Médecine & Santé
Mise en évidence de nouvelles cellules souches mésenchymateuse
Maladies orphelines : la recherche s'organise
Cancer du pancréas : une nouvelle thérapie
Des chercheurs français découvrent une hormone-clé dans l'absorption du fer
Evaluer le risque d'accident vasculaire cérébral après un infarctus du myocarde
Soleil et cancers : une association qui a parfois du bon
30 minutes par jour d'exercice : un passeport vers la bonne santé
Accidents vasculaires cérébraux : des billes remplies de médicaments jugées efficaces
L'aspirine réduirait le risque de cancer du colon
Le thé vert a une action protectrice contre les cancers de l'estomac et de l'oesophage
Mise en évidence de nouvelles cellules souches mésenchymateuse Des chercheurs de la société Kyowa Hakko Kogyo ont annoncé qu'ils avaient découvert un nouveau type de cellules souches mesenchymateuses qui se différencient en cellules musculaires cardiaques et en cellules endotheliales. Ces recherches ont été menées en collaboration avec l'université de Keio et un brevet a été dépose. Cette équipe a confirme que ces cellules se différencient en muscle cardiaque, en tissus adipeux et en muscle squelettique. Ils ont aussi établi un protocole pour l'isolement et la culture de cellules souches neurales adultes et de cellules souches adultes pluripotentes. Kyowa Hakko Kogyo espère, a partir de ces cellules, développer de nouveaux anticorps, de nouveaux médicaments et des cellules pour une thérapie cellulaire afin d'apporter de nouveaux traitements pour le cancer, l'allergie et les maladies neurologiques.
Be Japon : http://www.adit.fr
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Maladies orphelines : la recherche s'organise Trop rares pour être jusqu'ici correctement combattues par la médecine, souvent abandonnées par la recherche et oubliées de l'industrie pharmaceutique, les maladies rares concernent une personne sur 2 000, mais pour cette personne-là et ses proches, c'est du 100 % car elles revêtent la plupart du temps une gravité extraordinaire. « Le résultat de la méconnaissance de ces maladies rares par les médecins et les laboratoires pharmaceutiques, ce sont des diagnostics erronés ou tardifs, puis une fois le diagnostic posé, l'absence de prise en charge des malades du fait de l'absence de médicaments, l'industrie jugeant leur fabrication non rentable », a déclaré hier le ministre de la Recherche, Roger-Gérard Schwartzenberg, lors de la signature de l'installation officielle de l'Institut des maladies rares . « Mais nous n'avons pas l'intention de laisser les patients face à cette logique du marché et du profit qui dénie leur droit à la santé et les enferme dans un sentiment d'abandon et d'exclusion », a-t-il ajouté.
Cet institut sera présidé par le professeur Alain Fischer, chef du service d'immunologie et d'hématologie pédiatrique de l'hôpital Necker-Enfants malades (Paris), à qui l'on doit la seule thérapie génique réussie au monde avec la guérison de neuf « enfants bulles ». « Nous pouvons compter sur un minimum de 1, 5 million d'euros pour le démarrage de ce GIS (Groupement d'intérêt scientifique) et son premier appel d'offres », a précisé le ministre de la Recherche. Par ailleurs l'Association française contre les myopathies s'est engagée à y contribuer à hauteur de 2, 1 millions d'euros dès cette année, investissement rendu possible grâce au succès renouvelé du Téléthon 2001 qui a récolté euros soit plus de 532 millions de francs.
Difficile de citer toutes les affections concernées par ce terme de maladies rares, car elles sont paradoxalement très nombreuses. Elles concernent au bas mot près de 4 millions de personnes en France si l'on compte les malades et leur famille et près de 25 millions de personnes en Europe. Sont recensées aujourd'hui plus de 8 000 pathologies différentes, de la maladie des os de verre à son contraire celle des os de pierre, de la maladie de la peau de serpent aux maladies lysosomales. Faute de pouvoir les rattacher à une famille connue, et aussi parce qu'il n'existe pratiquement pas de médicament pour soigner les personnes atteintes, on les appelle aussi maladies « orphelines ».
« L'âge d'apparition a été établi pour 400 maladies. Les trois quarts d'entre elles sont présentes dès la naissance ou apparaissent avant l'âge de deux ans », précise le professeur Ségolène Aymé, généticienne qui a mis en place Orphanet, la base de données de loin la plus complète au monde. « Sur 280 affections étudiées, l'espérance de vie est inférieure à 5 ans pour 30 % d'entre elles, inférieure à 30 ans pour 50 % d'entre elles mais considérée comme normale pour 41 %. » Ce qui représente un poids considérable en termes de souffrance, de désespoir et de handicap.
Comme beaucoup d'entre elles sont d'origine génétique, la génomique devrait, espère-t-on, pouvoir ouvrir de nouveaux espoirs en matière de découvertes fondamentales, de prévention et de soins. Les chercheurs misent aussi beau coup sur la thérapie cellulaire, encore appelée médecine régénératrice, qui fait appel aux recherches sur les cellules souches d'embryons surnuméraires.
Le nouvel institut devrait également devenir la pierre angulaire d'un futur Institut européen des maladies rares. L'Allemagne et l'Espagne devraient dans les mois qui viennent prendre une initiative similaire. Enfin au niveau mondial, le 15 mars dernier, à New York, 150 médecins et experts réunis par Médecins sans frontières ont appelé le secteur public à prendre la relève de l'industrie pharmaceutique pour développer des médicaments soignant les « maladies les plus négligées ».
Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20020403.FIG0164.html
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Cancer du pancréas : une nouvelle thérapie Le cancer du pancréas est l'un des cancer les plus difficiles a soigner : la chirurgie est rarement une option et le cancer répond mal a la chimiothérapie. Le taux de survie a un an est d'environ 10%. Une équipe britannique, principalement installée au "National Medical Laser Centre" de Londres, a mis au point une nouvelle thérapie appelée thérapie photodynamique pour essayer de traiter le cancer du pancréas. Un premier essai de phase I réalisé sur 16 patients semblent donner des résultats encourageants, avec un taux de survie de 44% a un an. Cette thérapie consiste a administrer, par voie intraveineuse, un médicament photosensibilisant, le meso-tetrahydroxyphenyl chlorin, puis a activer le processus pour induire une nécrose des tissus cancéreux. L'activation se fait a l'aide de fibres optiques introduites par voie percutanée et guidée a l'aide d'un ordinateur.
The Times 14/03/02 : http://www.thetimes.co.uk/
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Des chercheurs français découvrent une hormone-clé dans l'absorption du fer La découverte par des chercheurs français d'une hormone, qui joue un rôle clé dans l'absorption du fer chez les mammifères, pourrait déboucher dans l'avenir sur des applications thérapeutiques concernant des centaines de millions de personnes dans le monde, selon le responsable de l'équipe. "Il s'agit d'un travail vraiment important", a déclaré jeudi à l'AFP le professeur Axel Kahn qui dirige l'équipe de l'Institut Cochin, à Paris, à l'origine de la découverte de cette hormone, l'hepcidine, "recherchée depuis 40 ans" par la communauté scientifique. L'équipe (INSERM, CNRS), animée par Sophie Vaulont, décrit ses travaux sur des souris dans la dernière livraison des comptes-rendus de l'académie des sciences américaine, les PNAS. "Cette hormone, l'hepcidine, joue un rôle clé dans le métabolisme du fer. Elle est au fer ce que l'insuline est au glucose" qui garantit le maintien d'un taux normal, physiologique, de sucre dans le sang, explique le Pr Kahn. Selon lui, cette découverte devrait relancer les recherches sur les traitements des maladies humaines, très fréquentes, liées à une insuffisance ou à un excès en fer. "Les anomalies de teneur en fer, insuffisances ou surcharges, concernent des centaines de millions de personnes dans le monde", selon le Pr Kahn, qui cite des "anémies, l'hémochromatose" et "l'inflammation chronique observée par exemple, lors de rhumatismes inflammatoires et de cancers extrêmement fréquents". Les perspectives thérapeutiques, qu'il estime "considérables", mais aussi diagnostiques, ont fait l'objet d'un dépôt de brevet.
PNAS : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/99/7/4596 ?
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Evaluer le risque d'accident vasculaire cérébral après un infarctus du myocarde une très large enquête épidémiologique américaine, 2, 5 % des patients hospitalisés pour un infarctus du myocarde (IDM) développeront un accident vasculaire cérébral (AVC) dans les six mois suivants. L'étude des facteurs de risque d'AVC dans ces conditions permet de montrer que 20 % des plus de 75 ans seront hospitalisés pour un AVC."L'importance de l'AVC après un IDM a été sous-estimée, particulièrement chez les plus âgés", explique Judith Lichtman de la Yale School of Medicine. "Nos résultats démontrent que l'AVC après un IDM est beaucoup plus fréquent qu'on ne le pensait". Le Dr Lichtman et ses confrères ont revu les dossiers de 111.023 patients qui avaient été hospitalisés pour un IDM entre 1994 et 1995. Parmi eux, les auteurs ont identifié ceux qui avaient été à nouveau hospitalisés dans les six mois suivants mais pour un AVC ischémique. Ils publient leurs résultats dans la revue Circulation.En résumé, le risque d'AVC dans les six mois qui suivent un IDM est de 1 sur 40. "Des facteurs cliniques simples peuvent prédire le risque d'AVC et en se basant sur ces facteurs nous avons identifié 20 % des patients les plus âgés qui ont une chance sur 25 d'être hospitalisés pour un AVC dans les six mois après leur sortie", concluent les auteurs.
Circulation : http://intl-circ.ahajournals.org/current.shtml
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Soleil et cancers : une association qui a parfois du bon L'exposition au soleil, réputée pour favoriser les cancers de la peau (voir articles liés), pourrait aussi avoir du bon en réduisant le risque de cancer du sein ou du cancer du colon. Telle est la conclusion d’une étude américaine publiée jeudi dans un journal britannique spécialisé, Occupational and Environnemental Medicine.L'équipe du Dr Michael Freedman du National Cancer Institute américain, à Bethesda (Maryland) s'est servi des certificats de décès émis de 1984 à 1995 par 24 Etats américains représentatifs de toutes les régions du pays, pour étudier le nombre de morts dues à cinq cancers : sein, ovaires, colon, prostate et cancer de la peau. Comme l'on pouvait s'y attendre, le nombre le plus élevé de décès par cancers de la peau (autres que le mélanome), a été retrouvé dans les zones les plus ensoleillées : Californie, Caroline du Sud, Floride, Hawaï, Texas...
En revanche, le taux de morts dues aux cancers du sein et du colon y étaient significativement plus bas. Ceci à l'exception du risque de cancer de la prostate chez les hommes noirs américains, qui est augmenté dans les régions les plus ensoleillées. Le fait de travailler à l'extérieur dans un environnement très ensoleillé est aussi associé avec une mortalité moindre par cancer du sein ou du colon, selon l'étude. Elle montre que la relation entre ces taux inférieurs de mortalité par cancers est d'autant plus forte que la zone géographique est plus ensoleillée, et cela indépendamment de l'effort physique qu'implique un travail à l'air libre.Des expériences de laboratoire ont montré que la vitamine D ralentit la vitesse de multiplication des cellules cancéreuses, dont des cellules du sein et de l'intestin. Ces tests apportent une explication possible de l’action protectrice de rayons du soleil, relèvent les auteurs. Le soleil stimule la synthèse de la vitamine D par l'organisme. Les scientifiques recommandent de mener des recherches supplémentaires sur les effets potentiellement protecteurs du soleil, en affinant les mesures des expositions engendrés par les loisirs ou le travail.
TF1 : http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,904428,00.html
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30 minutes par jour d'exercice : un passeport vers la bonne santé La sédentarité est une cause majeure de maladies cardio-vasculaires, de diabète et d’obésité. L’OMS estime qu’elle entraîne plus de 2 millions de décès par an. Il est probable qu’un tiers des cancers pourraient être évités par une alimentation saine, le maintien d’un poids normal et l’exercice physique tout au long de la vie. L’alliance d’une mauvaise alimentation, de la sédentarité et du tabagisme est considérée comme la cause de jusqu’à 80 % des cardiopathies coronariennes prématurées. Dans des pays aussi divers que la Chine, la Finlande ou les Etats-Unis d’Amérique, des études ont montré que les changements de mode de vie même relativement modestes suffisaient à prévenir l’apparition de pratiquement 60 % des cas de diabète de type 2.
Afin d’appeler l’attention des décideurs, des responsables de la santé publique et de la société civile sur ces problèmes, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, a annoncé que la Journée mondiale de la Santé 2002 insisterait sur l’importance de la condition physique et d’un mode de vie sain. Les effets bénéfiques de l’exercice physique seront au centre des activités de la Journée mondiale de la Santé partout dans le monde. L’exercice physique procure directement ou indirectement bon nombre d’avantages sur le plan de la santé. Il permet d’abaisser les taux de violence chez les jeunes, de promouvoir des modes de vie sans tabac et de réduire les autres comportements à risque tels que les rapports sexuels non protégés ou la consommation de drogues illicites. Il contribue également à lutter contre le sentiment d’isolement et de solitude chez les personnes âgées et améliore leur agilité physique et mentale.
Il faut prendre conscience que l'activité physique est la clé d'un mode de vie sain, et qu'elle doit faire partie intégrante de la vie quotidienne", a estimé le Dr. Marc Danzon, directeur régional de l'OMS pour l'Europe. Cet appel a été lancé à l'occasion de la Journée mondiale de la santé 2002, le 7 avril, dont le thème était "Activité physique et santé". "Il suffit d'effectuer les petits déplacements à pied ou à vélo" selon M. Danzon, ou encore monter les escaliers, nettoyer son logement, faire du sport, même devant sa télévision.
Bénéfique à tout âge, l'exercice physique est particulièrement recommandée aux personnes âgées de plus de 50 ans. Il permet un accroissement de la force musculaire et du sens de l'équilibre, une plus grande liberté de mouvement grâce à des articulations en meilleur état, et une coordination motrice améliorée... Sans compter d'autres effets favorables, notamment sur la tension artérielle, le cholestérol et le poids... La pratique régulière d'une activité physique retarde également la perte de masse osseuse. Laquelle débute vers 50 ans chez l'homme et... dès la trentaine chez la femme. Elle peut donc constituer une arme efficace contre les fractures liées à l'ostéoporose, qui guettent une femme sur trois passé 50 ans !
"30 minutes d'activités par jour représentent une dépense de 150 kilocalories", ajoute le communiqué qui précise que cela suffit "pour améliorer sa santé et prévenir les maladies". La situation en Europe demeure peu satisfaisante souligne l'OMS, constatant que plus de 30% des adultes ne pratiquent aucune activité physique au cours d'une semaine type, et que l'obésité a augmenté entre 10 et 40% dans différents pays de l'Union européenne dans les années 90. "Il faut que les citoyens soient sensibilisés aux bienfaits de l'activité phsyique et comprennent qu'il importe de bouger pour être en bonne santé" a observé de son côté le Dr. Roberto Bertollini, directeur de la division de soutien technique au bureau régional de l'OMS pour l'Europe.
OMS : http://www.who.int/world-health-day/journee_mondiale_sante.shtml
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Accidents vasculaires cérébraux : des billes remplies de médicaments jugées efficaces L'implantation de petites billes remplies de médicament dans le cerveau d'une personne victime d'une certaine forme d'accident vasculaire cérébral (AVC) pourrait prévenir l'apparition d'une grave complication, selon un étude japonaise publiée vendredi dans l'une des revues de l'Association américaine de cardiologie (AHA), "Stroke".Dans cette forme d'AVC, l'hémorragie sous-arachnoïdienne, les patients développent un spasme vasculaire au cours duquel les artères cérébrales se bouchent, privant le cerveau de l'arrivée de sang. Dans la plupart des cas, ce spasme provoque des dégâts dans le cerveau, mais il peut aussi entraîner la mort du patient. Pour cette étude qui a porté sur vingt patients ayant souffert d'une hémorragie sous-arachnoïdienne, les chercheurs ont introduit deux à dix billes, chacune de la taille d'un grain de riz, à proximité des artères susceptibles de faire un spasme. Ces billes étaient remplies de nicardipine, un médicament de la famille des béta-bloquants habituellement utilisé pour corriger une hypertension artérielle. Aucun de ces patients n'a été victime de spasme artériel sévère. Toutefois, six d'entre eux ont souffert d'une forme modérée, à distance de là où étaient placées les billes. Un des patients a présenté de petites contractions artérielles, tandis qu'un autre a présenté un spasme artériel suffisamment important pour provoquer une infirmité.
Dans tous les cas, la fréquence et la sévérité de ces accidents étaient beaucoup moins importantes que chez les gens non traités, a souligné le Dr Hidetoshi Kasuya de l'Université médicale des femmes de Tokyo. Le Dr Gregory Del Zoppo, professeur associé à l'Institut de recherche Scripps à La Joya (Californie), a souligné que les béta-bloquants représentent le traitement habituel des spasmes artériels, mais qu'ils ne marchent pas dans tous les cas. Les médecins sont donc à la recherche d'alternatives, a-t-il ajouté. Le Dr Kasuya a déclaré que tant que les scientifiques ne sauront pas ce qui est à l'origine de ces spasmes, les traitements conventionnels ne seront pas particulièrement efficaces, mais compliqués et hasardeux. Commentant ces travaux, le Dr Mark Alberts, directeur du programme sur les AVC à l'hôpital Northwestern Memorial de Chicago, estime que le premier frein à la méthode japonaise est le fait que l'introduction des billes nécessite un geste chirurgical et que cette méthode ne semble efficace que sur les vaisseaux placés à proximité de ces implants. Selon lui, injecter le médicament directement en intraveineuse pourrait aussi prévenir le spasme vasculaire. "Cette recherche représente une grande avancée potentielle", a-t-il toutefois souligné.
Stoke : http://stroke.ahajournals.org/cgi/content/abstract/33/4/1011
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L'aspirine réduirait le risque de cancer du colon
Sonya Scandal
La prise quotidienne d'une dose pédiatrique d'aspirine réduirait le risque de cancer du colon en empêchant la réapparition, après retrait chirurgical, de polypes (excroissances) coliques inquiétants, selon une nouvelle étude américaine. Les travaux menées par le Dr John Baron, de l'Ecole médicale de Dartmouth (New Hampshire), ont été présentés le 7 avril lors du congrès de l'Association américaine pour la recherche sur le cancer (AACR). Selon les résultats, une dose de 80 milligrammes/jour d'aspirine réduit le risque de cancer colique de 19%. Cette dose correspond à celle que prennent des millions d'Américains pour prévenir d'eventuels accidents cardiovasculaires. Jusque là, les preuves de l'efficacité de l'aspirine dans la prévention du cancer du colon n'avaient jamais été démontrées. Seule l'observation des personnes sous aspirine montrait que ces dernières présentaient 50% de moins de cancers du colon que celles n'en prenant pas. L'étude américaine a été menée auprès de 1.121 hommes et femmes en bonne santé, répartis dans neuf villes des Etats-Unis, à qui on avait retiré des polypes à l'occasion d'une coloscopie de routine. Ces patients avaient reçu indifféremment de l'aspirine ou un placebo. Trois ans plus tard, les scientifiques ont trouvé que 38% de ceux qui prenaient une dose pédiatrique quotidienne d'aspirine avaient de nouveaux polypes, alors qu'ils étaient 47% dans le groupe sous placebo. Par ailleurs, un très léger mieux était observé parmi ceux qui prenaient une dose entière. Ils ne rechutaient que dans 45% des cas. Face à ces résultats, les autorités sanitaires se disent prêtes à recommander une consommation quotidienne d'aspirine aux personnes à qui on a retiré un ou des polypes suspects, bien qu'ils souhaitent attendre le résultat d'une deuxième étude l'an prochain. "Nous sommes arrivés à la conclusion que pour les personnes à risque connu de cancer du colon, la prise d'aspirine pourrait représenter une option", a commenté le Dr Ernest Hawk, chef de la recherche en gastro-entérologie à l'Institut national du cancer (NCI). "Mais je serais plus sûr quand j'aurai les résultats de la deuxième étude."Par son action anti-coagulante, l'aspirine prévient la survenue de caillots sanguins, mais provoque des ulcères digestifs."L'aspirine présente de vrais risques. C'est cet effet qui me fait hésiter", a indiqué le Dr John Baron. rois études importantes sont actuellement menées dont l'objectif est de comparer l'effet préventif du Vioxx et du Celebrex, deux nouveaux anti-inflammatoires sans effet dangereux pour l'estomac, sur la réapparition de polypes.
AACR : http://www.aacr.org/1100_files/XcNewsPlus/XcNewsPlus.asp ?cmd=view&articleid=18
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Le thé vert a une action protectrice contre les cancers de l'estomac et de l'oesophage Une étude américaine vient de démontrer que la consommation régulière de thé vert avait un effet protecteur puissant contre les cancers de l'estomac et de l' oesophage. Cet effet chimioprotecteur serait du à la haute teneur en polyphenols du thé vert. "Nous pensons qu'une consommation régulière de thé vert peut réduire de moitié le risque de cancers de l'estomac et de l' oesophage" précise Can-Lan Sun, le chercheur qui a dirigé cette étude et qui travaille au département de médecine préventive du centre de recherche Norris sur le cancer Center à Los Angeles. Cette étude a été réalisée en collaboration avec le centre de recherche sur le cancer de Shanghai, en Chine, et a porté sur 18244 chinois d'âge moyen. L'étude a montré qu'il y avait une corrélation statistiquement significative entre le taux epigallocatechine (EGC) , un polyphénol contenu dans le thé vert, et un risque réduit de cancer de l'estomac et de l' oesophage. Cette étude vient une nouvelle fois confimer le rôle central de l'alimentation dans la prévention active de certains cancers les plus meurtriers. Il faut en effet savoir qu'aux USA le taux de survie à 5 ans pour le cancer de l'estomac n'est que de 21% et que ce taux de survie n'est que de 11% à un an pour le cancer de l' oesophage.
AACR : http://www.aacr.org/1100_files/XcNewsPlus/XcNewsPlus.asp ?cmd=view&articleid=18
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