagisme passif, soulignent deux chercheurs américains, les Dr Stanton Glantz et William Parley, de l'Université de San Francisco (Californie). Selon l'Association américaine du coeur (AHA), les personnes exposées au tabagisme passif ont 30% de risques en plus de mourir de maladies cardiovasculaires que celles vivant dans un environnement sans tabac.
Brève rédigée par @RT Flash
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Vieillissement : marcher pour garder votre cerveau en forme ! Archives of Internal Medicine : http://archinte.ama-assn.org/issues/current/rfull/ioi00861.html
L'activité physique réduit le risque de déclin cognitif chez les femmes âgées, indique une étude américaine menée auprès d'environ 6.000 femmes. Le bénéfice est visible même pour une activité modérée. Le Dr Kristine Yaffe et des collaborateurs de l'Université de Californie ont réalisé une étude prospective afin d'étudier la relation entre l'activité physique et le déclin cognitif chez les femmes âgées. Ce travail a fait l'objet d'une publication dans la nouvelle édition d'Archives of Internal Medicine. Plusieurs travaux avaient déjà indiqué que l'exercice physique était associé à une réduction de ce risque. Cependant, la plupart de ces travaux étaient des études transversales dont les résultats n'étaient par toujours ajustés en fonction de facteurs confondants. Cette nouvelle étude a été réalisée sur un groupe de 5.925 femmes de 65 ans et plus. Elles ne présentaient ni trouble cognitif ni limitation physique au début de l'étude. Leur activité physique a été évaluée à partir des distances totales parcourues à pied chaque semaine au cours d'exercices particulier et d'activité de routine. L'énergie dépensée en marchant, en montant l'escalier ou lors d'activités diverses a également été mesurée. Le suivi était de 6 à 8 ans. Les auteurs ont montré que celles dont l'activité physique était la plus importante au début de l'étude étaient celles qui étaient le moins enclin à développer un déclin cognitif au cours du suivi. En prenant en compte plusieurs facteurs confondants (âge, instruction, tabagisme, antécédents médicaux…), le risque de déclin cognitif s'est avéré inférieur chez celles qui marchaient le plus par rapport à celles qui marchaient le moins.
Brève rédigée par @RT Flash
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