Les bourdes de la Fin de l'année
Menace de grève dans les maternités
Le Figaro économie (21/12)
Le Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France a lancé jeudi un ultimatum au gouvernement menaçant d'appeler à un " arrêt total des accouchements " à compter du 1er février si Matignon ne s'engage pas d'ici au 31 décembre sur une date d'application de l'accord signé le 31 juillet dernier avec la profession. Cet accord devait être finalisé au 31 octobre, avec application prévue au 1er janvier 2002. " L'application effective est reportée à une date que le ministère ne veut pas préciser ", dit le Syngof.
Parolé, parolé, parolé....
Retard dans les caisses : toujours mieux
Liaisons sociales (19/12), Le Quotidien du médecin (20/12)
Fin novembre, 7,6 millions de feuilles de soins papier étaient en cours de traitement dans les centres de Sécu, contre plus de 8 millions fin octobre, le délai de leur traitement ayant été ramené à 4,1 jours de travail ouvrés contre 4,7 un mois plus tôt. Six caisses ont encore un retard égal ou supérieur à 10 jours ouvrés : Digne, La Rochelle, Bastia, Brest, Vannes et Thionville. Ces dossiers papiers ne représentent toutefois que 36,5 % du nombre total de demandes de remboursement. Les dossiers envoyés par transmission informatique sont traités en moyenne en 7 jours, avance la CNAM, " et même en 5 jours lorsque la carte Vitale est utilisée ".
- L'Assurance maladie envisage de réformer ses centres d'examens de santé
Le Quotidien du médecin (18/12)
La CNAMTS s'apprête à revoir de fond en comble l'organisation et les missions de ses centres d'examens de santé (CES) destinés à l'origine à favoriser la prévention et le dépistage en offrant périodiquement aux assurés un bilan de santé personnalisé. La caisse nationale envisage de développer leur activité de recherche épidémiologique et en santé publique afin de mettre leurs connaissances au service de sa politique de prévention. Les centres d'examens de santé, qui dépendaient jusque-là des caisses primaires, " seraient regroupés au sein d'une entité autonome baptisée Laboratoire de santé publique ". Ce projet devrait conduire à une baisse de 25 % du nombre de bilans de santé personnalisés.
Dans un rapport qui doit être soumis aux administrateurs de la CNAM, le Pr Marcel Goldberg, à qui était confiée une mission d'expertise dans ce domaine, explique que le bilan personnalisé, " activité de base des centres d'examens de santé, n'a montré ni son utilité pour ceux qui en bénéficient ni son efficacité pour l'amélioration de la santé de la population française ", mais qu'il constitue néanmoins un outil d'expertise " au potentiel exceptionnel et mal utilisé ". Le redéploiement des activités des centres d'examens de santé " implique cependant de profondes modifications par rapport aux modes actuels de fonctionnement ", précise le rapport, et surtout devra se faire à budget constant. " Une perspective qui préoccupe fortement les médecins salariés de ces centres ", indique Le Quotidien.
- Les erreurs de prescription mortelles en hausse de 500 % en Grande-Bretagne
Tf1.fr news (19/12)
" Il est de notoriété publique que le système hospitalier public anglais est bancal. Mais les chiffres qui viennent d'être publiés dans un rapport officiel sont édifiants ". Le nombre de personnes décédées à la suite d'erreurs de prescription dans les hôpitaux publics britanniques a augmenté de 500 % au cours des dix dernières années en Angleterre et au Pays de Galles, selon ce rapport. " Les erreurs de prescription se produisent trop souvent et leurs effets sur les patients et sur le NHS sont profonds ", rapporte le document. Ces erreurs sont dues au fait que les médicaments sont de plus en plus forts, à l'arrivée dans les hôpitaux de médecins inexpérimentés et au problème des sous-effectifs en général. Le rapport recommande notamment une amélioration des formations au sein des hôpitaux, l'informatisation des prescriptions et un recours plus large aux pharmaciens d'hôpital.
- 3500 morts sur ordonnance
- Royaume-Uni : des listes d'attente truquées dans des hôpitaux
Les Échos (20/12)
Dès son arrivée au pouvoir en 1997, Tony Blair avait promis de faire de la réduction des listes d'attente dans les hôpitaux britanniques l'une des priorités de son gouvernement. Le Premier ministre souhaite notamment qu'aucun malade ne soit obligé d'attendre plus de 18 mois avant une opération. Les Échos signalent que neuf hôpitaux britanniques ont falsifié les listes d'attente de leurs patients afin de réussir a atteindre les objectifs fixés par le gouvernement. Certains malades ont été rayés de ces listes, d'autres n'y ont pas été ajoutés et plusieurs dossiers médicaux ont été transformés. Au total, 6 000 patients sont concernés.
On rigole, on rigole.....
pierre Bé
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