Médecine & Santé Thérapie cellulaire par cellules souches adultes Parkinson et Alzheimer, même traitement ? Des traitements pour abaisser la pression artérielle diminuent les risques de rechute d'accidents vasculaires cérébraux Espérance de vie : vers une stagnation ? Un nez électronique pour détecter rapidement les agents infectieux du sang
Thérapie cellulaire par cellules souches adultes On n'a sans doute jamais autant entendu parler de cellules souches. Celogos, créée en juin dernier par deux chercheurs de l'Institut Pasteur, se distingue par ses travaux sur les cellules souches adultes destinées à la thérapie cellulaire. Ce type de thérapie est reconnu comme une voie d'avenir pour le traitement de maladies : elle a déjà été utilisée avec succès pour la réparation de la peau chez les grands brûlés et commence à permettre la réparation d'os et de ligaments. Mais la principale limite est l'obtention de cultures cellulaires de qualité. Or justement, la technologie Rational Cell Design, développée par ces chercheurs français, donne accès à des cultures de cellules humaines souches hautement qualifiées. Cette technique combine bio-informatique et technologie cellulaire. Les fondateurs de Celogos (Christian Pinset et Didier Montarras) ont choisi d'utiliser des cellules souches adultes du muscle du squelette. Ces cellules ont en effet plusieurs atouts : elles sont à la fois faciles d'accès, stables génétiquement et présentent un fort potentiel de différentiation et de croissance. Le greffage de telles cellules peut permettre la réparation de muscles. En outre, après avoir été modifiées génétiquement puis implantées dans l'organisme, elles peuvent produire en continu et sur le long terme des protéines-médicaments. Autre application : ces cellules sont des outils importants pour le criblage pharmacologique.
Industries&Techniques : http://www.industries-techniques.com/site/quotidien/page.cfm ?
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Parkinson et Alzheimer, même traitement ? Des scientifiques américains ont constaté qu'il existe une relation entre les maladies de Parkinson et d'Alzheimer. En modifiant génétiquement des souris pour qu'elles soient porteuses des affections neurologiques, ils ont pu effectuer des comparaisons. Les chercheurs de l'Université de Californie ont d'abord classé les rongeurs en trois groupes puis les ont modifiés génétiquement, pour leur faire porter les gènes humains responsables des maladies de Parkinson et d'Alzheimer. Ils ont transformé le génome du premier groupe pour qu'il produise la protéine alpha-synucléine à l'origine de la maladie de Parkinson ; celui du deuxième groupe afin qu'il fabrique la protéine béta-amyloïde, qui engendre l'Alzheimer et celui du dernier groupe pour qu'il produise les deux protéines. Certaines souris du troisième groupe ont contracté la maladie de Parkinson et leur état s'est altéré plus rapidement que les souris qui produisent uniquement la protéine béta-amyloïde. Idem pour celles qui ont contracté la maladie d'Alzheimer, qui s'est développée plus vite que chez les souris du deuxième groupe. Les chercheurs en déduisent donc qu'en bloquant l'une des deux protéines, on peut réduire la progression des deux maladies. Ils espèrent que leur découverte conduira à de nouveaux traitements. La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique, caractérisée par des tremblements, une rigidité musculaire et une lenteur des mouvements. Elle apparaît vers 50 ans et affecte davantage les hommes que les femmes. Elle a pour mécanisme la dégénérescence des noyaux gris centraux. Les cellules nerveuses de ces noyaux ne sécrètent plus de dopamine en quantité suffisante. La maladie d'Alzheimer n'est pas une simple altération des facultés mentales dues à l'usure de l'organisme. C'est une démence sénile, caractérisée par des pertes de mémoire, des troubles de jugement et de raisonnement, des changements d'humeur et de comportement. Elle est causée par la dégénérescence des neurones qui interviennent dans la mémoire et les fonctions intellectuelles et n'est pas lié à l'âge.
Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2501.asp
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Des traitements pour abaisser la pression artérielle diminuent les risques de rechute d'accidents vasculaires cérébraux Une étude multicentrique publiée dans la revue The Lancet montre que l'association de traitements réduisant la pression artérielle diminue considérablement les risques d'accidents vasculaires cérébraux (AVC).L'étude appelée PROGRESS, menée par le docteur Stephen Mac Mahon de l'université de Sydney en Australie, a porté sur 6105 patients provenant d'Asie, d'Australie et d'Europe. Ces patients, hypertendus ou non, avaient auparavant été victimes soit d'un AVC soit de problèmes ischémiques transitoires. Les patients ont reçu soit un traitement combiné ou isolé de diurétique (Indapamide) et de Perindopril, un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine, soit un placebo. Après quatre années de surveillance, la pression artérielle a baissé parmi les patients ayant reçu le double traitement Indapamide/Perindopril par rapport au groupe placebo (de 2, 4 mm de mercure) et le risque de survenue d'AVC a chuté de 43%. Et ce, même chez les patients avec une pression sanguine à la normale. La prise d'un seul traitement a réduit la pression de 1, 6 mm de mercure et n'a pas permis de réduire le risque d'AVC ou d'accidents vasculaires majeurs. Les chercheurs concluent de cette étude que le traitement combiné Indapamide/Perindopril devrait être prescrit en routine pour les personnes avec un passé d'AVC ou d'accident ischémique, indépendamment de leur pression sanguine ;
Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp ?idp=1&idb=2511
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Espérance de vie : vers une stagnation ? Mais où s'arrêtera-t-on ? C'est la question que l'on se pose quand on voit la formidable augmentation de l'espérance de vie de la population française : le nombre de personnes centenaires connaît une croissance presque exponentielle. Les récentes études sur la DHEA, présentée comme une véritable hormone de jouvence ainsi que les nombreux progrès thérapeutiques laissaient entrevoir une poursuite de cette augmentation de l'espérance de vie, avec une nette amélioration de la qualité de vie. En fait, il s'avère que cette progression s'arrêtera net prochainement... Les femmes ont une espérance de vie plus longue que celle des hommes. Cependant, les hommes ont "gagné" 1, 2 an entre 1994 et 1999 contre seulement 7 mois pour les femmes. Les "pronostics" pour les prochaines années de l'Institut national d'études démographiques (l'INED), parus dans la revue "Population" (Numéro 3-2000) ne sont guère brillants. La progression de l'espérance de vie des femmes connaît un ralentissement visible depuis quelques années. Cette tendance devrait s'affirmer encore plus, jusqu'à aboutir à une stagnation complète de la durée de vie dans les premières années 2000. A l'origine de cette stagnation, le tabagisme féminin. La consommation du tabac est globalement en régression, mais en faveur des hommes. Parallèlement, la mortalité féminine due au tabac connaît une croissance continue : les pathologies cancéreuses et les maladies respiratoires obstructives en sont responsables. Concernant les hommes, la consommation d'alcool sera à l'origine d'une stagnation de la progression de leur espérance de vie. En effet, cette consommation a connu une chute constante pendant vingt-quatre ans, de 1969 à 1992. Depuis 1993, elle se stabilise : du fait du décalage entre l'évolution de la consommation et l'évolution de la mortalité, on devrait observer dans les années futures une stagnation de l'espérance de vie des hommes. Ce qui est paradoxal, c'est que les nouvelles maladies infectieuses (SIDA, Hépatite B et C) ne pèsent finalement pas dans la stagnation de cette espérance de vie : en terme de santé publique, les conduites addictives (alcool, tabac) restent les principales responsables.
Csante Presse : http://www.csante.com/comsante/gen/read.php3 ?
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Un nez électronique pour détecter rapidement les agents infectieux du sang Un groupe d'étudiants de l'Institut de Technologie de l'Illinois (EU) vient de mettre au point un appareil capable de détecter spécifiquement l'émission de gaz produits par certaines bactéries infectant le sang. Ce'nez électronique' devrait aider de manière plus rapide le diagnostic des septicémies. Cette étude qui paraît dans la revue Journal of Micriobology, décrit un système de capteurs électroniques sensoriels, au nombre de huit, pouvant analyser et identifier des centaines de mélanges gazeux, comme de véritables signatures chimiques. Christopher Morong, le coordinateur de cette étude, a aider à rapprocher différentes équipes de l'institut afin de développer le programme informatique sensoriel et il a également été le responsable de s mise au point. Cet appareil a été conçu en réponse à l'observation de certains techniciens du laboratoire d'analyse du Cook County Hospital à Chicago, qui avaient remarqué une relation entre certaines odeurs et des pathogènes retrouvés dans le sang. Dans un laboratoire d'analyses classique, il faut environ 48 heures pour diagnostiquer une bactérie pathogène entre le temps de culture de la bactérie et sa caractérisation biochimique. « Dans l'avenir, vous devrions être capables de prendre le sang d'un malade et de 'sentir' électroniquement sa trace dans les 24 heures », a affirmé Morong.
Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp ?idp=1&idb=2517
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