Médecine & Santé
Des cellules souches adultes capables de produire les principaux tissus
Des cellules souches de primates transformées en neurones
Meilleur diagnostic de l'athérosclérose grâce à l'IRM
Une puce pour contrôler les avions... et la tension
Réduire le stress pour prévenir les accidents cardiaques
L'inflammation, clé de la compréhension de nombreuses maladies
Comment faire de vieux et bons os ?
L'alcool en quantité modérée prévient les risques de démence parmi les séniors
La vitamine C améliore l'efficacité des médicaments neurotropes
Le suicide recule en France
Médecine & Santé Des cellules souches adultes capables de produire les principaux tissus Des recherches américaines viennent de montrer que des cellules souches adultes issues de la moelle osseuse humaine sont en mesure de produire les principaux tissus de l'organisme, une propriété que l'on pensait jusqu'à présent réservée aux cellules souches embryonnaires. "Dans la moelle osseuse de l'homme, de la souris et du rat, nous avons identifié des cellules (souches) qui ont la capacité de se développer en laboratoire", pour produire "des os, du cartilage, de la graisse, des cellules à la morphologie et aux fonctions de cellules nerveuses et du foie", a expliqué le Dr Catherine Verfaillie, de l'université du Minnesota à Minneapolis. La scientifique a précisé que les résultats de ses travaux ont été analysés et acceptés par ses pairs et qu'ils seront "publiés au début du mois prochain dans l'une des principales revues scientifiques américaines", dont elle n'a pu révéler le nom en raison des règles régissant ces publications. Si le potentiel de ces cellules souches adultes paraît important, "il est trop tôt pour dire" si elles ont des capacités équivalentes aux cellules souches embryonnaires, très prometteuses dans le traitement de maladies incurables, a ajouté le professeur Verfaillie, qui dirige le Stem Cell Institute. Nous commençons à comparer les cellules souches adultes de souris aux cellules embryonnaires", a-t-elle ajouté. S'il était établi que des cellules souches adultes disposent d'un potentiel équivalent à celui des cellules embryonnaires, cela apporterait un argument aux tenants d'une interdiction du clonage thérapeutique, dont le but principal est la production de cellules souches au patrimoine génétique identique à celui du patient à traiter.sur les cellules souches embryonnaires n'est pas nécessaire". La collecte de cellules souches embryonnaires implique la destruction de l'embryon au stade du blastocyte durant sa première semaine de développement.
Caducée : http://www.caducee.net/afp/edit.asp ?id_depeche=8861
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Des cellules souches de primates transformées en neurones Des chercheurs japonais décrivent pour la première fois une technique très efficace capable de générer de neurones dopaminergiques à partir de cellules souches embryonnaires de primates. Leurs résultats devraient faciliter la recherche sur les maladies neurodégénératives et leur traitement par thérapie cellulaire.Ces travaux sont présentés par Kawasaki et al. dans l'édition du 5 février des Proceedings of the National Academy of Sciences. Ces auteurs avaient précédemment montré que des cellules souches embryonnaires de souris pouvaient se différencier en neurones lorsqu'elles étaient cultivées en présence de cellules stromales. Leurs nouveaux travaux montre que cette propriété ("stromal cell-derived inducing activity" ou SDIA) peut être également appliquée à des cellules souches embryonnaires de singes cynomolgus, des primates couramment utilisés en recherche biomédicale et évidemment plus proches de l'homme que ne le sont les souris.Le principal intérêt de cette technique réside dans sa capacité à générer une quantité significative de neurones dopaminergiques grâce à un protocole relativement simple et rapide. Les auteurs estiment que ces neurones pourraient être utilisés dans la recherche sur la maladie de Parkinson, à la fois pour des études in vitro et pour des essais de greffe.Les scientifiques notent enfin que la technique SDIA pour la production de cellules neuronales spécialisées à partir de cellules souches embryonnaires de primates offre une alternative au prélèvement de tissu neuronal sur des fœtus avortés.
PNAS : http://www.pnas.org/
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Meilleur diagnostic de l'athérosclérose grâce à l'IRM L'athérosclérose provoque des attaques cérébrales lorsque les plaques de graisse se détachent de l'artère et se déplacent vers le cerveau. Mais ces attaques sont plus fréquentes quand la couche de tissu fibreux qui recouvre ces graisses est mince ou se déchire. Des chercheurs de l'Université de Washington viennent d'annoncer dans la revue Circulation qu'ils sont parvenus, à l'aide de l'IRM à haute résolution, à déterminer l'état de cette couche fibreuse sans faire appel à la chirurgie. Pour ce faire, ils ont examiné 53 patients devant subir une intervention au niveau de la carotide afin de retirer les dépôts de graisse. Seuls 9% des personnes chez qui il existait une couche épaisse de tissu fibreux présentaient des symptômes de blocage de la circulation ou d'attaques légères. En revanche, 50% de patients dont la couche de tissu fibreux était mince, et 70% de ceux chez qui cette couche était déchirée, présentaient des symptômes précurseurs d'une attaque cérébrale plus grave. A terme, la RMN pourrait donc contribuer à déceler précocement les personnes à risque.
NYT 22/01/02 : http://www.nytimes.com/2002/01/22/health/anatomy/22RISK.html
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Une puce pour contrôler les avions... et la tension Des chercheurs américains ont trouvé une application peu banale à une puce électronique destinée à contrôler les moteurs d'avions. Celle-ci pourrait en effet… surveiller la tension de patients à risques. Avantage : prévenir d'éventuels accidents tout en évitant de recourir à des opérations chirurgicales. L'idée serait d'implanter le minuscule capteur de plastique, épais comme une feuille de papier, sur le corps du patient via un tube ou un cathéter, rendant ainsi inutile toute intervention chirurgicale. Pour des patients souffrant de risques d'accidents vasculaires, le capteur serait placé dans le ventricule droit du cœur. "Nous obtiendrions des informations à propos de l'état d'un patient avant que celui-ci ne se détériore", affirme Jay Yadav, un médecin spécialiste de la clinique de Cleveland (Ohio), qui a présenté sa technique mercredi lors d'une conférence à Miami Beach, en Floride. Les patients "pourraient jouir d'une bonne qualité de vie à la maison, leur docteur ajustant leurs remèdes à leur état", a-t-il ajouté.
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Réduire le stress pour prévenir les accidents cardiaques Gérez bien votre stress après un accident cardiaque, vous réduirez votre risque de rechute ainsi que les coûts hospitaliers supportés par la collectivité. C'est prouvé, la mise en place d'écoles du stress donne de meilleurs résultats que les approches dites classiques : Exercices physiques et soins traditionnels des maladies cardiaques. Selon une équipe de la Duke University, aux Etats-Unis, le coût d'une prise en charge centrée sur la gestion du stress s'élève à moins de 10, 50 euros par patient. Contre pratiquement 18 euros pour ceux qui suivent un programme d'exercices physiques, et 17 euros pour ceux dont la prise en charge comporte uniquement des soins médicaux. Quant au bénéfice que le malade en retire sur le plan médical, il est également qualifié de notable. Le risque d'accident vasculaire après infarctus est en effet très inférieur chez les patients qui apprennent à gérer leur stress. Sur une période de 5 ans, les auteurs ont observé une moyenne de 0, 8 incidents notable chez ces derniers, contre 1, 3 chez les autres patients. Soit une différence de... 62, 5% ! Ces résultats sont d'une importance capitale, tant financière que médicale. Car 80% des victimes d'un premier infarctus meurent des suites d'un autre accident cardiaque. Parce que le risque de rechute est directement proportionnel à la persistance de certains facteurs de risque. Parmi lesquels le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète et... le stress. Sa gestion fait donc aussi partie de la prévention secondaire des maladies cardio-vasculaires !
American Journal of Cardiology, 15 janvier 2002 : http://www.usc.edu/hsc/nml/e-resources/info/amejouc.html
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L'inflammation, clé de la compréhension de nombreuses maladies Selon les médecins, l'inflammation joue un rôle majeur dans le développement de nombreuses maladies comme l'arthrite rhumatoïde ou la sclérose en plaques. Elle semble également être impliquée dans des affections liées au vieillissement comme l'athérosclérose, le diabète de type 2, la maladie d'Alzheimer et l'ostéoporose. L'inflammation jouerait aussi un rôle dans l'asthme, la cirrhose du foie, certaines affections intestinales, le psoriasis, la méningite, voire certains cancers. Dans le cas de crises cardiaques, il s'est avéré que seules trois personnes sur dix souffraient effectivement d'obturation des artères, la majorité des attaques frappant des personnes, âgées pour la plupart de quarante à cinquante ans, et chez qui la circulation sanguine était normale. Parallèlement, la moitié des crises cardiaques frappent des personnes ayant un taux de cholestérol normal. La diffusion de cytokines, qui sont des protéines liées aux inflammations et favorisant la coagulation, serait essentiellement à l'origine des crises cardiaques. Aussi les recherches actuelles s'orientent-elles vers la compréhension des mécanismes des anti-inflammatoires déjà connus.
NYT 22-01-01 : http://www.nytimes.com/2002/01/22/health/anatomy/22INFL.html
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Comment faire de vieux et bons os ? L'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a démontré que certains micro-nutriments contenus dans les fruits et légumes pouvaient limiter la dégradation de l'os, et ainsi prévenir l'ostéoporose, problème de santé publique majeur dans les pays occidentaux. Pathologie de l'os liée au vieillissement, l'ostéoporose concerne 75 millions de patients en Europe, au Japon et aux Etats-Unis et il est probable que son incidence triple d'ici l'an 2050. Malgré des progrès, le traitement de cette pathologie reste décevant, tandis que l'importance de l'alimentation dans l'acquisition du capital osseux et sa conservation est maintenant admise. Si la contribution majeure du calcium (et de la vitamine D) n'est plus à démontrer --il est vrai que 99% du calcium de l'organisme est concentré dans le squelette-- une alimentation riche en calcium n'implique pas nécessairement une consolidation osseuse. Le calcium est un nutriment de type "seuil" ce qui signifie qu'au delà d'une valeur critique aucun bénéfice n'est démontré avec l'augmentation de la consommation. La supplémentation calcique n'est donc efficace qu'en situation de carence. De plus, la qualité du squelette dépend du bilan calcique, lui même tributaire, non seulement des apports, mais aussi des pertes. C'est pourquoi, les recherches de l'INRA visent à limiter cette fuite de calcium, dont les causes seraient multiples. La consommation de produits végétaux pourrait ouvrir la voie d'une véritable prévention, complémentaire de celle exercée par les produits laitiers (pour leur richesse en calcium). Les arguments à l'origine de l'hypothèse du rôle protecteur des fruits et légumes ont été extrapolés à partir d'enquêtes épidémiologiques recensant une distribution géographique marquée des fractures de la hanche en Europe, avec en particulier une moindre incidence dans les pays du pourtour méditerranéen ; d'où l'association avec le régime méditerranéen riche en produits végétaux. L'INRA a mis en évidence le rôle protecteur de certains micro-nutriments contenus dans les fruits et légumes. Les polyphénols pourraient aider à prévenir la perte osseuse, du fait de leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. De plus, certaines substances végétales ont des propriétés analogues à celles des oestrogènes humains. Ces phyto-oestrogènes pourraient ainsi être conseillés comme alternatifs à l'hormonothérapie substitutive.
INRA : http://www.inra.fr/actualites/
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L'alcool en quantité modérée prévient les risques de démence parmi les séniors Une étude néerlandaise semble montrer que la consommation modérée d'alcool constitue un facteur de diminution du risque de démence parmi les plus de 55 ans, quelque soit la nature de la boisson absorbée. Les résultats sont présentés dans la revue The Lancet datée du 26 janvier.L'équipe de Monique Breteler (Erasmus Medical Center, Rotterdam, PB) a cherché à savoir si la consommation modérée de boisson alcoolisée, connue pour réduire les risques cardiovasculaires, eux-mêmes pouvant être associés à des troubles neurologiques, n'avait pas un effet sur les risques de démence. Les chercheurs ont examiné, dans une étude prospective de six ans, parmi une base de donnée nationale de 7983 personnes âgées de plus de 55 ans, ceux qui n'avaient jamais eu de démence et dont les informations concernant leur consommation d'alcool étaient connues et vérifiées (n=5395). Après ajustement selon l'âge, le sexe, la PA, le tabac, l'IMC et le niveau d'éducation, les auteurs ont comparé la population ne buvant pas et celle consommant de l'alcool régulièrement, concernant le risque de démence. Durant les six ans de l'étude, 197 personnes ont développé une démence (146 maladies d'Alzheimer, 29 démences d'ordre vasculaire et 22 autres sortes de démence). La consommation modérée d'alcool (e.g. 1 à 3 vers par jour) a été associée à une réduction de la démence totale de 42% ainsi qu'à une baisse d'environ 70% du risque de démence d'origine vasculaire. Ces réductions de risque n'ont pas été trouvées associées au type d'alcool consommé. Les investigateurs suggèrent plusieurs mécanismes de prévention des risques de démence par l'alcool chez les plus de 55 ans comme la réduction du risque cardiovasculaire ou bien l'amélioration des fonctions cognitives grâce à la stimulation de la libération de l'acétylcholine dans l'hippocampe, qui améliore la mémoire et les processus d'apprentissage.
Lancet du 26 janvier 2002 : http://www.thelancet.com/journal/vol359/iss9303/full/llan.359.9303.talking_points.19261.3
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La vitamine C améliore l'efficacité des médicaments neurotropes Selon une recherche italienne , l'adjonction d'une molécule de vitamine C aux médicaments aidant à traiter les pathologies cérébrales dont la maladie d'Alzheimer, l'épilepsie et la maladie de Parkinson, les aiderait à entrer dans le cerveau. L'étude sera publiée dans l'issue du 30 janvier de la revue Journal of Medicinal Chemistry et est consultable sur le site internet de la revue depuis le 21 décembre dernier.Certains médicaments ont du mal à traverser la barrière hémato-encéphalique. Stefano Manfredini et ses collègues italiens et américains, ont récemment découvert que l'acide ascorbique (ou vitamine C), se liait à un transporteur cellulaire, le récepteur SVCT2.L'adjonction de vitamine C à trois molécules-test a significativement augmenté leur capacité à interagir avec SVCT2, alors qu'habituellement, l'acide diclofénamique bloque le transport de l'acide ascorbique et que les deux autres molécules n'interagissent normalement pas avec SVCT2. Afin de tester l'efficacité de ces molécules, les chercheurs ont injecté de l'acide nipécotique à des souris chez qui on avait induit des convulsions. Le médicament non couplé à la vitamine C n'a eu aucun effet alors que celui couplé à la vitamine C a permis de diminuer les convulsions. Aucune souris n'a présenté d'effets indésirables.« Nous avons ouvert une porte pour une nouvelle forme de délivrance des médicaments neurotropes en utilisant un nutriment naturel [vitamine C] », a conclu S Manfredini.
Journal of Medicinal Chemistry : http://pubs.acs.org/journals/jmcmar/
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Le suicide recule en France C'EST une bonne nouvelle dans un domaine particulièrement dramatique. Le nombre de personnes mettant fin à leur jour en France diminue régulièrement d'année en année. Il s'élève à 10 534 personnes, selon les dernières estimations de l'Inserm, contre un peu plus de 12 000 décès dix ans plus tôt. « Cela montre que les associations d'écoute ont fait un gros travail depuis dix ans, même si ces chiffres sont encore beaucoup trop élevés », a déclaré hier le professeur Michel Debout, président de l'Union nationale de prévention du suicide (UNPS), en présentant les sixièmes Journées de prévention du suicide (*). Ce colloque international permettra à des spécialistes venus du monde entier de confronter leurs points de vue sur la meilleure façon de détecter et de prévenir les signes annonciateurs de la « crise suicidaire ». « Les adolescents sont particulièrement vulnérables. Car à cet âge, on n'est pas encore totalement construit et il est parfois difficile de répondre avec sérénité aux pressions de la société, qui impose le modèle de la réussite sociale et amoureuse », explique le psychiatre Jean-François Solal. Le suicide des personnes âgées : « Un drame méconnu » Le travail des professionnels est de savoir repérer la vraie crise suicidaire banale et de ne pas la confondre avec une banale « crise d'adolescence ». « Il est incroyable de voir que, dans neuf cas sur dix, un ado auteur d'une tentative de suicide n'est vu ensuite ni par un psy ni par un médecin. Or, si rien n'est fait, la guérison ne se fera pas toute seule », s'insurge le psychiatre. Les observateurs notent une évolution dans le mode de suicide. La pendaison reste le moyen le plus souvent employé, mais elle diminue. La part des armes à feu progresse, mais de façon plus importante chez les hommes que chez les femmes. Celles-ci choisissent plus souvent qu'avant les intoxications médicamenteuses ou les noyades. Dure réalité également, la fréquence « élevée » du suicide chez les personnes âgées de plus de 65 ans. La France n'est précédée que par l'Autriche en Europe sur ce triste chiffre. « Il faut absolument développer de nouvelles structures, permettant de mieux détecter les appels au secours des personnes âgées. Ce drame est méconnu », lance le docteur Jean-Claude Blond, psychiatre.
Parisien : http://www.leparisien.fr/home/info/permanent/article.htm ?source=Le%
http://www.tregouet.org/lettre/index.html
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