Trois logements sur 4 contaminés par des produits chimiques
Un nouveau médicament pourrait prévenir à la fois l'
ostéoporose et le cancer de sein
La résonance magnétique s'impose en cardiologique
Cellules souches de moelle : intérêt dans les AVC
Trois logements sur quatre analysés par un laboratoire du magazine de l'Union
fédérale des consommateurs Que Choisir présentent des cocktails de polluants
chimiques toxiques ou allergisants, selon le numéro de janvier du magazine. Que
Choisir avait proposé à ses lecteurs il y a un an, en janvier 2001, de tester
l'air de leur intérieur grâce à un kit de prélèvement. 885 lecteurs se sont
prêtés à l'expérience et ont placé le kit dans l'endroit le plus fréquenté,
généralement la chambre à coucher. 634 analyses ont ensuite été réalisées en
laboratoire. 855 portaient sur les composés organiques volatils (COV), qui
regroupent notamment les hydrocarbures, le benzène (cancérigène pour l'homme) et
les composés chlorés, présents dans de nombreux produits ménagers comme les
désinfectants, cires et colles, vernis, bombes dépoussiérantes etc. 779 analyses
ont porté sur les aldéhydes, présents à la fois dans le tabac et dans des
colles, vitrificateurs et cosmétiques. Les 885 logements analysés montrent des
taux de COV supérieurs aux seuils de qualité américains pour 76% d'entre eux, et
au delà du seuil allemand de qualité, moins exigeant, pour 54% d'entre eux. Les
concentrations de formaldéhyde (bois agglomérés, sols stratifiés, colles,
papiers peints...) sont supérieures dans 90% des cas aux recommandations de
l'Organisation mondiale de la santé pour les populations sensibles
(asthmatiques, allergiques). Cette contamination de l'air intérieur "n'est
nullement une fatalité", comme en témoigne la trentaine de logements indemnes,
souligne le magazine. La recette ? Ventiler généreusement les pièces, même
l'hiver. Bannir les produits en aérosols, qui "relarguent" dans l'air davantage
de produits chimiques, tels que les bombes dépoussiérantes et cires
vaporisables, et éviter les formulations contenant des solvants. Il n'y a pas de
norme concernant la qualité de l'air intérieur en France. Les pouvoirs publics
ont lancé en juillet le premier "Observatoire" chargé d'étudier l'air à
l'intérieur des bâtiments, afin de mesurer ses incidences sur la santé.
AFP :
http://www.caducee.net/afp/edit.asp ?id_depeche=8264
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Les scientifiques britanniques ont mis au point un nouveau médicament qui
pourrait prévenir à la fois l'apparition de l' ostéoporose et du cancer de sein
chez les femmes âgées. Ce médicament, baptisé Tibolone, a été mis au point par
une équipe du Centre Hospitalier pour l'Etude des Maladies Osseuses en
coopération avec la firme pharmaceutique hollandaise Organon. Le Tibolone se
distingue du traitement hormonal conventionnel en associant trois hormones :
progestogène, oestrogène et androgène. Les premiers essais sont assez
encourageants pour que nous passions à une expérimentation à plus grande
échelle" a déclaré le Professeur David Purdie, qui rappelle que la moitié des
femmes anglaises de plus de 75 ans sont touchées par l'ostéoporose et que les
fractures provoquées par cette maladie ont un coût de 1, 7 milliard de livres
par an pour le Service National de Santé ( NHS).
BBC :
http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1730000/1730137.stm
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Un groupe international rapporte dans le NEJM les bons résultats de
l'angiographie par résonance magnétique pour la détection des sténoses
coronaires. Selon les résultats publiés, cette technique non invasive est aussi
efficace que l'angiographie par rayons X pour écarter la présence d'une lésion
du tronc commun gauche ou une maladie tritronculaire. Ces auteurs ont recruté
109 hommes et femmes chez lesquels une sténose coronaire était suspectée. Un
matériel et un protocole standardisé étaient utilisés pour réaliser les
angiographies par résonance magnétique. Les patients ont bénéficié dans un
premier temps d'une angiographie par résonance magnétique dont la durée était
d'environ 70 minutes. Une angiographie par rayons X était ensuite réalisée et
les résultats des deux méthodes comparés. Les auteurs soulignent l'efficacité de
l'angiographie par résonance magnétique pour les lésions du tronc commun gauche
ou les atteintes coronariennes tritronculaires : la sensibilité et la
spécificité de la méthode étaient respectivement de 100 % et 85 %. La valeur
prédicitive négative était de 81 % pour l'ensemble des sténoses et de 100 % pour
les sténoses du tronc commun gauche. Cette étude représente une avancée majeure
dans l'angiographie non invasive par résonance magnétique. Elle montre que
l'emploi de l'angiographie par résonance magnétique peut être standardisé et
donc généralisable.
http://www.caducee.net/breves/breve.asp ?idp=&idb=3104&cal=1
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Le potentiel thérapeutique des cellules souches de moelle semble important et
intéresse de plus en plus les chercheurs. De nouveaux travaux montrent son
intérêt dans la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux. De nombreux
travaux ont montré l'intérêt de la greffe de cellules souches dans de nombreuses
indications, portant sur des organes divers ( pancréas, cerveau, oeil ). Les
cellules souches de moelle sont elles aussi porteuses d'un grand espoir
thérapeutique. Une équipe de chercheurs américains vient de publier ses travaux
dans la revue "Stroke". Elle s'est intéressée aux accidents vasculaires
cérébraux et a mené ses travaux sur des rats. Deux groupes ont été constitués :
le premier a bénéficié d'une perfusion de cellules souches du stoma medullaire,
prélevées sur leur propre moelle et mises en culture avant de leur être
réinjectées après l'accident vasculaire cérébral ( à J1 ou J7 ). Le deuxième
groupe n'a rien reçu. Un bilan neurologique a régulièrement été pratiqué chez
tous les rats, avant l'AVC et jusqu'à cinq semaines après. Les résultats sont
sans appel : tous les rats traités présentent 14 jours après l'AVC une
récupération complète ou quasi-complète, qu'ils aient bénéficié de la perfusion
directement après l'accident vasculaire cérébral ou sept jours après. Dans la
transposition de ce traitement à l'homme, le fait que les résultats soient
comparables quel que soit le délai de perfusion des cellules souches après
l'accident vasculaire cérébral est important. Par ailleurs, ces résultats
ouvrent des perspectives de recherches dans d'autres maladies neurologiques,
telles que la maladie de Parkinson ou les traumatismes cérébraux ou médullaires.
Il faut noter que le mécanisme d'action de ces perfusions n'est pas encore
connu.
Stroke :
http://www.stroke.ahajournals.org/
http://www.tregouet.org/lettre/index.html
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