Médecine & Santé
Les effets bénéfiques du jus de raisin rouge sont dus aux flavonoïdes, des
substances d'origines végétales (aussi appelées parfois vitamine P) aux
propriétés anti-oxydantes et présentes par exemple dans la pelure du raisin.
Afin de mieux comprendre les mécanismes d'action de ces flavonoïdes, une équipe
de chercheurs de l'Université de Georgetown, dirigée par le Dr Jane Freedman, a
suivi 20 personnes qui ont bu quotidiennement deux verres de jus de raisin rouge
pendant 14 jours. Selon leurs conclusions publiées mardi dans la revue
Circulation, ces substances agissent essentiellement de deux manières : d'une
part, en augmentant la concentration d'anti-oxydants dans le plasma sanguin ;
d'autre part, en diminuant la production d'un radical libre dans l'organisme.
Les flavonoïdes « ont un effet protecteur sur les anti-oxydants (...) et ils ont
aussi un effet positif direct sur un certain nombre de fonctions biologiques », a
noté le Dr Jane Freedman. Les analyses ont en effet montré que le niveau de
vitamine E dans le plasma sanguin était supérieur de 13% par rapport au début de
l'expérience. De même, la capacité d'anti-oxydant du plasma s'était accru de 50%
et la production d'oxyde nitrique issue des plaquettes sanguines a augmenté de
70. L'oxyde nitrique limite la formation de caillots en empêchant les plaquettes
de s'agglutiner. Il permet donc de prévenir l'athérosclérose (rétrécissement des
artères). Inversement, la production de superoxyde, un radical libre
particulièrement dangereux, est diminuée d'un tiers à l'issue de l'expérience.
Les radicaux libres sont des substances issues de l'oxydation cellulaire ayant
une forte réactivité et qui cherchent dans leur environnement une molécule pour
se lier. L'organisme produit naturellement des radicaux libres de façon continue
mais certains facteurs en aggravent la production. Ils possèdent une toxicité
redoutable car ils font vieillir prématurément.
Cyberpresse :
http://www.cyberpresse.ca/groups/public/documents/convertis/sci_p1062918.hcsp
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Une équipe de la Cleveland Clinic Foundation ( Ohio ) a effectué une greffe
de larynx sur un accidenté de la route il y a de cela trois ans : avec le recul,
cette première est une réussite, puisque cet homme de 40 ans a retrouvé la voix
et est en parfaite santé. L'homme qui s'est fait greffer a été victime d'un
accident de la route il ya de cela 20 ans : son larynx et son pharynx avaient
été écrasés, le laissant aphone et dénué de goût et d'odorat. Une équipe de
chercheurs de Cleveland ( Dr Marshall Strome and coll. ) mène depuis 10 ans des
expériences de greffes de larynx sur des rats, toujours couronnées de succès.
Après avoir mis en garde le patient des risques qui pouvaient découler d'une
telle opération et après avoir obtenu son assentiment, l'équipe de scientifiques
a recherché un donneur HLA identique ( pour réduire les risques de rejet ) puis
a procédé à la greffe de larynx, de pharynx ( 75% ) , de la trachée et des
glandes thyroïde et parathyroïde. A la suite de cette greffe, le patient a subi
trois épisodes de trachéo-bronchite infectieuse et une pneumonie, guéris par un
traitement antibiotique, puis un épisode de rejet vite contrôlé par l'équipe
soignante. Quelques jour après la greffe, le patient était en mesure de parler,
sa voix s'améliorant au fil des mois pour devenir tout à fait normale trois ans
plus tard. Le greffé a également retrouvé le goût et l'odorat. Avec le recul,
cette première constitue un grand espoir...
Csanté :
http://www.csante.com/comsante/gen/read.php3 ?
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D'après des travaux publiés dans la revue Circulation, une complémentation en
lutéine pourrait conférer un effet protecteur contre le développement précoce de
l'athérosclérose. La lutéine appartient à la famille des caroténoïdes, composés
retrouvés notamment dans les fruits et légumes. Certains auteurs estiment que
ces composés participent à la réduction du risque cardiovasculaire liée à la
consommation de ces aliments. Dans une nouvelle étude, Dwyer et al. se sont
intéressés à l'effet de la lutéine sur la progression de l'athérosclérose. Cet
aspect a été étudié par le biais d'une étude épidémiologique, une étude sur des
cellules en culture et sur un modèle animal. L'étude épidémiologique a été
conduite sur un groupe de 480 personnes sélectionnées au hasard et âgées de 40 à
60 ans. La progression de l'athérosclérose a été évaluée par la mesure de
l'épaisseur des artères carotides et comparée au taux de lutéine dans le sang.
Après 18 mois, la progression de l'athérosclérose était plus faible chez les
personnes avec les concentrations de lutéine les plus élevées. Enfin, une
complémentation alimentaire en lutéine a largement diminué la taille des lésions
athérosclérotiques chez des souris génétiquement prédisposées. Au vu de ces
résultats, les auteurs estiment qu'il serait souhaitable d'aller plus en avant
dans l'étude de l'impact d'une complémentation en lutéine sur le risque
cardiovasculaire. Par ailleurs, ces données pourraient aider à expliquer
pourquoi les régimes alimentaires riches en fruits et légumes sont liés à une
réduction du risque cardiovasculaire. On trouve principalement la luteine dans
le jaune d'oeuf et dans les avocats, asperges, concombres, brocolis, céleris,
épinards et choux de Bruxelles.
BBC :
http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1395000/1395576.stm
Circulation
:
http://circ.ahajournals.org/cgi/content/abstract/103/24/2922 ?
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transplantation de cellules de pancréas de porc à un babouin diabétique
pourrait permettre de maintenir le taux d’insuline du singe à la normale pendant
au moins un an, selon le Professeur Opara, du centre médical universitaire de
Duke(Caroline du Sud). Le diabète est dû à un dysfonctionnement du pancréas qui
ne sécrète plus ou quasiment plus d’insuline. L’insuline est l’hormone qui
permet au sucre, principale source d’énergie cellulaire, de rentrer dans les
cellules. Si cette hormone fait défaut le sucre s’accumule dans le sang. Le
diabète de type II, insulino-résistant, touche en particulier les personnes de
plus de 60 ans étant ou ayant été obèses. La production d’insuline est
insuffisante et tend à disparaître. L’équipe du Pr Opara a injecté à un babouin,
amputé de 90% de son pancréas, plus de 250.000 cellules encapuchonnées provenant
des pancréas de trois cochons. La méthode utilisée par les chercheurs a permis
de passer outre la barrière immunitaire, qui jusqu’à présent avait empêché le
succès de ce genre de traitement. Le professeur espère lancer des essais
cliniques sur l’homme d’ici un à deux ans. Mais pour l’instant les chercheurs ne
savent pas combien de pancréas de porcs il faudra pour maintenir un taux stable
d’insuline chez l’homme. Selon eux, ce type de traitement ne pourrait être
envisagé que sur des diabétiques de type II. Les cellules de pancréas seraient
injectées dans l’abdomen des patients par laparoscopie. Actuellement cinq autres
babouins subissent le même traitement. Selon le Pr Opara, le pancréas de babouin
est suffisamment proche du nôtre pour que les premiers résultats soient très
encourageants et ouvre la voie vers un traitement efficace contre le diabète.
Cette découverte pourrait changer la vie des diabétiques, astreints à un régime
alimentaire des plus stricts et à des piqûres régulières d’insuline.
Sciences&Avenir :
http://quotidien.sciencesetavenir.com/sci_20010618.OBS5437.html
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