revue de presse : Jacques Chirac mise sur les professions de santé
jeudi 14 février 2002
Une nouvelle "journée sans toubibs" devait être organisée, vendredi 15 février, par l'UNOF, principal syndicat des médecins généralistes. Cette journée, qui pourrait être moins suivie que la précédente, du 23 janvier, est conçue comme une étape avant la manifestation nationale unitaire des professions de santé, prévue le dimanche 10 mars à Paris.
Ce public-là, c'est comme les agriculteurs : il lui est acquis de longue date, en dépit de la malheureuse parenthèse du "plan Juppé" de réforme de l'assurance-maladie.
Jacques Chirac n'avait donc à redouter ni sifflets ni lazzis en intervenant, jeudi 14 février, devant les 23es assises du Centre national des professions de santé (CNPS), réunies à Paris
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Lionel Jospin harcelé par les médecins et les infirmières libérales, et lui, en majesté, recueillant les applaudissements...
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LIENS DE CONFIANCE ROMPUS
Le 24 mars 1995 – devant les assises du CNPS, déjà –, le candidat Chirac avait beaucoup promis aux médecins. Pour contrer Edouard Balladur, qui était parvenu à leur faire accepter une maîtrise médicalisée des dépenses, il avait déclaré que celles-ci "augmenteront en France" et qu'il refusait l'"idée de [les] plafonner par rapport à la richesse nationale". En novembre, le "plan Juppé" tombait
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La droite n'a pas oublié que les professions de santé l'ont sanctionnée aux législatives de juin 1997 et qu'elle leur "doit" en partie sa défaite.
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Jeudi, dans son discours, M. Chirac devait réaffirmer son attachement au système de santé à la française, qui concilie l'exercice libéral de la médecine et un mode de financement solidaire et socialisé des dépenses.
… M. Chirac juge, comme son parti, qu'il faut "régionaliser" le système de santé (…/…)
… Claude Maffioli, a beau avoir été à la pointe du combat contre le "plan Juppé" entre 1995 et 1997, il pourrait être investi comme candidat unique de la droite dans une circonscription de Reims (Marne). C'est un sénateur RPR, Gérard Larcher (Yvelines), qui préside la Fédération hospitalière de France (FHF). Et la liste des grands patrons de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris et des centres hospitalo-universitaires de province qui avaient soutenu M. Chirac en 1995 est impressionnante.
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Avec ce discours devant le CNPS, M. Chirac fait officiellement entrer la santé dans la campagne présidentielle. Elle s'y trouvait déjà, de fait, avec la grève des gardes des généralistes.
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