ACTUALITÉ SANTÉ
Comment développer et améliorer les actions de prévention dans le Système de Santé Français
11/04/02 - Présentation par M. Maurice Tubiana du rapport de l'Académie Nationale de Médecine. Le groupe de travail à l’origine de ce rapport sur la prévention, mandaté par Jacques Chirac, a dressé une liste de cinq causes principales responsables de la mortalité prématurée en France, retrouvées d’autant plus fréquemment que le niveau d’éducation est moins élevé : le tabac, l’alcool, les accidents, le surpoids et l’obésité ainsi que le suicide. Le constat semble alarmant si on considère la mortalité croissante chez les jeunes due aux accidents, aux drogues et aux suicides, celles des femmes à cause du tabagisme, où celles des catégories socioprofessionnelles les moins élevées par rapport aux cadres supérieurs. Selon Maurice Tubiana, président de l’académie de médecine, « le rapport est certes pessimiste, mais la situation reste réversible », en indiquant que la « réduction des inégalités sociales [en matière de mortalité] passe par une meilleure prévention dès la petite enfance ».
http://www.caducee.net/Conferences/actions-prevention.asp
Nouveaux guides d'interruption volontaire de grossesse
17/04/02 - Guide destiné aux femmes mineures non émancipées, guide destiné aux femmes majeures et autres documents déjà parus, sur le site du ministère de la Solidarité, au format pdf.
http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/ivg/index.htm
Comment vivent et se soignent les étudiants ?
17/04/02 - Colloque du organisé par La Mutuelle des Etudiants. Résultats d'enquête menée par LMDE auprès de 16 000 adhérents. Les étudiants sont majoritairement en bonne santé, même s'ils sont fatigués et anxieux. Près de 93 % d'entre eux disposent d'une complémentaire santé, ce qui constitue « un critère important dans l'accès aux soins ». Cependant, le recours au dentiste comme au gynécologue demeure encore insuffisant. Propositions de la mutuelle destinées à améliorer la couverture santé des étudiants. La LMDE souhaite créer un observatoire de la santé des jeunes. Pour ce faire, la LMDE entend s'associer aux organismes de recherche mais aussi à d'autres acteurs, notamment les services de médecine préventive ou encore l'assurance maladie. Ce groupement mutualiste souhaite également ouvrir des « maisons de la santé ». Véritables « lieux de prévention et de soins », elles permettraient aussi d'assurer d'autres tâches : « suivi des vaccinations, dépistage, principales spécialités [médicales] et dentaire ». Un des objectifs est d'arriver à « 100 % d'étudiants remboursés à 100 % ». La LMDE demande donc l'amélioration de la couverture par le régime de base, tout particulièrement dans les domaines dentaire et psychiatrique.
Le texte du colloque en 37 pages (pdf)
http://www.lmde.com/colloque.pdf
La chirurgie ambulatoire et son potentiel de développement
18/04/02 - Question d'économie de santé n° 50 avril 2002 - CREDES
Le CREDES vient d'analyser la situation de la chirurgie ambulatoire, et son potentiel de développement, à travers dix-sept gestes chirurgicaux. La pratique de la chirurgie ambulatoire, qui permet au patient de sortir de l'hôpital quelques heures après l'intervention, a été tardive en France et n'a pas encore atteint le maximum de ses possibilités. La part des séjours réalisés en chirurgie ambulatoire varie fortement selon les gestes retenus. La cataracte, par exemple, est un geste chirurgical fréquent, mais seul un quart des séjours est pris en charge en ambulatoire. A l'opposé, la pose de drains transtympaniques, qui représente quatre fois moins de séjours, est réalisée à 90 % en ambulatoire. Les taux varient fortement d'un établissement à l'autre.
http://www.credes.fr/Publications/Bulletins/QuestEco/pdf/qesnum50.pdf
Qui sont les patients des consultations externes hospitalières ?
18/04/02 - Études et Résultats n° 167 - avril 2002 - DREES
En 1999, près de 25 millions de consultations externes hospitalières ont eu lieu dans les services de court séjour, dont la moitié en chirurgie et près du tiers en médecine. C'est aux âges extrêmes (moins d'un an et plus de 65 ans), que les personnes consultent le plus à l'hôpital et, parmi elles, davantage les hommes que les femmes. À l'âge adulte, les femmes sont au contraire plus nombreuses. Globalement, les diplômés de l'enseignement supérieur sont plus nombreux parmi les usagers des consultations externes qu'en population générale (respectivement 24 et 18 %). Les inactifs sont, quant à eux, en proportion importante, surtout du fait des retraités (30 % contre 24 % en population générale). Si on compte autant d'actifs occupés (entre 25 et 49 ans) parmi les personnes qui consultent qu'en population générale, les chômeurs y sont sensiblement moins nombreux (5,7 % contre 12 % en population générale).
Quatre consultations externes sur dix sont liées à des hospitalisations et plus de la moitié sont effectuées en spécialités chirurgicales. Deux tiers des patients des premières consultations ont été adressés par un intermédiaire médical, souvent le médecin traitant. Deux consultations sur trois donnent lieu à des prescriptions, environ 40 % à des prescriptions d'examens complémentaires.
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er167.pdf
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La situation économique et financière des cliniques privées de 1999 à 2000
19/04/02 - Études et Résultats n° 168 - DREES - avril 2002
En 2000, le chiffre d'affaires des cliniques privées a progressé de 4,0 %, contre 2,6 % au cours des trois années précédentes. Les modifications tarifaires ont joué un rôle favorable sur cette reprise, qui a été plus marquée dans les grands établissements de court séjour.
Les résultats d'exploitation mesurés par le taux de marge brute sont toutefois en diminution depuis 1997, du fait d'une progression des achats plus forte que celle du chiffre d'affaires. La part des frais de personnel diminue transitoirement en 2000 avec une baisse du poids des charges sociales plus forte que l'accroissement de celui des salaires bruts. Le taux de rentabilité économique mesuré par le ratio résultat net/chiffre d'affaires se redresse, quant à lui, en 2000 avec des résultats exceptionnels dus, pour partie, aux reversements effectués par l'Assurance maladie. La dispersion des taux de rentabilité reste forte : 10 % des établissements ont un déficit qui dépasse 6,4 % du chiffre d'affaires, tandis que 10 % ont une rentabilité supérieure à 9,6 %.
La rentabilité économique apparaît plus favorable pour les petits établissements spécialisés dans des activités comme les soins de suite ou la psychiatrie, ainsi que pour les établissements pluridisciplinaires importants. Elle est relativement élevée dans le Nord, le Bassin parisien (hors Île-de-France), la région méditerranéenne et le Sud-Ouest. Elle est en revanche inférieure à la médiane en Île-de-France, dans l'Ouest, le Centre-Est, et surtout dans le Nord-Est où la situation apparaît la plus fragile.
Etude téléchargeable en pdf :
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er168.pdf