Médecine & Santé
Vers une nouvelle classe de médicaments anticancéreux à base de polysaccharides
L'alimentation enrichie en vitamine B12 et B9 bonne pour le coeur
Vitamine C et bonne santé : le lien confirmé
Quand la graisse se transforme en cartilage articulaire !
Un appareil pour "resynchroniser" le coeur des insuffisants cardiaques graves
Philips lance son premier service de télémédecine en Allemagne
Un test simple pour détecter les anomalies génétiques du foetus
L'Institut Pasteur met point un vaccin animal contre le charbon
Les cellules souches embryonnaires, des cellules aux vertus thérapeutiques
Une nouvelle étape vers la congélation d'organes
Maladies neurodégénératives : les vertus régénératrices des protéines
La mélatonine démontre son pouvoir neuroprotecteur dans la paralysie cérébrale
Vers une nouvelle classe de médicaments anticancéreux à base de polysaccharides
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont montré que des séquences de polysaccharides situés à la surface de cellules tumorales peuvent affecter le développement tumoral. Des régions très précises de ces sucres peuvent stimuler ou inhiber la croissance tumorale ou le phénomène de formation de métastases. D'après les scientifiques à l'origine de cette découverte, ces résultats fournissent une base de travail sérieuse pour l'étude de molécules anticancéreuses dérivées de ces polysaccharides. Ces scientifiques rappellent que la nature et la composition de ces sucres complexes peut rendre compte de l'agressivité d'une tumeur et de sa capacité d'évolution. Les chercheurs se sont intéressés à des polysaccharides nommés "Heparan sulfate glycosaminoglycans (HSGAGs)" . Ces structures participent au contrôle de mécanismes biologiques complexes et participent à la régulation de signaux extracellulaires. En utilisant l'héparinase I et III sur des cellules de mélanomes, Liu et ses collaborateurs ont pu identifier des régions bien précises des HSGAGs : ces régions normalement masquées affectent la biologie et la croissance de la tumeur lorsqu'elles sont libérées. Ainsi, les fragments issus de l'action des héparinases peuvent activer ou inhiber l'activité biologique de plusieurs molécules impliquées dans la progression tumorale. L'action de ces fragments inhibiteurs ne s'arrête pas à la croissance tumorale ou à la formation de métastases. Certains inhibent également la néovascularisation de la tumeur.Ces résultats montrent que des séquences précises contenues dans les HSGAGs peuvent moduler la biologie de la tumeur. D'une façon plus large, on peut considérer que ces polysaccharides de surface, qui diffèrent selon le type cellulaire, pourraient être une cible particulièrement intéressante pour le développement de molécules anticancéreuses. Ces molécules pourraient par exemple favoriser la libération de fragments capables d'inhiber la croissance tumorale ou la formation de métastases.
Proceedings of the National Academy of Science. :
http://www.pnas.org/
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L'alimentation enrichie en vitamine B12 et B9 bonne pour le coeur
Une alimentation enrichie à la fois en vitamine B12 et en acide folique (B9) contribuerait à réduire le risque de maladies cardio-vasculaires, selon une étude irlandaise publiée dans la revue médicale britannique The Lancet. Ce double apport de suppléments est en effet de nature à faire baisser dans le sang le niveau d'une protéine, l'homocystéine, qui représente un facteur de risque de maladie-cardiovasculaire (infarctus...), expliquent le Dr Joe McPartlin du Trinity College à Dublin (Irlande) et ses collègues (université d'Ulster, à Coleraine). Les compléments d'acide folique ou vitamine B9, vitamine qui existe notamment dans les légumes à feuilles comme les épinards, les asperges et par ailleurs dans les abats (foie, rognons), sont administrés aux femmes enceintes pour prévenir la survenue chez le foetus de malformations graves de la colonne vertébrale (spina bifida...) dans certains pays. L'équipe irlandaise a étudié les effets des supplémentations en vitamines B12 et acide folique sur la teneur sanguine en homocystéine de 30 hommes et 23 femmes. Après avoir reçu des doses croissantes d'acide folique, c'est la vitamine B12 qui est le principal déterminant de la concentration de cette protéine chez ces personnes, selon l'étude. "Ces résultats suggèrent qu'une politique d'enrichissement des apports en acide folique et vitamine B12, ne se limitant pas au seul acide folique, devrait être beaucoup plus efficace pour réduire les taux d'homocystéine avec comme bénéfices potentiels, la réduction du risque cardiovasculaire", commente le Dr Joe McPartlin. L'ajout d'acide folique dans les céréales est obligatoire aux Etats-Unis depuis 1998, et il y a des arguments suggérant que cette mesure a contribué à la réduction de 19 % des malformations au niveau de la colonne vertébrale, selon Lancet. Au Royaume-Uni, cette mesure devient possible après les recommandations d'une commission gouvernementale d'experts, le COMA (Government's Committee on Medical Aspects of Food and Nutrition Policy), de supplémenter la farine de blé, ajoutent les auteurs. En France, 10 % des décès d'origine coronarienne (infarctus) seraient liés à un taux élevé d'homocystéine, selon des spécialistes.
Lancet :
http://www.thelancet.com/journal/vol359/iss9302/full/llan.359.9302.original_research.19117.1
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Vitamine C et bonne santé : le lien confirmé
Tout le monde connaît la vitamine C, appelée aussi acide ascorbique. Les études déjà menées sur ses répercussions sur la santé laissent croire à un effet plutôt favorable, mais les résultats n'étaient pas formels. Une nouvelle étude vient d'être réalisée par une équipe britannique. Un peu moins de 20 000 sujets sont inclus dans cette étude : 8 860 hommes et 10 636 femmes, âgés de 45 à 79 ans. Leur suivi s'est étalé sur 2 à 6 ans. Les auteurs ont analysé leur taux sanguin en acide ascorbique. Ils ont retrouvé une relation inverse avec la mortalité : c'est à dire que plus le taux plasmatique en acide ascorbique est élevé, plus la mortalité est faible, et ce, quelles que soient les causes de mortalité. Il existe cependant des différences entres hommes et femmes. Chez les hommes, la baisse de mortalité est retrouvée pour les maladies cardio-vasculaires ainsi que pour les cancers. Chez les femmes, cette relation est retrouvée en ce qui concerne la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires mais pas pour celle due aux cancers. Pour autant, il ne faut pas se précipiter sur les supplémentations vitaminiques. Le bénéfice semble lié à l'apport de vitamine C contenu dans l'alimentation. Il est vrai que l'alimentation assure aussi un apport en d'autres nutriments ( folates, calcium, magnésium, etc...) qui pourraient jouer un rôle dans le bénéfice attribué à la vitamine C. Une augmentation de la consommation quotidienne de fruits et de légumes entraîne celle du taux plasmatique d'acide ascorbique : à vous de modifier vos habitudes alimentaires.
Lancet :
http://www.thelancet.com/newlancet/current
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Quand la graisse se transforme en cartilage articulaire !
Fabriquer du cartilage articulaire à partir de la graisse : ceci pourrait devenir une réalité dans un avenir proche, dans environ trois à cinq ans. C'est ce que laissent espérer les résultats des expériences menées par des chercheurs de Caroline du Nord aux Etats-Unis. Les applications cliniques sont plus qu'intéressantes. Dans une articulation, la surface osseuse est recouverte d'un cartilage articulaire : sa capacité de réparation naturelle lorsqu'il est endommagé est quasiment nulle car il n'est ni vascularisé ni innervé. Il n'existe à l'heure actuelle aucune solution thérapeutique satisfaisante. Ce cartilage peut être endommagé dans de nombreuses circonstances : traumatiques ( sport ou accident ) ou encore dégénératives ( arthrose ). Une équipe de chercheurs américains dirigés par le docteur Farshid Guilak a réussi à fabriquer des cellules du cartilage ( les chondrocytes ) à partir du tissu graisseux, prélevé par lipoaspiration. Ces expériences ont été menées in vitro et non in vivo, mais elles semblent très prometteuses. La source, à savoir le tissu adipeux, est inépuisable, et il ne se pose pas de problèmes de réponses immunitaires, tel qu'un rejet, puisque le patient dont le cartilage articulaire est abimé est son propre donneur de tissu graisseux. Les chercheurs estiment que des applications cliniques pourraient être envisageables d'ici trois à cinq ans. Ils prévoient de réaliser les premiers essais cliniques sur des patients dont les cartilages articulaires sont endommagés suite à un traumatisme. Les patients arthrosiques devront encore attendre un peu, les causes de cette pathologie dégénérative n'étant pas encore parfaitement connues.
Csanté :
http://www.csante.com
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Un appareil pour "resynchroniser" le coeur des insuffisants cardiaques graves
Sous le manteau, un dispositif électrique mis au point en France pour "resynchroniser" le coeur des personnes souffrant d'insuffisance cardiaque et réfractaires aux traitements médicamenteux fait un tabac dans ce pays, avant même d'avoir obtenu une autorisation de mise sur le marché officielle. "En tout, environ 700 personnes ont bénéficié de cet appareil dans le cadre des études menées en France et aux Etats-Unis, mais environ 1.500 exemplaires supplémentaires ont été implantés l'an dernier dans les hôpitaux publics français", a raconté jeudi à l'AFP le Pr Jean-Claude Daubert, à l'occasion des XIIèmes journées européennes de la société française de cardiologie (SFC) qui se tiennent à Paris jusqu'au 19 janvier. Chef du service de cardiologie à l'Hôpital de Rennes, le Pr Daubert est à l'origine de la conception de ce "resynchronisateur" que le Pr Jean-Paul Fauchier, président de la SFC, a qualifié de "réel espoir pour les patients". Selon le Pr Daubert, dans les hôpitaux publics, ces appareils seraient commandés en gros sous l'appelation de stimulateurs cardiaques. En Italie et en Allemagne, ils connaîtraient aussi un succès certain, selon le cardiologue. Le prix de ces "resynchronisateurs" pourrait varier de 6.000 à 23.000 euros. Mais ils auraient l'avantage de faire aussi office de défibrillateurs, des équipements valant plus de 18.000 euros. Plus de 500.000 personnes souffrent, en France, d'insuffisance cardiaque et environ 120.000 nouveaux cas sont découverts chaque année. Selon les spécialistes, environ 10 % de ces malades, pour lesquels les médicaments sont inopérants, pourraient bénéficier de la pose d'un resynchronisateur. Chez ces malades, la défaillance de la pompe cardiaque est aggravée par une contraction anarchique : du fait d'anomalies de la propagation électrique à l'intérieur du ventricule, ses différentes parois ne se contractent plus simultanément comme elles le devraient, mais en ordre dispersé. Placé sous la peau et relié à trois électrodes - un sur le ventricule gauche, un dans le ventricule droit et un dans l'oreillette - le désynchronisateur détecte les anomalies et les corrige en envoyant des impulsions électriques. Idéalement, la greffe de coeur serait la meilleure solution. Mais l'accès à cette option est des plus restreint : le nombre des transplantations cardiaques a diminué de moitié en dix ans, de 640 en 1990 à tout juste 320 l'an dernier. Quant au coeur artificiel totalement autonome, "il reste encore un mythe, et le recours au coeur artificiel partiellement implantable connaît un frein financier important puisque son prix est d'environ un million de francs" (plus de 150.000 euros), a précisé le Pr Daubert. Déjà, deux études ont mis en évidence l'intérêt du resynchronisateur : l'étude française "Mustic" montre que cette stimulation améliore "très significativement" la tolérance à l'effort et la qualité de vie de patients et divise par sept le nombre de leurs hospitalisations. Des résultats confirmés par une étude américaine, "Miracle", portant sur 580 patients. Deux autres études sont en cours pour voir si les "désynchronisateurs" font baisser la mortalité, comme les cardiologues l'espèrent. "Il reste à souhaiter que le développement de cet appareil ne connaisse pas en France les mêmes embûches que celles qu'à du affronter le défibrillateur automatique implantable dont il ne se pose toujours que 1.200 exemplaires par an", selon le président de la Société française de cardiologie.
AFP :
http://fr.news.yahoo.com/020117/202/2frua.html
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Philips lance son premier service de télémédecine en Allemagne
Philips Electronics a lancé en Allemagne son premier service de télémédecine, qui permettra aux personnes souffrant de déficiences cardiaques d'obtenir un diagnostic instantané par l'intermédiaire d'un réseau téléphonique. Le service Paxiva est le premier d'un ensemble de services nationaux que Philips envisage de développer en Europe, notamment en Italie. Les utilisateurs seront équipés d'un électrocardiogramme portable, capable d'enregistrer et de transmettre les données cardiaques les concernant. En cas d'urgence, le patient placera cet appareil près de son coeur, composera le numéro du Philips HeartCare Telemedicine Monitoring Center, qui délivrera un diagnostic instantané. Paxiva est le premier service lancé après la création en janvier 2001 de la coentreprise entre Philips Medical System (PHS) et la société israélienne SHL TeleMedicine.
Reuters :
http://fr.news.yahoo.com/020123/85/2gexa.html
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Un test simple pour détecter les anomalies génétiques du foetus
Dans un avenir proche, une simple prise de sang en début de grossesse sur les futures mères suffira pour dépister avec une certitude quasi-absolue les maladies génétiques les plus fréquentes du foetus. "En théorie, ce procédé non invasif permet de réaliser tous les tests génétiques actuellement effectués après amniocentèse ou par biopsie", a indiqué mercredi à l'AFP le Dr Patrizia Paterlini-Bréchot, dont les travaux sont publiés ce mois dans la revue The American Journal of Pathology. Mais "il faudra cependant encore trois à quatre années d'essais, pour confirmer la sensibilité et la spécificité de cette technique pour chaque anomalie à détecter". Un brevet a déjà été déposé. A ce jour, le diagnostic, avant la naissance, d'une anomalie génétique impose la réalisation d'une amniocentèse, c'est-à-dire une ponction de liquide amniotique à travers l'utérus, ou un prélèvement de tissus placentaires par voie vaginale, des examens pratiqués entre la 11ème et la 18ème semaine de grossesse. Mais ces techniques sont lourdes et le risque de provoquer une fausse couche est évalué à presque 1 %. "Actuellement, environ trois millions d'amniocentèses sont pratiquées chaque année en Europe et aux Etats-Unis sur des femmes de plus de 35 ans", rappelle la chercheuse. "Disposer d'une méthode sûre pour détecter avec certitude et encore plus tôt des cellules foetales dans le sang maternel serait une avancée majeure", estime le Dr Paterlini-Bréchot, cancérologue, hématologue et chercheuse à l'unité INSERM 370 (hôpital Necker-Enfants malades de Paris). "Ce test permettra non seulement d'éviter ces fausses couches mais aussi de détecter in utero la grande majorité des cas de trisomie", souligne-t-elle. La chercheuse est partie de deux constats : d'une part, quand le foetus est normal, qu'il a le nombre voulu de chromosomes, il laisse passer dans le sang maternel une cellule par millilitre de sang. Lorsqu'il est pathologique, il en laisse passer plus. Environ six, par exemple, en cas de trisomie. D'autre part, les cellules sanguines du foetus sont plus grosses que celles de la mère. Un double système, de filtrage des cellules les plus volumineuses, puis de comptage a donc été mis au point . "Pour confirmer sans aucune ambiguïté l'origine foetale des cellules, chaque cellule sélectionnée par sa taille a ensuite été +micro-disséquée+", explique le Dr Paterlini-Bréchot. L'ADN (le patrimoine génétique) de chaque cellule a alors été amplifié pour rechercher la présence d'un allèle paternel et d'un allèle maternel (les séquences d'ADN présentes sur chacun des deux chromosomes d'une paire). "Cette double présence permet d'affirmer avec certitude la nature foetale de chaque cellule et, comme un cinquième de l'ADN suffit à la détermination de l'origine foetale, cela laisse la possibilité de réaliser d'autres analyses génétiques sur la même cellule". Les chercheurs ont vérifié la fiabilité de la méthode sur des échantillons de sang prélevés chez 13 femmes enceintes, à seulement 11 ou 12 semaines de gestation, et pensent arriver à un diagnostic encore plus précoce.
The American Journal of Pathology :
http://ajp.amjpathol.org/current.shtml
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L'Institut Pasteur met point un vaccin animal contre le charbon
Une équipe de l'Institut Pasteur de Paris, dirigée par Michèle Mock, de l'unité des Toxines et Pathogénie Bactérienne (CNRS URA 2172), a mis au point un vaccin animal expérimental contre la maladie du charbon démontrant l'efficacité dune préparation vaccinale originale sur des rongeurs, cobayes et souris. Elle espère maintenant développer un vaccin utilisable chez l'homme. La maladie du charbon (anthrax en anglais) touche les mammifères. Elle est due à une bactérie, Bacillus anthracis, qui survit dans l'environnement sous une forme résistante appelée spore. Après leur entrée dans l'organisme, les spores germent pour donner naissance à des bacilles (bactéries en forme de bâtonnets) producteurs de toxines, qui se multiplient rapidement. Toxémie et septicémie, en dehors de tout traitement, conduisent à la mort. A ce jour, aucun vaccin à la fois dépourvu d'effets secondaires et hautement protecteur contre les souches virulentes du bacille du charbon n'est encore disponible pour l'homme. Il existe seulement un vaccin acellulaire, mis au point dans les années soixante aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui est constitué d'un composant des deux toxines de la bactérie, la protéine PA (pour "protective antigen"). Toutefois, ce vaccin requiert plusieurs immunisations et s'avère surtout moins efficace que le vaccin atténué, composé de spores vivantes, qui est utilisé avec succès chez l'animal mais ne peut l'être chez l'homme en raison de ses effets secondaires toxiques. La protection conférée par ce vaccin acellulaire permet de bloquer l'effet des toxines, mais est sans effet sur l'infection due à la multiplication des bacilles. Les chercheurs sont donc partis du principe que, pour améliorer ce vaccin, il fallait viser la phase précoce de l'infection, afin de neutraliser les spores dès leur entrée dans l'organisme, et bloquer ainsi l'étape de germination. L'équipe de Michèle Mock a donc testé une préparation vaccinale composée du vaccin acellulaire actuel auquel ont été ajoutées des spores tuées. Cette combinaison a été expérimentée chez des cobayes, animaux couramment utilisés pour tester des vaccins contre la maladie du charbon, et chez des souris, très sensibles à l'infection et donc particulièrement difficiles à protéger. e protection totale envers des souches virulentes de Bacillus anthracis a été obtenue chez les deux modèles animaux, dans des conditions où l'immunisation par la seule protéine PA échouait. Les chercheurs pensent que cette préparation vaccinale "pourrait servir de base à la première formulation, à usage humain, d'un vaccin sous-unitaire aussi protecteur que l'actuel vaccin vivant vétérinaire". Depuis les attaques au charbon qui ont fait cinq morts aux Etats-Unis, la recherche sur cette maladie et son agent s'est considérablement intensifiée. Plusieurs laboratoires, israélien et britannique notamment, ont annoncé la mise au point de vaccins expérimentaux, le génome du bacille a été décrypté, des tests de détection rapide ont été développés et les mécanismes d'action de la toxine du charbon ont été découverts.
Actualités de l'Institut Pasteur du 22-01-02 :
http://www.pasteur.fr/externe
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Les cellules souches embryonnaires, des cellules aux vertus thérapeutiques
Remplacer des cellules âgées ou abîmées par des cellules jeunes, c'est l'espoir que pourrait offrir aux chercheurs l'utilisation des cellules souches embryonnaires, des cellules indifférenciées qui ont le pouvoir de se transformer en différents types de tissus. Présentes au premier stade du développement embryonnaire (les embryons surnuméraires issus de l'aide à la procréation représentent un réservoir important), ces cellules dites ''totipotentes'' sont à l'origine des quelques 260 lignées cellulaires qui composent l'organisme. Au cours du développement, elles se transforment en cellules cardiaques, musculaires, cutanées, cérébrales, etc... Les chercheurs caressent l'espoir d'orienter leur transformation en laboratoire pour traiter des maladies telles que le diabète, la maladie de Parkinson, les affections cardio-vasculaires... Aux Etats-Unis, où la recherche dans ce domaine est autorisée sous certaines conditions, des chercheurs de l'école de médecine de Harvard et de l'hôpital Mac Lean, dans le Massachusetts, ont réussi à faire disparaître les symptômes de la maladie de Parkinson chez des rats grâce à l'injection de telles cellules souches embryonnaires, provenant d'un foetus de rat. La preuve que ces cellules sont capables de se transformer en neurones sécrétant de la dopamine, substance chimique cérébrale dont l'insuffisance est la caractéristique de cette affection. Des chercheurs américains du Wisconsin ont aussi réussi à obtenir des cellules sanguines à partir de cellules souches embryonnaires humaines. Cette avancée scientifique pourrait, à terme, fournir un réservoir de sang, notamment pour la transfusion sanguine. Les objectifs de cette médecine dite régénératrice pourraient être atteints grâce à l'utilisation de cellules souches issues de tissus différenciés, par exemple le sang de cordon ombilical, la moelle osseuse, le foie, le muscle. En France, l'équipe médicale du Pr Philippe Ménasché de l'ancien hôpital parisien Boucicaut, a réussi en juin 2000 à greffer des cellules musculaires de la cuisse dans le coeur d'un homme après un infarctus. Cette opération représentent un véritable espoir dans le traitement des personnes souffrant d'insuffisance cardiaque .
AP :
http://fr.news.yahoo.com/020122/5/2gauq.html
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Une nouvelle étape vers la congélation d'organes
Des chercheurs canadiens ont annoncé la première congélation-décongélation d’un organe fonctionnel. Il s’agit d’ovaire de rat. Cette étude ouvre un peu les portes de la cryopréservation d’organes destinés à la transplantation mais de nombreuses difficultés restent à résoudre avant son application sur l'homme. Roger Gosden et ses collègues de l’Hôpital Notre-Dame (Montréal) sont les auteurs de ce petit exploit. Si la science fiction joue depuis longtemps avec le froid pour conserver des corps entiers, la science est bien loin d’y arriver. Les cristaux de glace qui se forment entre les cellules détruisent irrémédiablement les tissus. Les chercheurs ont expérimenté leur technique sur des ovaires de rat. Ils les ont fait tremper dans une solution protectrice, les ont congelés lentement puis stockés dans de l’azote liquide. Plus tard, ils les ont réimplantés chez des rats génétiquement identiques aux donneurs (pour éviter les rejets). Les ovaires avaient perdu un peu de leur efficacité mais plus de la moitié d’entre eux ont repris une ovulation normale. Une femelle est même tombée enceinte.
Nature :
http://www.nature.com/nsu/020121/020121-8.html
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Maladies neurodégénératives : les vertus régénératrices des protéines
Les maladies dites neurodégénératives (comme Alzheimer, Charcot ou Parkinson) - qui touchent généralement les individus de plus de 50 ans - sont toutes associées au déclin d’un certain type de cellules neuronales. Dans leurs recherches, le prof. Ann Kato et son équipe se sont principalement intéressés au cas de la Sclérose Latérale Amyotropique (SLA) ou maladie de Charcot, une paralysie progressive induite par la destruction des neurones moteurs, situés au niveau de la moelle épinière et du cerveau. Ces derniers étant responsables des mouvements des membres supérieurs et inférieurs, leur anéantissement provoque une atrophie musculaire qui débouche sur une paralysie mortelle. Depuis plus de trois ans, l’objectif des expériences du prof. Kato consiste à essayer de comprendre pourquoi ces neurones meurent et à étudier conjointement les voies intracellulaires et moléculaires qui peuvent empêcher leur dégénérescence. C’est en cherchant à prolonger la survie de ces cellules neuronales que le prof. Kato vient de découvrir, pratiquement par accident, que la présence de protéines de la famille IAP (Inhibitors of Apoptosis Protein) - une nouvelle famille de protéines se trouvant dans les cellules neuronales - permet d’empêcher la mort des neurones moteurs. Les résultats de ces travaux laissent d’ailleurs penser que c’est en augmentant la quantité des protéines IAP dans les neurones moteurs qu’on peut empêcher leur dégénérescence. Cette découverte débouche sur des perspectives prometteuses puisque le prof. Kato et son équipe cherchent maintenant à mettre au point de nouvelles approches thérapeutiques. En effet, voulant éviter la complexité d’une stratégie de type thérapie génique, les chercheurs travaillent également sur les moyens de développer des drogues ou des substances qui pourraient agir sur ces neurones de la même manière que les protéines IAP. Il est dès lors à souhaiter que cette découverte encouragera et accélérera la recherche clinique et génétique sur cette maladie et l’ensemble ses conjointes neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Un espoir supplémentaire dans la quête de remèdes efficaces.
Futura Sciences :
http://www.futura-sciences.com/news.php3 ?id=361
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La mélatonine démontre son pouvoir neuroprotecteur dans la paralysie cérébrale
Une équipe française (Inserm 9935, hôpital Robert-Debré) publie dans la revue Annals of Neurology ses résultats concernant le rôle neuroprotecteur de la mélatonine dans un modèle murin de leucomalacie périventriculaire. La mélatonine préviendrait chez le souriceau nouveau né près de 80% des lésions secondaires de la substance blanche touchée par cette pathologie. L’équipe de Pierre Gressens s’attache depuis plusieurs années à trouver des moyens de traiter les lésions induites dans la paralysie cérébrale du prématuré, connue sous le nom de leucomalacie périventriculaire (LPV). Dans cette pathologie, les cellules nerveuses, faiblement oxygénées, libèrent entre autres du glutamate et des radicaux libres en quantité excessive, entraînant la destruction progressive de la substance blanche. Les chercheurs travaillent sur des modèles pathologiques de souris très proche de la LPV, induits par un analogue du glutamate, l’iboténate. Ce dernier provoque des lésions caractéristiques de la LPV dans la substance blanche. Les auteurs ont injecté de manière intrapéritonéale chez des souriceaux malades, de la mélatonine à faible concentration, et ont observé une réduction de 82% de la taille des lésions, comparativement aux souris non traitées. L’action de la mélatonine a parue être spécifique aux régions cérébrales touchées. La mélatonine semble non pas prévenir les lésions initiales, mais plutôt empêcher la formation des lésions secondaires, par un mécanisme impliquant l’inhibition de l’AMPc, un second messager cellulaire impliqué dans la transduction de nombreux signaux. Les auteurs sont confiants dans l’action neuroprotectrice de la mélatonine potentiellement transposable à l’homme, et souhaitent maintenant tester cette molécule chez les enfants prématurés atteints par la LPV.
Annals of Neurology :
http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/abstract/88511463/START
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