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revue de presse santé et médecine - le secret de la longévité du sénateur, la curiosité (bonne médecine, si, si... bon il y aussi l'élection de Miss France ce soir...)

samedi 8 décembre 2001, par Tregouet


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Médecine & Santé Première française : un pontage coronarien réalisé par un robot Les défibrillateurs semi-automatiques bientôt aussi fréquents que les extincteurs ? De nouveaux espoirs pour les diabétiques ! Des cellules embryonnaires souches humaines transformées en neurones chez la souris Des scientifiques anglais découvrent une hormone qui régule l'appétit La première vessie artificielle Des implants cérébraux pour aider les paralysés à communiquer L'ail efficace contre le paludisme et certains cancers ? Génétique&Génomique

Première française : un pontage coronarien réalisé par un robot Pour la première fois en France, un pontage coronarien a été réalisé le 22 novembre sur une patiente de 40 ans grâce à la chirurgie robotisée, sans circulation extracorporelle et par une méthode totalement endoscopique, annoncé samedi le CHU de Nancy-Brabois. L'équipe chirurgicale du Pr Jean-Pierre Villemot, l'un des pionniers de la transplantation cardiaque en France, a effectué cette opération grâce au robot Da Vinci fabriqué par la firme américaine Intuitive Surgical. Pour réaliser cette opération, qui a été présentée comme une réussite, une expérimentation sur des cochons a été effectuée pendant huit mois sur quelque 150 animaux. Ce robot est utilisé également par deux autres professeurs du CHU de Nancy des unités d'urologie et de chirurgie digestive. Acquis en octobre 2000 dans le cadre de recherches demandées par le ministre de la Santé, il ne pose qu'un problème, mais de taille : il coûte huit millions de FF, l'installation technique de la salle 1, 5 million de FF et la maintenance générale 2, 4 millions de FF... Seuls trois hôpitaux en France disposent pour l'heure du robot Da Vinci : le CHU de Nancy et les hôpitaux Henri-Mondor à Créteil et Georges-Pompidou à Paris.

AP : http://fr.news.yahoo.com/011201/5/2b8fx.html

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Les défibrillateurs semi-automatiques bientôt aussi fréquents que les extincteurs ? D'après une revue des études sur l'efficacité des défibrillateurs semi-automatiques (DSA), ces appareils pourraient devenir aussi fréquents que les extincteurs aux Etats-Unis. Destinés à rétablir une activité cardiaque, ils pourraient sauver chaque année 50.000 vies rien qu'aux Etats-Unis, estiment des chercheurs de l'University of Texas Southwestern Medical Center. Les DSA sont des appareils portables légers (environ 2 kg) mis au point pour être utilisables par des personnes qui ont reçu une formation de base sur leur emploi. L'édition du 4 décembre des Annals of Internal Medicine présente une revue du potentiel de ces appareils et de leur généralisation dans les lieux publics. "Les DSA sont en quelque sorte comme les extincteurs qui sont également placés dans des endroits stratégiques pour que les pompiers ou les autres personnes puissent les utiliser en cas d'incendie", explique le Dr Jose Joglar qui a participé à la rédaction de cet article. L'American Heart Association a initié ce programme de mise à disposition des DSA dans les "lieux publics" en 1994. Idéalement, ces appareils devraient être disponibles dans les aéroports, les prisons, les galeries marchandes, les stades et sur les sites industriels de façon à ce que les victimes d'un arrêt cardiaque puissent bénéficier rapidement d'une défibrillation. Comme le rappellent les auteurs, la rapidité est essentielle puisque les chances de survie se réduisent de 10 % chaque minute après l'arrêt. "La défibrillation rapide est le traitement le plus efficace pour les patients qui ont un arrêt cardiaque, une cause majeure de mortalité aux Etats-Unis. Plus les DSA seront disponibles, plus nombreuses seront les vies sauvées", ajoute Joglar. Une fois allumé, le DSA fournit à l'opérateur les instructions pour le placement des électrodes. Le rythme cardiaque est analysé et en cas de fibrillation ventriculaire, il est demandé à l'opérateur d'administrer le choc. Deux études, l'une portant sur des DSA dans les avions de ligne, l'autre dans des casinos, ont confirmé le potentiel de ces appareils (voir dépêche caducee du 26/10/2000). Ils permettent non seulement de délivrer le choc uniquement lorsque c'est nécessaire mais identifient également les anomalies non liées à un arrêt cardiaque. "Les DSA améliorent la survie de façon drastique", conclut Joglar. "Si vous pouvez réduire le délai avant que la victime d'un arrêt cardiaque soit défibrillée, la différence de survie est énorme".

Caducée : http://www.caducee.net/

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De nouveaux espoirs pour les diabétiques ! Une équipe israelienne est parvenue à contrôler, chez certains diabétiques, les attaques du système immunitaire lui-même contre les cellules responsables de la sécrétion d'insuline. Le diabète de type 1 - ou diabète juvénile - est ce que l'on appelle une maladie auto-immune, précisément parce qu'il est le résultat d'attaques de notre organisme contre lui-même... Il se développe dès l'enfance, après la destruction des ilôts de Langerhans, des cellules qui sécrètent l'insuline dans le pancréas. Et c'est grâce à cette production d'hormone que le taux de glucose dans le sang peut ensuite être régulé. Chez le diabétique de type I, la prise quotidienne d'insuline est vital. Sans elle, un excès chronique de sucre dans le sang peut conduire à des maladies cardio-vasculaires ou rénales ainsi qu'à la cécité. Dans un essai clinique préliminaire, l'équipe israelienne a procédé à l'administration d'un peptide - une molécule de très grande taille - auprès de 15 patients récemment diagnostiqués comme porteurs d'un diabète de type 1. Un autre groupe de 16 patients a reçu un placebo. Or au contraire de ces derniers, les malades traités ont tiré un réel bénéfice de cet essai. En dix mois de traitement, il a été possible de stopper la destruction des cellules pancréatiques par le système immunitaire. Et par là même, les médecins ont pu réduire significativement les besoins de ces patients en insuline injectable.

The Lancet, 22 novembre 2001 : http://www.thelancet.com/journal

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Des cellules embryonnaires souches humaines transformées en neurones chez la souris Des chercheurs américains et allemands ont réussi à implanter des cellules embryonnaires souches humaines, différenciées in vitro en précurseurs des cellules nerveuses, dans le cerveau de souris, et à les faire évoluer en cellules fonctionnelles (neurones et astrocytes) dans différentes régions du système nerveux central. Dans un article publié dans la revue Nature Biotechnology, Su-Chun Zhang et ses collaborateurs de l’université du Wisconsin, à Madison (EU), en collaboration avec une équipe du centre médical de l’université de Bonn en Allemagne, décrivent une approche en deux étapes : d’abord une différenciation in vitro sur un support, de cellules précurseurs neuronales, puis l’implantation de ces cellules in vivo dans le tissu nerveux une fois jugées implantables. Cette étape dans la technologie des cellules souches embryonnaires est très importante », a souligné Su-Chun Zhang. Les chercheurs ont isolé d’embryons humains, les cellules souches précurseurs des cellules nerveuses, puis les ont fait adhérer sur un support solide en compagnie du facteur de différenciation fibroblastique, FGF-2. Ces cellules souches précurseurs ont commencé à se différencier en neurones, en astrocytes et en oligodendrocytes. Après transplantation de ces cellules dans différentes régions du cerveau de souris, elles se sont différenciées en neurones et en astrocytes. Aucun tératome n’a été détecté chez les souris receveuses.Les neurones observés après transplantation ont été pour la plupart identiques à ceux d’un cerveau sain », a commenté Zhang. Ce sont les cellules qui seront utilisées dans quelques années selon les chercheurs pour traiter les patients atteints de la maladie de Parkinson ou d’autres affections du système nerveux central », a-t-il déclaré. « Nous sommes tout prêt de l’application clinique », a-t-il assuré, en insistant sur le fait que sa technique de purification de cellules précurseurs n’a entraîné aucune formation de tumeurs.

Nature Biotechnology : http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf ?file=/nbt/journal/v19/n12/abs/nbt1201-1129.html

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Des scientifiques anglais découvrent une hormone qui régule l'appétit Les scientifiques anglais de l'université impériale, à Londres ont identifié une hormone qui règle l'appétit. Les chercheurs ont en effet constaté que l' hormone de croissance ghrelin joue un rôle central dans a régulation de l'appétit. Cette hormone a été testée en "double aveugle" chez 9 volontaires et les chercheurs ont alors pu constater que ceux qui avaient reçu l'hormone ghrelin augmentaient de 30% leur ration alimentaire et déclaraient avoir beaucoup plus faim. Cette découverte suscite beaucoup d' espoirs dans le traitement de l'obésité et de l'anorexie car les scientifiques anglais pensent qu'en agissant sur le taux de cette hormone il serait possible de redonner de l'appétit aux malades anorexiques et, corrélativement de réduire l'appétit des personnes obèses. "Cette découverte est très importante, surtout quand on connaît les conséquences dramatiques de l'obésité sur la santé des malades", souligne le Professeur Steve Bloom, qui ajoute "cette découverte est un bel exemple du rôle du hasard en science car initialement personne ne pensait que cette hormone puisse avoir un effet sur l'appétit".

BBC : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1689000/1689858.stm

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La première vessie artificielle Munich (Bavière). Selon une étude de l'Organisation Mondiale de la Santé, 200 millions de personnes vivant de part le monde souffrent d'importants troubles du tractus urinaire. Rien qu'en Allemagne, 18000 ablations de la vessie sont effectuées chaque année. En règle générale, une portion d'intestin peut-etre substitue a la vessie. Il en résulte une fois sur quatre un problème d'incontinence, ce qui montre que la méthode reste largement perfectible. Mise au point par Helmut Wassermann, professeur d'universite au nom prédestine, la vessie en matière plastique est sensée résoudre le problème de l'incontinence. Son rôle s'étend au-delà d'une simple fonction de réservoir". Elle est équipée de capteurs qui déclenchent une vibration de la prothèse lorsque celle-ci est remplie d'urine (capacité maximale : 700 ml). Ainsi prévenu, le patient vidange la vessie en commandant l'ouverture d'une valve et la mise en route d'une pompe, toutes deux intégrées dans la prothèse. La définition de la forme tridimensionnelle adéquate de l'organe artificiel, dans le but de minimiser la gène que peut ressentir le greffe, s'est avérée etre un problème quasi-insurmontable. Apres de nombreux essais, le concept initial d'une prothèse monobloc a été abandonné. Dorénavant la vessie est assemblée a partir de plusieurs éléments, chaque élément existant sous diverses formes. La multitude de combinaisons possibles permet d'adapter la prothèse a n'importe quelle anatomie. La vessie artificielle n'est pour l'heure qu'un prototype. Plusieurs phases d'essais sur l'animal devront etre menées a bien, avant d'effectuer les premiers tests sur l'homme. obstacles a sa validation, l'invention du Dr. Wassermann fera, a n'en pas douter, couler beaucoup d'encre.

Be Allemagne : http://www.adit.fr

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Des implants cérébraux pour aider les paralysés à communiquer Des chercheurs de l’université de Stanford ont présenté lors du congrès annuel de la société américaine des neurosciences à San Diego, des résultats prometteurs sur l’utilisation d’une implant cérébral permettant à des singes de déplacer à distance un curseur sur l’écran d’un ordinateur par la seule volonté.Tout d’abord, les chercheurs se sont intéressés aux régions du cerveau impliquées dans la planification des mouvements. Ils se sont aperçus, grâce à des électrodes implantées dans la région pariétale du cerveau de singe, que ceux-ci pouvaient mimer les mouvements des bras avec un curseur appelé ‘prosthetic icon’. Cette étude a été la première à montrer que les cellules responsables de la planification du mouvement peuvent contrôler une prothèse », a commenté Krishna Shenoy, auteur principal de l’étude.Dans un second temps, une étude fonctionnelle a été réalisée toujours sur le singe, animal choisi pour ses capacités à réaliser des tests cognitifs de haut niveau, comme la planification.Le singe a été entraîné à atteindre la droite ou la gauche d’un écran d’ordinateur selon un signal lumineux qui apparaissait brièvement quelques secondes auparavant. Durant l’intervalle entre l’apparition du signal et le mouvement du singe, les cellules de la région pariétale étaient très actives. Des électrodes implantées dans cette région transmettaient un signal à une console électronique qui déterminait la droite et la gauche du mouvement planifié. Les signaux ainsi interprétés provoquaient le mouvement automatique d’un curseur dans la bonne direction.Cet appareillage étant muni d’une seule électrode, le système a donc été limité à deux informations volontaires : aller à droite ou à gauche. « Mais un système plus sophistiqué pourrait calculer exactement l’endroit et le moment de la décision de mouvement du singe », a déclaré Shenoy.« Un tel système pourrait aider les personnes paralysées à communiquer en épelant les mots sur un clavier virtuel. La vitesse de travail de la personne sera un facteur crucial si cet appareil a de telles applications », a conclu Shenoy.

Stanford University 28 novembre 2001 : http://news-service.stanford.edu/news/november28/shenoy-1128.html

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L'ail efficace contre le paludisme et certains cancers ? Un composé présent dans l'ail combattrait le paludisme mais aussi les cellules cancéreuses ! Voilà de nouvelles vertus, tout juste découvertes chez ce bulbe parfumé... Le Pr Ian Crandall et ses collègues, de l'Université de Toronto au Canada, étudient depuis quelques années déjà les bienfaits de l'ail. S'ils étaient persuadés de son efficacité pour contrer le paludisme, ils ignoraient encore que ce condiment pouvait aussi lutter contre les cellules cancéreuses. Les auteurs ont mis en évidence l'action d'un composé disulfuré, présent dans l'ail les oignons ou encore... l'acajou. Comme ils l'ont montré lors de précédents travaux, cette substance aurait la particularité d'inhiber le processus d'infection des cellules par le parasite du paludisme, plasmodium falciparum. Et elle agirait de manière identique sur les cellules cancéreuses. Crandall espère que ce composé ne sera pas seulement utilisé dans le traitement du paludisme. Mais aussi dans celui de certains cancers. Il existe toutefois un inconvénient ! A la question, " ce produit a-t-il la même odeur que l'ail ? ". La réponse de Crandall fuse : " eh bien, à chaque fois que quelqu'un ouvre un flacon dans le laboratoire, tout le monde fuit " ! Enfin pour guérir, il faut parfois souffrir un peu...

Destination Santé : http://www.destinationsante.com/filnews.html

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