Médecine & Santé
Le tabagisme passif en entreprise est vraiment dangereux.
Tabagisme passif : faire parler les cheveux...
La maladie de Parkinson guéri chez le rat grâce à des cellules souches
L'association entre les maladies infectieuses et l'athérosclérose se confirme
La dépression est liée au risque d'accident vasculaire cérébral
Les résultats positifs du pacemaker cérébral ^p> Le tabagisme passif en entreprise est vraiment dangereux. La preuve en est faite : le tabagisme passif, très fréquent sur le lieu de travail, augmente nettement les symptômes respiratoires dont souffrent les non-fumeurs...Cette étude est parmi les plus importantes jamais publiées sur le tabagisme passif au travail. Le Suédois Christer Janson, d'Uppsala, et ses collaborateurs ont en effet suivi près de 7 900 non-fumeurs de 20 à 48 ans. Lesquels vivaient dans 36 villes de 16 pays ! Dans une ville sur trois, il s'est avéré que plus de la moitié de la population était exposée au tabagisme passif " régulièrement et contre son gré ". Les proportions sont éminemment variables : de 2, 5% des salariés à Uppsala jusqu'à 53, 8% à Galdakao, en Espagne ! Et pour la France, de 17, 7% à Grenoble jusqu'à 27, 6% à Bordeaux. Selon les auteurs, cette exposition est à l'origine " de signes respiratoires de tous types, asthme compris ". Une proportion considérable d'individus déclare souffrir d'essoufflement - en particulier la nuit ou après un exercice physique - mais aussi d'oppression. Et certains sujets souffrent aussi d'une plus grande réactivité bronchique aux irritants et allergènes. Les auteurs réclament la mise en place de mesures effectives pour limiter les risques liés au tabagisme passif sur le lieu de travail. Rappelons qu'en France, la loi Evin interdit l'usage du tabac dans les lieux publics et les locaux des entreprises, sauf éventuellement dans des locaux prévus à cet effet. Et de nombreuses entreprises font actuellement l'objet de poursuites pour défaut d'application.
The Lancet du 22-12-01 : http://www.thelancet.com/search/search.isa
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Tabagisme passif : faire parler les cheveux... Vos cheveux stockent une quantité insoupçonnée d'informations ! Ils peuvent même traduire une exposition particulière au tabagisme passif. Une équipe américaine a évalué le phénomène chez... 455 enfants de 3 à 27 mois. Les auteurs ont recherché la présence de nicotine dans les cheveux de 297 enfants, et de cotinine dans les urines des 158 autres. Car la cotinine, marqueur bien connu du tabagisme, n'est autre que... de la nicotine transformée par l'organisme. Résultat, après avoir vérifié les habitudes tabagiques des parents, ils ont établi que le cheveu était un meilleur indicateur d'exposition au tabagisme passif que les urines. Une vraie surprise. Car les prélèvements urinaires sont, à l'heure actuelle, très largement utilisés. Seulement voilà. Cette méthode se heurte à deux inconvénients majeurs. D'abord, l'excrétion urinaire de cotinine varie d'un individu à un autre. En outre, la cotinine disparaît rapidement des urines. Sa demi-vie est en effet de 20 heures, ce qui signifie que nous éliminons toutes les 20 heures 50% de la cotinine urinaire. Le cheveu garde plus longtemps les traces d'un corps chimique. Un centimètre de cheveux révèle ce qu'un individu a absorbé durant tout le mois précédent. Et même si cette méthode comporte aussi quelques défauts - les décolorants peuvent altérer les résultats - elle a ses adeptes. Des tests de ce type sont ainsi couramment utilisés pour détecter les substances dopantes chez le sportif. Mais aussi aux fins de médecine légale : la mort de Napoléon par empoisonnement à l'arsenic vient d'être prouvée grâce à ses cheveux, comme celle des victimes de la bonne dame de Loudun, Marie Besnard...
Le Quotidien du Médecin : http://www.quotimed.com/
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La maladie de Parkinson guéri chez le rat grâce à des cellules souches Des scientifiques américains ont réussi à faire disparaître les symptômes de la maladie de Parkinson chez des rats grâce à l'injection de cellules souches. La preuve que ces cellules sont capables de se transformer en neurones sécrétant de la dopamine, substance chimique cérébrale dont l'insuffisance est la caractéristique de cette affection. Les chercheurs de l'école de médecine de Harvard et de l'hôpital Mac Lean, dans le Massachusetts, dont les travaux sont publiés dans les annales de l'Académie américaine des sciences (Proceedings of the National Academy of Sciences) ont montré que ces cellules injectées dans des cerveaux de rats endommagés avaient permis la disparition spontanée des symptômes de cette maladie neurologique. Selon le Dr Ole Isacson, premier auteur de cette nouvelle étude, si ces résultats étaient confirmés, des essais pourraient être menés sur l'homme d'ici cinq ans. Pour mener leurs travaux, les scientifiques ont d'abord ''créé'' des rats parkisoniens, en injectant dans leur cerveau une toxine capable de détruire les neurones. Ils ont ensuite injecté des cellules souches embryonnaires, extraites au préalable d'une embryon de rat et capables de donner toutes sortes de cellules. Avant l'expérience, les rats parkinsoniens tournaient sans but dans leur cage, après avoir reçu une injection d'amphétamines. Neuf semaines plus tard, les cellules souches s'étaient transformées en neurones dopaminergiques (qui fabriquent de la dopamine) et les rats ne tournaient plus. D'autre part, l'imagerie cérébrale pratiquée sur eux a montré que le flux sanguin cérébral était restauré dans des zones du cerveau préalablement mortes du fait de la maladie de Parkinson. De cause inconnue, la maladie de Parkinson est une maladie évolutive du système nerveux central qui survient le plus souvent après 50 ans et touche autant les femmes que les hommes. Le tremblement est le signe le plus fréquent. Présent chez les deux tiers des parkinsoniens, il est involontaire et se manifeste même au repos. Ces tremblements constituent un handicap social qui peut être très important. Les symptômes sont liés à une atteinte dans une zone du cerveau, le ''locus niger''. Cette altération entraîne un déficit de production de la substance chimique qui régule la motricité, la dopamine.
WP : http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/AJan7.html
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L'association entre les maladies infectieuses et l'athérosclérose se confirme Une étude parue dans la revue Circulation montre un lien entre l'exposition aux agents infectieux et le développement de l'athérosclérose. Ce lien de causalité n'est toutefois pas encore pas démontré et il ne s'agit pour l'instant que d'une association. "Nous avons montré une association significative entre le nombre d'infections auxquelles un patient a été exposé et l'étendue de l'athérosclérose dans les artères du cœur, du cou et des jambes", ont déclaré les Drs Hans Rupprecht et Christine Espinola-Klein, principaux auteurs de cette étude. Les investigateurs ont recruté 572 patients, la plupart avec un syndrome coronarien. Une recherche des IgG et IgA a été initiée chez chaque patient pour les pathogènes suivants : herpes simplex virus (HSV) 1 et 2, Epstein-Barr virus, Haemophilus influenzae, Chlamydia pneumoniae, Mycoplasma pneumoniae et Helicobacter pylori. Une association significative a été mise en évidence entre l'étendue de l'athérosclérose et un titre élevé en IgA anti C. pneumoniae et les titres en IgG anti H. pylori, cytomégalovirus et HSV-2. Cette association était significative même après ajustement pour l'âge, le sexe, les facteurs de risque cardiovasculaire reconnus et la concentration en protéine C-réactive. Le nombre d'exposition aux agents infectieux défini par le nombre de séropositivités était lui aussi lié au degré d'avancement de l'athérosclérose, ajoutent les auteurs. Un résultat marquant était la différence de mortalité cardiovasculaire selon le nombre d'exposition à ces agents infectieux. Chez les patients où la maladie athéroscléreuse était avancée, la mortalité était respectivement de 7, 0 % et 20, 0 % chez ceux séropositifs pour 0 à 3 et 6 à 8 des agents infectieux testés. La construction de cette étude ne permet pas cependant pas d'écarter la possibilité que l'infection survienne après et non avant la lésion cardiovasculaire ou bien que ces patients soient plus sensibles aux infections.
Circulation : http://intl-circ.ahajournals.org/cgi/content/full/105/1/2
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La dépression est liée au risque d'accident vasculaire cérébral Les hommes d'âge moyen qui présentent des symptômes dépressifs ou d'anxiété sont plus exposés au risque d'accident vasculaire (AVC) fatal que les sujets non déprimés. Ceci est le résultat d'une enquête qui fait l'objet d'une publication dans la revue médicale Stroke. "Cette étude est une des plus larges et des mieux construites qui lie la dépression à la mortalité", a déclaré le Dr Robert Carney (Washington University School of Medicine) dans un éditorial qui accompagne la publication originale. L'analyse présentée portait sur 2.124 hommes de 19 à 64 ans qui avaient été contactés entre 1979 et 1988. Sur la base d'un questionnaire général de santé, 22 % des participants présentaient des signes de détresse psychologique. Outre des informations médicales et démographiques courantes, les participants avaient fait l'objet d'un examen cardiaque approfondi. Au cours d'un suivi de 14 ans, 137 AVC ont été enregistrés dont 17 mortels. D'une façon générale, les victimes d'AVC étaient plus âgées, présentaient une surcharge pondérale et une hypertension artérielle. Les fumeurs et ceux avec une maladie chronique étaient aussi relativement plus nombreux. Selon les propos des auteurs : "Les hommes victimes d'AVC montraient également une tendance à rapporter plus de symptômes anxieux ou de dépression". Des antécédents de "détresse psychologique" était associés à un risque relatif d'AVC fatal de 3, 36 et de 1, 25 pour les AVC non mortels, bien que cette dernière augmentation ne soit pas statistiquement significative après ajustement. En prenant en compte les autres facteurs de risque reconnus, le risque relatif d'AVC fatal était encore de 2, 56 pour ceux avec un antécédent dépressif. Dans son éditorial, Carney écrit que ces résultats sont similaires à ce qui avait déjà été montré pour l'infarctus du myocarde :"…un risque accru d'épisode fatal mais peu ou pas de risque accru pour les épisodes non mortels". Les origines profondes de cette relation ne sont pas clairement identifiées mais Carney avance une prise non optimale des traitements (contre l'hypertension par exemple) chez les patients dépressifs.
Stroke du 4-01-02 : http://stroke.ahajournals.org/cgi/content/full/33/1/5
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Les résultats positifs du pacemaker cérébral Quelque dix millions d'Américains souffrent d'affections neurologiques qui se traduisent par des mouvements incontrôlés. Pour tenter d'y remédier, les chirurgiens du Beth Israel Deaconess Medical Center de Boston (Massachusetts) implantent des électrodes, véritables pacemakers cérébraux, dans le noyau subthalamique, une région du cerveau où la production trop réduite de dopamine provoque l'hyperactivité des cellules, responsables en particulier des symptômes de la maladie de Parkinson. Le principale avantage de cette technique de stimulation du cerveau profond est sa réversibilité. Les chercheurs espèrent que cette technique très performante dans le traitement de certaines maladies se révélera également efficace dans le cadre d'attaques épileptiques, du syndrome de Tourette ou encore de la sclérose en plaques. Pour l'heure, la Food and Drug Administration (FDA) a autorisé la prescription de ce traitement pour un nombre très limité d'affections, dont la maladie de Parkinson. Quant au Pacemaker cérébral fabriqué par Medtronic (Minnesota), il est également le seul appareil ayant reçu de la FDA une autorisation de mise sur le marché américain.
BG 01/01/02 . : http://www.boston.com/dailyglobe2/001/science/Controlling_tremors_with_a_pacemaker_in_the_brain+.shtml
http://www.tregouet.org/lettre/index.html
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