Médecine & Santé
La colère augmenterait le risque d'infarctus du myocarde avant 55 ans
Un embryon cloné, même avorté, peut être une source de cellules souches
Un nouveau médicament contre le sida
Cancer du poumon : un scanner permet de détecter des tumeurs de petit calibre
Réduire le risque de cancer par une restriction calorique
Les chips et les frites pourraient contenir une substance cancérigène
Espérance de vie : de grandes disparités en France
Le thé bon pour le coeur
Taux de testostérone et vivacité cérébrale : il existe un lien
Un des mécanismes de la cicatrisation est élucidé
L’immunité contre l’hépatite C peut s’acquérir
La géographie des naissances semble obéir à des lois mystérieuses
Des chercheurs anglais mettent au point un nouveau traitement contre la maladie de Parkinson.
La colère augmenterait le risque d'infarctus du myocarde avant 55 ans Les hommes au tempérament coléreux sont plus enclins à développer une pathologie cardiovasculaire avant 55 ans, avec notamment un risque plus élevé d'infarctus du myocarde. Ceci est la conclusion d'une étude menée pendant plus de 30 ans auprès d'un millier d'américains. Cette nouvelle étude à associer la colère au risque cardiovasculaire vient d'être publiée dans la revue Archives of Internal Medicine. Dans leur article, le Dr Patricia Chang (Université Johns Hopkins à Baltimore) et ses confrères expliquent que cette enquête prospective a utilisé les données de la "Precursors Study". Cette étude portait sur 1.337 étudiants en médecine qui sont entré dans l'étude entre 1948 et 1964. Pour leur analyse, Chang et ses confrères ont revu les données de 1.055 participants suivis pendant une durée médiane de 36 ans afin d'examiner le risque cardiovasculaire précoce avant 55 ans et le risque cardiovasculaire global associé à un comportement coléreux en réponse au stress. Le comportement coléreux a été mesuré à l'aide d'un questionnaire adressé au participants en début d'étude et de nouveau en 1992. Au cours du suivi, 34, 5 % ont développé une pathologie cardiovasculaire parmi lesquels 7, 9 % l'ont présentée avant 55 ans. Ce risque cardiovasculaire précoce, pondéré par d'autres facteurs de risque, était plus élevé chez ceux qui étaient les plus coléreux. Comparés aux individus les moins coléreux, les plus coléreux voyaient leur risque multiplié par 3, 1 pour ce qui est des maladies cardiovasculaires survenues avant 55 ans. Plus précisément, le risque précoce de maladie coronarienne était multiplié par 3, 5 et le risque d'infarctus du myocarde par 6, 4, expliquent les auteurs de l'étude. "Bien que le nombre d'évènements cardiaques ait été faible, l'incidence des maladies cardiovasculaires était significativement plus élevée chez ceux avec le degré de colère le plus élevé comparés à ceux avec des degrés plus faibles", a déclaré le Dr Chang. Toutefois, on peut souligner que le tempérament coléreux ne paraît pas être un élément significatif du risque de maladie cardiovasculaire après 55 ans.
Archives of Internal Medicine. : http://archinte.ama-assn.org/issues/v162n8/abs/ioi10436.html
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Un embryon cloné, même avorté, peut être une source de cellules souches Un embryon cloné, même avorté aux premiers stades de sa division cellulaire, peut être une source de cellules souches capables de produire la plupart des tissus cellulaires de l'organisme, selon les travaux de chercheurs britannique publiés le 23 avril aux Etats-Unis. Des chercheurs du Wellcome Cancer Research Institute de Cambridge (Grande-Bretagne) ont montré que l'amas de cellules indifférenciées qui résulte d'un embryon avorté de grenouille clonée est réutilisable pour produire les tissus musculaires, osseux ou cutanés d'une autre grenouille. Dans un article publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les chercheurs expliquent qu'ils ont isolé le noyau de cellules de grenouilles portant une protéine rendue fluorescente dans leur ADN. Puis ils ont injecté le noyau avec son marqueur fluorescent dans l'ovule préalablement énucléé d'une autre grenouille. Les chercheurs ont ensuite extrait les cellules souches de nombreux embryons avortés après 24 heures de division cellulaire. Ils ont alors greffé ces cellules sur des embryons (dépourvus de marqueur) de grenouille en développement, et ont pu retrouver des cellules contenant le gène fluorescent dans des tissus formant le muscle, l'os et la peau du têtard. Ils ont ainsi établi que si un embryon cloné ne réussit pas à se développer au-delà du premier stade de division cellulaire, son ADN peut néanmoins être transmis via ses cellules souches implantées sur un embryon viable. En conclusion, les chercheurs avancent l'hypothèse que "des cellules d'embryons humains non viables, qui ne peuvent survivre par elles-mêmes, pourraient être utiles à des fins thérapeutiques et de recherche".
PNAS : http://www.pnas.org/
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Un nouveau médicament contre le sida Les médicaments utilisés actuellement pour le traitement du sida agissent à l'intérieur des cellules, au niveau des enzymes indispensables à la réplication du virus. Le médicament baptisé T-20, développé par Trimeris de Durham (Caroline du Nord), en collaboration avec la filiale américaine du géant pharmaceutique suisse Roche Holding AG, représente le premier produit d'une famille de médicaments pour lutter contre l'HIV appelés inhibiteurs de fusion. Ces derniers sont capables de stopper le virus avant qu'il ne pénètre à l'intérieur des cellules saines. Lors des essais de Phase III, les patients qui ont reçu un cocktail de T-20 et de médicaments dont l'utilisation est déjà autorisée par la Food and Drug Administration (FDA) pour le traitement du sida ont connu une diminution des virus HIV présents dans le sang bien supérieure à celle enregistrée chez les personnes traitées par le cocktail de médicaments sans T-20. Aussi Trimeris et Roche comptent-ils demander l'autorisation définitive de la FDA un peu plus tard cette année et lancer officiellement le T-20 en 2003, un marché estimé à 600 millions de dollars par an aux Etats-Unis selon les experts de Deutsche Bank Securities.
SJMN 18/04/02 : http://www.siliconvalley.com/mld/siliconvalley/3093205.htm
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Cancer du poumon : un scanner permet de détecter des tumeurs de petit calibre Un nouvel appareil d'imagerie médicale très sophistiqué, un scanner CT à spirales, permet de détecter des tumeurs pulmonaires malignes de petit diamètre, bien avant qu'elles ne soient visibles à l'examen radiographique normal. Pour évaluer l'effet de ce diagnostic précoce, le gouvernement américain a décidé de lancer une vaste enquête qui concernera 50.000 fumeurs et anciens fumeurs d'ici le mois de juin. Les scientifiques espèrent qu'elle aboutira à la mise au point d'un examen de dépistage. "C'est le plus grand essai jamais mené sur un cancer", a commenté lundi le Dr Harmon Eyre de la Société américaine du cancer. Les patients sont étendus à l'intérieur d'un scanner tournant qui utilise des rayons X et qui permet de voir le thorax de tous les côtés. Un ordinateur assemble ensuite les images en 3-D du poumon. Des études précédentes suggèrent que des tumeurs découvertes par ce système perfectionné sont deux fois plus petites qu'avec une radiographie traditionnelle. Le cancer du poumon est l'un des cancers les plus meurtriers : 15% seulement des Américains qui sont diagnostiqués ont cinq ans d'espérance de vie, notamment parce que ce diagnostic est fait trop tard.
AP : http://fr.news.yahoo.com/020423/5/2kanf.html
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Réduire le risque de cancer par une restriction calorique Diminuer l'apport calorique permet de réduire le nombre de tumeurs précancéreuses chez des souris prédisposées au cancer colorectal. Ceci est la conclusion d'un groupe de chercheurs américains qui vient de présenter ses résultats au congrès de Biologie Expérimentale qui se tient actuellement à la Nouvelle Orléans. Par ailleurs, une modification de la qualité du régime alimentaire peut elle aussi réduire le risque. Ces résultats ont été présentés par le Dr Volker Mai et ses collaborateurs du National Cancer Institute. Selon lui, la bonne nouvelle réside dans la possibilité de réduire le risque de cancer colorectal en diminuant l'apport calorique moyen. Néanmoins, la généralisation de régimes alimentaires de plus en plus caloriques reste préoccupante dans la plupart des pays développés. Cette équipe de chercheurs a employé des souris génétiquement prédisposées au développement de polypes intestinaux. Un groupe de souris pouvait se nourrir sans limitation tandis que l'autre recevaient seulement 60 % de la ration du premier groupe sans que cela ne se traduise par des carences.
Les chercheurs ont ainsi observé que les souris "limitées" développaient aussi des polypes colorectaux mais leur nombre était réduit de 60 % par rapport aux souris "non limitées". La restriction calorique ne semble pas le seul moyen "alimentaire" de réduire le risque puisque le basculement d'un régime alimentaire riche en graisses vers un régime plus sain permet de diminuer le nombre de polypes. En effet, cette même équipe a démontré que le passage à un régime alimentaire riche en huile d'olive, fruits et légumes réduisait de 33 % le nombre de polypes. Ces différentes études ont été encadrées par le Dr Steve Hursting (National Cancer Institute). Ce dernier envisage de tester différentes combinaisons d'apport calorique, régime alimentaire et exercice afin d'évaluer celles qui pourraient être testées chez l'homme.
Federation of American Societies for Experimental Biology. : http://www.faseb.org/meetings/eb2002/press/
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Les chips et les frites pourraient contenir une substance cancérigène Les chips, les frites, les céréales du petit déjeuner, le pain et d'autres aliments à base d'amidon contiennent une substance qui pourrait provoquer le cancer, met en garde l'Administration suédoise de l'alimentation (SLV). La substance, appelée acrylamide, apparaît lorsque les féculents sont chauffés comme par exemple lorsqu'on fait cuire du pain ou frire des pommes de terre, soulignent les chercheurs. "La découverte selon laquelle de l'acrylamide se forme lors de la préparation d'aliments (...) est un fait nouveau", précise Leif Busk. "Il pourrait être désormais possible d'expliquer certains cas de cancer provoqués par l'alimentation". Deux quotidiens suédois ont consacré leur une à la nouvelle mardi et une conférence de presse de la SLV a été retransmise en direct à la télévision le même jour. Pris d'assaut par de nombreux Suédois apparemment inquiets, le site Web de la SLV a été fermé provisoirement. Toutefois, les chercheurs n'ont pas évalué le risque apparent de cancer, les autorités sanitaires n'ont pas émis de recommandations et aucune denrée n'a été retirée des rayons. "N'arrêtez pas de manger ces aliments, mais faites attention, " a conseillé Lilianne Abramsson Zetterberg, une toxicologue de la SLV.
Cette étude est "une sonnette d'alarme parmi beaucoup d'autres", a commenté Eva Buren, porte-parole de la chaîne de supermarchés ICA. "La plupart d'entre nous savons déjà qu'on ne devrait pas manger un paquet de chips par jour". La SLV a étudié une centaine d'aliments et déterminé que "les pommes de terre et produits céréaliers sautés, cuits au four ou frits peuvent contenir une forte concentration d'acrylamide". Celle-ci est connue pour être utilisée pour traiter l'eau potable et pour des applications industrielles. Elle peut provoquer le cancer chez des personnes exposées à des taux élevées sur une longue période. Les chercheurs suédois estiment que leurs travaux sont les premiers à examiner sa création et sa consommation dans les aliments. La SLV souligne que ses recherches confirment des découvertes similaires réalisées par l'Université de Stockholm. Les conclusions ont été soumises à l'Union européenne pour un examen approfondi. Les chercheurs suédois estiment que l'acrylamide pourrait être responsable de plusieurs centaines de cancers sur les 45.000 recensés chaque année en Suède, en se fiant à des expériences dans lesquelles des rats ont été nourris avec des aliments frits. Ils n'ont pas précisé quel type de cancer en particulier pourrait être associé à l'acrylamide, soulignant que des études supplémentaires étaient nécessaires.
AP : http://fr.news.yahoo.com/020424/5/2kcpe.html
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Espérance de vie : de grandes disparités en France
Les Françaises et les Français battent des records en matière d'espérance de vie ! Mais à l'intérieur du pays, des inégalités aussi importantes que cruelles perdurent... Un rapport de l'Académie nationale de Médecine centré sur la prévention met en évidence des disparités selon... les régions ! Par exemple, un Midi-pyrénéen va vivre 5 ans de plus qu'un Nordiste ! Sans compter qu'il existe toujours des inégalités socio-professionnelles. Ainsi, l'écart moyen d'espérance de vie entre ouvrier non-qualifié et cadre supérieur est de... 8 ans !
D'après l'Académie, cette mortalité prématurée est liée à cinq grandes causes, qui selon le rapport " sont d'autant plus fréquentes que le niveau d'éducation est moins élevé ". Il s'agit par ordre décroissant du tabac, de l'alcool, des accidents tous types confondus, des affections liées au surpoids et à l'obésité et, enfin, du suicide face auquel nous sommes encore inégaux. Les hommes ont une espérance de vie très inférieure à celle des femmes : 75, 5 ans contre 83 ans. C'est connu. Ce qui l'est moins, c'est que la période de 40 à 64 ans semble particulièrement à risque. A tel point que la mortalité masculine dans cette tranche d'âge est de 50% supérieure à la moyenne des autres pays industrialisés !
Académie nationale de médecine : http://www.academie-medecine.fr/actualites/rapports.asp
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Le thé bon pour le coeur Le thé, comme le vin par ailleurs, protègerait contre certains risques cardiovasculaires. Les conclusions dune vaste étude longitudinale hollandaise vont dans ce sens et associent les composés polyphénoliques retrouvés dans le thé (appelés flavonoïdes) à la prévention primaire des maladies cardiaques ischémiques.Le thé représente une source alimentaire importante de composés polyphénoliques comme les flavonoïdes dont on connaît les propriétés anti-oxydantes. Johanna Geleijnse (Rotterdam, Pays Bas) et ses collaborateurs du NIH américain ont étudié les effets à long terme de la consommation régulière de thé sur l’incidence des infarctus du myocarde (IDM) parmi une cohorte de 4807 personnes, entre 1990 et 1997. Sur un suivi moyen de 5, 6 années, 156 IDM ont été enregistrés, dont 30 se sont avérés mortels. Le risque relatif de survenue d’IDM parmi les buveurs de thé (>375 ml/j) comparés aux non buveurs, a été de 0, 57 (IC95%=0, 33-0, 98). La relation inverse entre la consommation de thé et le risque abaissé d’IDM, a été plus forte concernant les IDM mortels que ceux non mortels (RR=0, 3 et 0, 68 respectivement). En conclusion, les auteurs suggèrent une action préventive des flavonoïdes du thé ainsi que des autres anti-oxydants sur la survenue des maladies cardiaques ischémiques ainsi que sur les chances d’en réchapper.
AJCN : http://www.ajcn.org/
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Taux de testostérone et vivacité cérébrale : il existe un lien Une équipe de chercheurs de l'Université de San Francisco publie dans le Journal of the American Geriatrics Society les résultats d'une étude menée sur trois cents hommes âgés portant en particulier sur leurs capacités à se concentrer et à mémoriser. Il apparaît que les meilleurs résultats obtenus correspondent aux taux les plus élevés de testostérone. Si le rôle de cette hormone dans le fonctionnement du cerveau n'est pas encore élucidé, ce sont chez les hommes que le taux de testostérone - mais aussi d'oestrogène - est le plus important. Les chercheurs soulignent par ailleurs que le risque de développer une maladie d'Alzheimer est d'environ 30% plus élevé chez la femme. Néanmoins, les chercheurs conseillent de ne pas se ruer sur les compléments de testostérone disponibles sur le marché, ceux-ci pouvant déclencher une série considérable d'effets secondaires. Pour l'heure, d'autres études devront être entreprises pour expliquer les raisons des apparents bienfaits de cette hormone.
NYT 23/04/02 : http://www.nytimes.com/2002/04/23/health/aging/23AGIN.html
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Un des mécanismes de la cicatrisation est élucidé On connaissait déjà le rôle joué par les lymphocytes T γδ dans la défense anti-bactérienne, voilà maintenant une nouvelle recherche leur attribuant des vertus cicatrisantes. Ce sont les cellules T dendritiques de l'épiderme exprimant les récepteurs T γδ (DETCs) qui produiraient, sous l'action des kératinocytes endommagés, les facteurs de croissance permettant le processus de cicatrisation. Cette recherche a été menée par des membres du département d’immunologie du Scripps Research Institue (La Jolla, Californie, EU) et les résultats sont présentés aujourd’hui dans la revue Science. Julie Jameson et ses collaborateurs ont travaillé sur la peau de souris dans laquelle on retrouve des cellules DETcs qui reconnaissent un antigène exprimé par les kératinocytes lorsqu’ils sont endommagés (signe d’une blessure) par le biais de leurs récepteurs T γδ. Une fois activées, les cellules DETCs produisent des ‘keratinocyte growth factors’ (KGFs) et des chimiokines. En produisant artificiellement des blessures sur du tissu cutané de souris déficient en cellules DECTs, les chercheurs ont observé un défaut de la peau à pouvoir recréer une enveloppe épithéliale et une activation des kératinocytes. En ajoutant in vitro à ce tissu des cellules DECTs sauvages, ou alors du KGF recombinant, une cicatrisation normale cutanée a été observée dans la peau déficiente en cellules DECTs. Les chercheurs pensent que les cellules DECTs de la peau reconnaissent des antigènes exprimés par les kératinocytes endommagés lors d’une blessure et qu’elles produisent les facteurs nécessaires à la cicatrisation.
Science 26 avril 2002 : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/296/5568/747
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L’immunité contre l’hépatite C peut s’acquérir Une étude sino-américaine, publiée dans le Lancet sur la fréquence des infections à VHC parmi différents groupes de personnes, montre qu'une immunité pourrait s'installer selon le degré de persistance du virus dans l'organisme. Ces résultats constituent un espoir sérieux de stratégie vaccinale préventive de cette maladie chez l'homme. Si d’autres études suggèrent chez le chimpanzé la possibilité d’acquérir une immunité contre le VHC, il s’agit ici de la première fois, selon David Thomas, professeur associé de médecine à l’école de santé publique Johns Hopkins (Baltimore, Maryland, EU), qu’une telle observation est réalisée chez l’homme. Selon le professeur, « ces recherches signifient qu’une vaccination contre le VHC pourrait nous protéger des complications d’une infection à long terme ». Dans leur étude, les auteurs ont étudié en parallèle une cohorte d’individus non infectés par le VHC et un groupe de personnes infectées dans le passé mais non exposées récemment au virus. Une comparaison de l’incidence des virémies VHC entre ces personnes a été réalisée sur quatre périodes consécutives de 6 mois. Parmi le groupe des 164 personnes non infectées par VHC, l’incidence d’infection a été de 21%, contre 12% parmi ceux ayant déjà été au contact du virus (12/98). Parmi les personnes VIH-1 négatives, celles préalablement infectées par le VHC ont été 12 fois moins à développer une infection chronique à VHC que les personnes infectées pour la première fois. « Nos découvertes signifient qu’un vaccin pourrait développer une diminution de la sévérité de l’hépatite C chronique », a commenté David Thomas, qui est persuadé qu’une immunité spécifique contre le VHC peut s’acquérir et diminuer les symptômes de la maladie.
The Lancet 27 avril 2002 : http://www.thelancet.com/journal/vol359/iss9316/abs/llan.359.9316.original_research.20907.1
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La géographie des naissances semble obéir à des lois mystérieuses En Europe, pour avoir un garçon, il vaut mieux vivre au sud que sous les latitudes nordiques, alors qu'en Amérique du Nord, à l'inverse, c'est au Canada et non au Mexique que les chances d'avoir un garçon seraient plus grandes, selon une étude maltaise dont les auteurs avouent leur incapacité à expliquer ces différences. Le Dr Victor Grech et ses collègues de l'hôpital Saint-Luc à Guardamangia (Malte), dont les travaux sont publiés dans le British medical journal daté de samedi, ont analysé les données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant les naissances enregistrées entre 1958 et 1997 pour le continent nord-américain, et celles recensées entre 1950 et 1999 en Europe. Dans l'ensemble, moins de 3% des données manquaient. Les pays européens, rangés selon la latitude, sont répartis en trois groupes : Les pays du sud (latitude 35-40°) regroupant Bulgarie, Grèce, Italie, Malte, Portugal et Espagne. L'Europe centrale (40-55°) incluant Autriche, Belgique, République Tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suisse et Royaume-Uni. Les pays nordiques (au dessus de 55°) groupant le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège et la Suède. La partie nord-américaine est composée du Canada (au dessus de 50°), des Etats-Unis (30-50°) et du Mexique (au dessous de 30°). Au terme d'une analyse comparative de la répartition des sexes sur plus de cinquante ans, les auteurs trouvent qu'il y a eu significativement plus de naissances de garçons dans les pays méditerranéens comme la Grèce, l'Italie et l'Espagne comparés aux pays d'Europe centrale ou nordiques. En revanche, ils trouvent une situation inverse en Amérique du Nord. Les auteurs reconnaissent "être incapables" d'expliquer ces différences, tout en écartant une relation avec un effet température.
BJM : http://bmj.com/cgi/content/full/324/7344/1010
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Des chercheurs anglais mettent au point un nouveau traitement contre la maladie de Parkinson Un traitement expérimental mené à Bristol (ouest de l'Angleterre) a permis de régénérer, au moins temporairement, les cellules nerveuses des cerveaux de cinq patients atteints de la maladie de Parkinson, ont indiqué le 18 avril les autorités médicales locales. Une équipe de médecins de l'hôpital Frenchay à Bristol, dirigée par le neurochirurgien Steven Gill, ont transfusé dans le cerveau de chaque patient un médicament qui favorise le développement et la croissance des cellules nerveuses. Après seulement deux mois, "de remarquables améliorations" ont été observées chez ces cinq patients, selon l'antenne locale du Service national de santé (NHS). Un patient a retrouvé son odorat et est à nouveau capable de rire. "Très peu de temps après (le traitement), j'ai remarqué que je m'exprimais mieux car parler était devenu si difficile", constate Roger Nelson, 51 ans, un des cinq patient traités par l'équipe de Steven Gill. "Ma femme s'est risquée à un drôle de commentaire, et j'ai commencé à rire, ce dont j'avais été incapable depuis des années", a-t-il ajouté, dans une interview accordée à Press Association pour l'ensemble des médias. Ces résultats sont cependant provisoires. La recherche en est à ses débuts et ne peut mesurer si le traitement sera efficace à long terme, ainsi que sur toutes les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. "Si ce traitement s'avère efficace, il pourrait devenir plus largement disponible, mais pas avant au moins quatre ou cinq ans", selon le NHS de Bristol. La maladie de Parkinson est une détérioration progressive des cellules nerveuses dans la partie du cerveau qui contrôle les mouvements. Elle se traduit par des tremblements, une démarche traînante distinctive de la maladie, une détérioration de la pensée et une dépression chronique. "Marcher était aussi devenu un problème. Je souffrais de dystonie (convulsions involontaires) très sévère. Aujourd'hui, bien que cela n'ait pas complètement disparu, je peux marcher plus d'un mile (1, 6 km), avant d'être pris de convulsions", explique Roger Nelson. "C'est la première fois que de telles améliorations sont constatées dans le traitement d'une maladie neurologique chronique par transfusion d'un médicament de croissance", ont déclaré les autorités médicales de Bristol. Stephen Gill et son équipe ont été très surpris par la rapidité des effets du traitement : "Nous pensions que ce médicament aurait des effets d'ici quelques mois ou quelques années. Or, après un ou deux mois, des changements importants se sont opérés chez les patients". Le traitement se fait grâce à un catheter qui injecte le médicament dans le cerveau. Ce médicament favorise la croissance de cellules contenant de la dopamine, substance utilisée par le cerveau pour transmettre des impulsions nerveuses. Sans dopamine, les cellules nerveuses ne peuvent transmettre correctement les messages envoyés au corps, ce qui se traduit par les tremblements et les faiblesses liées à la maladie de Parkinson. Le médicament jusqu'ici utilisé pour traiter la maladie, le levodopa, permet de restaurer une gestuelle et un mouvement normal chez les patients dont la maladie est précocement diagnostiquée. Toutefois, ce traitement perd progressivement de son efficacité au fur et à mesure que la maladie se développe.
BBC : http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_1935000/1935593.stm
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