Médecine & Santé
Du cartilage de requin pour soigner le cancer
Alzheimer : une molécule capable de s'attaquer aux dépôts amyloïdes
Un rein artificiel surveillé à distance
Les Français mangent mieux qu'avant
Bientôt une coloscopie virtuelle ?
La vitamine D pourrait réduire le risque de cancer du côlon
Des neurochirurgiens français ont restauré une contraction musculaire chez des paraplégiques
Cancers : des progrès sensibles dans le dépistage et le traitement ciblé
Cancer de la prostate : le dépistage tous les 5 ans est suffisant
Accident vasculaire cérébral : un dépistage par mammographie ?
Du lait pour les coeurs tendus
Médecine & Santé Du cartilage de requin pour soigner le cancer Les mécanismes d'action par lesquels le cartilage de requin parvient à freiner l'expansion d'un cancer, voire à le réduire à néant viennent d'être élucidés par l'équipe de chercheurs du Laboratoire de médecine moléculaire de l'Hôpital Sainte-Justine et de l'UQAM qui révélaient hier lors du congrès de l'Acfas des résultats fort intéressants qui seront publiés dans la revue scientifique Molecular Cancer Therapeutics.
Les scientifiques ont également affirmé que l'extrait de cartilage de requin, nommé Néovastat, qui est préparé par la société Aetherna de Québec dont le directeur est le découvreur de ses puissantes propriétés anticancéreuses, fait actuellement l'objet d'études cliniques dans le monde entier pour le traitement des cancers du poumon et du rein. Selon les premières conclusions de ces expérimentations chez l'humain, ce produit de la mer doublerait l'espérance de vie des patients cancéreux. Administré en combinaison avec une radiothérapie, son action serait amplifiée par effet de synergie. Il serait exempt de tout effet secondaire indésirable et conserverait son efficacité à la suite de multiples administrations. « Les patients ne semblent en effet pas développer de résistance », précise Christophe Deckers, étudiant chercheur à l'Hôpital Sainte-Justine.
Une des stratégies les plus prometteuses, qui est explorée depuis quelques années pour combattre le cancer, consiste à prévenir la formation de nouveaux vaisseaux sanguins qui viendraient nourrir la tumeur et ainsi permettre son expansion, voire son essaimage vers d'autres organes. Dans sa quête de substances qui seraient capables de bloquer ce phénomène de vascularisation, appelé angiogénèse, le biochimiste québécois Éric Dupont - aujourd'hui directeur d'Aetherna - s'est intéressé au cartilage de requin adulte, un animal qui est immunisé contre le cancer et dont le cartilage, qui constitue une grande proportion de sa masse corporelle, perd avec l'âge toute trace de vaisseaux sanguins.
Il restait toutefois à dévoiler comment ce tissu se débarrasse de ses conduits sanguins. L'étudiant-chercheur Sébastien Gendron vient de découvrir que l'extrait de cartilage induit l'apoptose, c'est-à-dire le suicide, des cellules endothéliales, ces briques qui tapissent la paroi interne des vaisseaux sanguins. « Or la prolifération des cellules endothéliales est la première étape dans la construction des vaisseaux sanguins, précise le biochimiste. En provoquant l'apoptose de ces cellules spécifiquement, le Néovastat empêche donc leur formation et prive la tumeur d'un apport de nutriments essentiels à sa croissance. »
Fort heureusement, le Néovastat ne s'en prend qu'aux vaisseaux immatures qui sont en voie de formation. Il ne s'attaque pas à la tuyauterie déjà existante. « À preuve, aucune hémorragie interne ne s'est déclarée chez les patients traités avec le Néovastat », souligne Sébastien Gendron. Par ailleurs, le Néovastat inhibe également l'action de certaines enzymes qui permettent d'ouvrir une brèche dans la paroi d'un vaisseau existant afin de lancer une nouvelle ramification en direction d'une tumeur. « Ces enzymes, appelées métallo-protéases (MMP), désagrègent l'écorce du vaisseau sanguin - la matrice extracellulaire - ce qui ouvre la voie à la migration des cellules endothéliales qui formeront un nouveau vaisseau en direction de la tumeur », précise pour sa part Christophe Deckers.
Lorsque la tumeur cancéreuse manque d'oxygène, elle réclame la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et signale sa demande en relâchant des messagers chimiques, expliquent les chercheurs. Ces signaux rejoignent les récepteurs couvrant la paroi interne des vaisseaux sanguins et leur association à ces récepteurs induit la production des MMP, ces enzymes qui entaillent la paroi des vaisseaux afin de permettre la croissance d'une nouvelle branche destinée à alimenter la tumeur. Or, le Néovastat bloque aussi ces récepteurs.
Tous ces processus préviennent la construction de nouveaux vaisseaux sanguins et affament la tumeur cancéreuse qui finit par étouffer et manquer d'oxygène. Exsangue et asphyxiée, la tumeur régresse. « Si la tumeur est réduite à une petite taille et ne peut plus croître, elle n'est plus nocive. Tout comme les grains de beauté sur la peau qui sont de petites tumeurs qui ne prennent pas d'expansion et ne sont donc pas dangereux », explique Sébastien Gendron.
Les chercheurs du Laboratoire de médecine moléculaire s'appliquent maintenant à débusquer et à isoler de la soupe de cartilage de requin les véritables acteurs de cette spectaculaire activité anti-angiogénique et par conséquent anti-cancéreuse. De nombreuses équipes de par le monde s'activent à mettre au point et à éprouver un produit qui serait capable de contrecarrer la vascularisation des cancers. La course est féroce... « Le Néovastat sera peut-être le premier médicament anti-angiogénique à être commercialisé », lancent fièrement les deux jeunes scientifiques.
Devoir : http://www.ledevoir.com/public/client-css/news-webview2888.html ?newsid=10324 Molecular Cancer Therapeutics : http://http://mct.aacrjournals.org/
Retour au sommaire
Alzheimer : une molécule capable de s'attaquer aux dépôts amyloïdes Depuis vingt ans que le Dr Pepys à Londres cherche à dissocier la protéine sérique amyloïde (SAP) présente dans les dépôts amyloïdes afin de la rendre accessible aux mécanismes de dégradation de l'organisme et de traiter, ainsi, les différentes pathologies liées à des dépôts amyloïdes. Il lui aura fallu attendre de disposer du criblage moléculaire à haut débit pour obtenir une molécule capable de faire rapidement éliminer les SAP par le foie (seul organe à l'origine de leur synthèse et de leur clairance). Sans entrer dans le détail, la SAP est une glycoprotéine universellement présente dans les dépôts amyloïdes qui existe à l'état naturel sous une forme pentamérique, fortement résistante à la protéolyse. Elle se fixe à tous types de dépôts amyloïdes par l'intermédiaire du calcium et garde, au sein des fibrilles amyloïdes, une structure absolument identique à sa forme circulante, structure par ailleurs résistante aux phagocytes et enzymes protéolytiques. D'où l'hypothèse, émise par le chercheur britannique, d'un rôle clé de cette protéine dans l'impossibilité d'éliminer in vivo les dépôts amyloïdes. Pour trouver un inhibiteur de liaison des SAP, les pharmacologues ont travaillé à partir de dépôts amyloïdes de la maladie d'Alzheimer (banque des Laboratoires Roche) jusqu'à obtenir une molécule « parfaite » : le CPHPC (Ro 63-2346), un dérivé de la proline. Ce composé de très bas poids moléculaire crée une liaison entre deux protéines amyloïdes solubles à l'origine, d'une part, de leur impossibilité de se fixer aux dépôts amyloïdes et de la formation d'une complexe très rapidement éliminé, d'autre part.
L'effet du CPHPC a été testé in vivo chez l'animal et chez l'homme. Après perfusion continue du produit pendant cinq jours chez la souris, les taux de SAP sériques étaient sévèrement diminués. De plus, sur un modèle murin de maladie amyloïde (souris knock-out), les chercheurs ont observé une diminution de la taille et du nombre de dépôts amyloïdes périphériques. Chez l'homme, le CPHPC a été perfusé pendant 48 heures à sept patients porteurs d'une amyloïdose systémique. Comme chez l'animal, une chute massive du taux de SAP sérique est apparue, suivie, en revanche, d'un retour à la normale 48 heures après l'arrêt de la perfusion. Une baisse des SAP dans les dépôts amyloïdes organiques a également été constatée grâce à une injection préalable de SAP marqué.
BBC : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1987000/1987723.stm
Retour au sommaire
Un rein artificiel surveillé à distance Bonjour, monsieur Barbier ! L'infirmier va vous connecter au générateur. Vous avez perdu du poids ? » M. Barbier regarde son médecin et lui répond que oui, un kilo. « Bon, montrez-moi votre fistule. Je vois... Il vaut mieux piquer plus bas en attendant que cela cicatrise. A tout à l'heure ! » Cette consultation en apparence banale se tient entre un médecin et son patient, séparés de 70 kilomètres. Des caméras et des ordinateurs font le relais entre le centre de dialyse de vacances de Lannion, et l'hôpital de Saint-Brieuc, deux villes des Côtes-d'Armor. C'est une expérience originale soutenue par le conseil régional de Bretagne qui est suivie de près par le ministère de la Santé et par le petit monde des néphrologues.
Elle a pu voir le jour grâce à l'installation pionnière en Bretagne du réseau de transmissions haut débit Mégalis. La totalité des services publics (dont l'hôpital Yves-Le-Foll de Saint-Brieuc) ont été câblés pour transmettre données informatiques, images, messages téléphoniques. Autre partenaire du projet, l'Association des urémiques de Bretagne (AUB), qui y voit un des moyens de développer la dialyse rénale hors centre. Tout est centralisé à l'hôpital de Saint-Brieuc : le Dr Pierre Simon, qui dirige le service, mène la visite. « Ce centre de dialyse dispose de 22 postes, dont quatre postes d'entraînement à l'autodialyse, où les malades apprennent à se connecter eux-mêmes au générateur, et deux postes d'entraînement à la dialyse péritonéale ». La moyenne d'âge des malades est élevée, entre 75 et 76 ans, pour ces hommes et ces femmes dont les vaisseaux sanguins sont connectés, trois fois par semaine, à une machine qui va épurer leur organisme des déchets du métabolisme, une fonction émonctoire que leurs reins épuisés ou détruits ne peuvent plus assurer.
Mais c'est ce grand bureau dans la pénombre, avec un écran géant, une caméra et un terminal informatique qui requiert notre attention. C'est le véritable poste de commande du système. Le médecin de Saint-Brieuc peut interroger à distance son malade , l'observer, surveiller la séance. Il peut vérifier la conformité de la prescription de dialyse, vérifier que la dose de traitement (en temps de séance et en qualité d'épuration) est bien effectuée. Etre ainsi présent malgré la distance est jugé positif par les vingt cobayes qui ont participé à cet essai clinique.
Mais l'atout du système ne se limite pas à cette télésurveillance. Les médecins de Saint-Brieuc participent en effet à la mise au point du logiciel Dialmaster, qui comptabilise en permanence toutes les constantes analysées par le générateur de dialyse. Une sorte de pilote automatique et de boîte noire, qui assure une traçabilité parfaite des événements d'une séance de dialyse. Alors que les anesthésistes bénéficient de cette sécurité sur les machines des blocs opératoires depuis une dizaine d'années, on comprend mal que l'on en soit encore, pour les 25 000 à 30 000 hémodialysés français, à l'âge du papier et du crayon noir !
Sur l'écran, face à nous, le Dr Kim Seng Ang appelle les caractéristiques de la séance en cours : le temps écoulé depuis le début, le débit de sang dans le circuit, la pression entre les deux faces de la membrane du générateur d'épuration, les températures, le pH, la perte de poids totale actuelle du sujet, la pression artérielle et veineuse, le volume plasmatique, le transfert de masse en ions (sel, potassium, etc.). En mémoire, toutes les séances réalisées sur ce malade peuvent être reconstituées dans un historique. Seuls deux autres services de néphrologie en France, l'un à Paris, l'autre à Pontoise, disposent de ce système pilote.
Grâce à ce programme, les médecins peuvent enfin combiner l'indispensable filtration des déchets avec une perte en eau (donc une perte de poids) et une perte de sel contrôlables. Jusqu'à présent, on n'agissait que sur la perte de liquide : or, les variations de poids pendant et entre les séances de dialyse sont très variables en fonction de l'individu. Avec, chez le sujet âgé, des risques de complications graves, comme un œdème aigu du poumon. Aujourd'hui, la mesure de la conductivité électrique du bain de dialyse, plus ou moins importante en fonction de sa concentration en sodium, permet de connaître précisément l'efficacité des séances d'épuration.
« C'est une prescription à la carte, chaque patient a ses propres constantes, connues de la machine et de l'ordinateur, résume le Dr Simon. En effet, certains malades ont encore une diurèse résiduelle, leurs reins ne sont pas totalement détruits. On peut alors jouer sur la durée de la séance et atteindre un objectif de dialyse en toute sécurité ». Pour des raisons économiques, du fait de la saturation grandissante des centres de dialyse et aussi de la lente disparition des spécialistes, le raccourcissement incontrôlé des temps de dialyse interdit de plus en plus souvent une épuration de qualité. Cette nouvelle méthode permet de raccourcir sans risque les séances.
Autre avantage : les temps de transport en ambulance sont nettement raccourcis. M. Barbier, au lieu de parcourir 450 km par semaine pour aller à Saint-Brieuc, n'en fait plus que 50. Une première étude des médecins bretons indique que le coût du transport sanitaire peut être diminué de 1 600 € par mois et par patient (25% du coût mensuel de la dialyse). Les assureurs sont d'accord, puisque la traçabilité des séances permet aussi de diminuer le risque médico-légal.
Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20020515.FIG0023.html
Retour au sommaire
Les Français mangent mieux qu'avant Le mythe bien français du steak-frites, si possible accompagné d'une grosse miche de pain a vécu. Ce repas-type était peut-être celui de nos compatriotes il y a quelques décennies, mais il n'a plus grand chose à voir avec ce qui se trouve dans l'assiette des Français d'aujourd'hui. « En quarante ans, les Français ont modifié leurs comportements alimentaires », assure l'Insee, dans une étude publiée aujourd'hui et qui dresse les évolutions entre 1960 et 2001. « Les modes de vie ont beaucoup changé, ajoute la statiticienne Christine Monceau, l'une des rédactrices du rapport. Chasse aux calories dans de nombreuses couches de population, style de vie urbain et rapide, augmentation du travail féminin avec une baisse du temps que les femmes peuvent consacrer à la préparation de repas ». L'Hexagone compte également bien moins de travailleurs de force ou d'agriculteurs qu'autrefois : « Avec l'urbanisation, les modes de vie de plus en plus sédentaires réduisent les besoins en produits traditionnels à forte valeur nutritive », comme les pommes de terre, les légumes secs, les oeufs, le riz ou le pain, dont les ventes chutent de 1, 4% par an depuis 1960, note l'Insee.
Le portefeuille s'en ressent aussi, la part de l'alimentation dans le budget de la ménagère est passé de 20 à 14 % en quarante ans. Si nos besoins alimentaires sont différents nous essayons aussi de manger de manière équilibrée. Place aux plats cuisinés allegés, aux poissons sans graisses, aux poélées de légumes surgelés, des produits souvent bien équilibrés sur un plan nutritionnel. « Les préoccupations de santé guident plus souvent les choix, on mange moins de gras qu'avant », affirme l'Insee. Les eaux minérales connaissent un boom ininterrompu depuis les années 1960 et la consommation de sucre diminue de 3, 1% par an depuis 1971. Les produits connotés « santé et forme » comme les jus de fruits et de légumes ont trouvé leur place dans les cuisines de toutes les classes sociales.
Si les adultes sont raisonnables on ne peut en dire autant de leurs enfants.Selon l'Insee, les jeunes se gavent de pâtisseries, de boissons sucrées et de confiseries. « Ils mangent moins souvent à la maison que leurs aînés, et ce sont eux qui développent le plus les habitudes inquiétantes de grignotage », détaille Christine Monceau avec des progressions ahurissantes de 4, 5 % de sodas par an. Une « malbouffe » que l'on retrouve dans tous les pays développés, mais qui avait jusqu'au début de la décennie précédente épargné la France. Sodas (Coca, Fanta, Gini, etc) avalés à toute heure du jour, fast food avec ses cortèges de hamburger et de milkshake dégoulinants, bonbons et barres de chocolat grignotés pour un rien, les jeunes français rattrapent les kids américains. Une vraie menace pour leur santé, l'obésité infantile touche aux Etats-Unis 15 % des adolescents et en France les spécialistes pronostiquent une hausse spectaculaire pour les cinq prochaines années. Le message de l'Insee est clair, les jeunes devraient toujours prendre modèle sur leurs parents... du moins dans leur assiette.
Le Parisien : http://www.leparisien.com/home/info/permanent/article.htm ?
Retour au sommaire
Bientôt une coloscopie virtuelle ? A 73 ans, Pauline Morse vient de bénéficier d'une coloscopie virtuelle, une nouvelle technique radiologique réalisée grâce à un scanner sophistiqué qui permet de visualiser le côlon sans avoir besoin d'y introduire un tube et d'y détecter d'éventuelles lésions cancéreuses. Pauline Morse, chez laquelle on a finalement simplement découvert un polype bénin, fait partie des premières personnes à avoir participé à une étude comparant l'efficacité de ce nouveau système à celle de la coloscopie classique, l'examen de référence dans le dépistage des cancers du côlon. L'étude financée par l'Institut national américain du cancer a été menée dans les universités Duke, de Chicago et de San Francisco.
La coloscopie standard consiste à introduire un tube dans le gros intestin, à la recherche de lésions cancéreuses ou pré-cancéreuses qui sont aussitôt enlevées. Une coloscopie virtuelle comprend un scanner CT qui prend des centaines de radios du côlon. Puis un logiciel perfectionné rassemble les "coupes" pour produire des images en deux dimensions, qui sont ensuite analysées par un radiologue qui peut ainsi regarder le côlon sous tous les angles possibles, et faire un zoom sur des régions spécifiques. "Le grand avantage de cet examen, c'est qu'il est rapide et non invasif", a déclaré le Dr Geetanjali Akerkar, le principal investigateur de l'étude à l'hôpital d'Exeter (New Hampshire). "Si ce test se montre efficace en terme de détection de polypes et de tumeurs, alors les patients qui devront subir cet examen passeront dans un scanner pendant quelques minutes et repartiront tout de suite si le résultat est négatif". Une coloscopie traditionnelle dure en revanche 30 minutes, et du fait de l'anesthésie, les patients sont contraints de rester environ trois heures chez le médecin.
Ces patients n'ont pas besoin d'anesthésie et peuvent donc reprendre leur activité habituelle aussitôt après l'examen. Mais si le scanner montre un cancer ou une lésion pré-cancéreuse, une coloscopie est alors nécessaire. Dans les deux cas toutefois, il est indispensable de prendre une purge et de se faire gonfler l'intestin au gaz avant l'examen. Et, soulignent certains médecins, ce sont surtout ces deux choses qui sont désagréables. Des études précédentes avaient montré que la coloscopie virtuelle était efficace dans 94% des cas pour trouver des polypes de plus d'un centimètre, un résultat comparable à celui obtenu avec une coloscopie classique. Mais ces études n'ont porté que sur quelques centaines de personnes, et les chercheurs ont utilisé différents logiciels pour analyser le scanner. La nouvelle étude concernera 4.000 personnes et tous les chercheurs utiliseront le même équipement technologique. Les cancers du côlon et du rectum tiennent la quatrième place parmi les cancers diagnostiqués aux Etats-Unis, et la seconde en terme de mortalité. La Société américaine du cancer recommande qu'une coloscopie soit pratiquée tous les dix ans à partir de 50 ans, chez les personnes à risque.
AP : http://fr.news.yahoo.com/020516/5/2l9op.html
Retour au sommaire
La vitamine D pourrait réduire le risque de cancer du côlon La vitamine D aide l'organisme humain à assimiler les graisses, ce qui pourrait contribuer à réduire le risque de cancer du côlon, selon une étude publiée le 17 mai dans la revue Science. Partant du constat que les personnes consommant d'importantes quantités de graisse constituent une population à risque pour le cancer colorectal, une équipe de chercheurs a cherché l'explication biologique ou biochimique de la relation. Le taux de cancer colorectal est beaucoup plus haut aux Etats-Unis, où les régimes très gras sont courants, qu'au Japon où les gens consomment très peu de graisses et où le cancer colorectal est presque inexistant, mais personne n'avait compris pourquoi", a expliqué le professeur de pharmacologie David Mangelsdorf, qui a participé à la recherche. Les résultats de ces travaux montrent qu'une partie de la réponse est à chercher dans l'incapacité de l'organisme à faire face à de grandes quantités d'acide lithocholique, produit par l'organisme pour assimiler le cholestérol. Les chercheurs ont en outre montré que la vitamine D peut protéger du cancer du colon en aidant à détoxiquer l'acide lithocholique libéré pendant la digestion.
L'organisme produit des acides biliaires pour assimiler le cholestérol. Ces acides passent par l'intestin grêle où ils se transforment en partie en acides biliaires secondaires (acide désoxycholique et lithocholique). "L'acide lithocholique est hautement toxique, et il s'accumule lors d'un régime gras. Nous ignorons comment il cause le cancer, mais nous savons qu'il cause le cancer chez la souris. Les personnes affectées d'un cancer du côlon en ont de hautes concentrations", a encore expliqué le Dr Mangelsdorf, de l'Université du Texas à Dallas. Les chercheurs suggèrent que la mise au point d'un médicament agissant comme la vitamine D pourrait aider à prévenir le cancer du côlon en favorisant l'élimination de l'acide lithocholique. Mais l'un des obstacles à surmonter est l'effet indésirable de la prise d'une grande quantité de vitamine D ou d'un médicament ayant ses effets : elle peut faire monter le niveau de calcium dans le sang à un niveau dangereux pour l'organisme, souligne les auteurs de l'étude.
Science : http://www.sciencemag.org/
Retour au sommaire
Des neurochirurgiens français ont restauré une contraction musculaire chez des paraplégiques
Un groupe de neurochirurgiens français révèle dans le prochain numéro, daté de juin, de la revue spécialisée Journal of Neurotrauma avoir obtenu les premiers résultats positifs, chez l'homme, après une greffe de neurones pratiquée au niveau de la moelle épinière chez des personnes paraplégiques. Si elle ne constitue pas stricto sensu une réponse concrète aux handicaps majeurs dont souffrent les victimes de lésions de la moelle épinière, cette première marque à l'évidence une étape importante. Elle ouvre aussi de réelles perspectives dans un domaine où, en dépit des avancées dans le champ de la neurologie, les progrès thérapeutiques sont inexistants ou presque.
La première française concerne un patient victime d'un accident de la circulation automobile et qui avait perdu l'usage de ses deux membres inférieurs. L'intervention a été pratiquée, un an après l'accident, par un groupe de neurochirurgiens dirigés par les professeurs Marc Tadié (hôpital Bicêtre, Le Kremlin-Bicêtre) et Roger Robert (CHU de Nantes). L'opération réunissait, notamment, les professeurs Jean-François Mathé, Pierre Guiheneuc et Brigitte Perrain-Verbe. Elle avait au préalable été autorisée par un comité de protection des personnes, le patient ayant été dûment informé du fait qu'il s'agissait d'une expérimentation chirurgicale dont il ne tirerait, selon toute vraisemblance, aucun bénéfice. Neuf mois après cette greffe, le premier patient montrait qu'il était redevenu capable de contracter, de manière volontaire, certains faisceaux des fibres de ses muscles des jambes, ceux dits " adducteurs de la cuisse" et " psoas". Ce phénomène a été vérifié et confirmé par des enregistrements électrophysiologiques. Plus spectaculaire encore, cette restitution partielle des fonctions musculaires continue, deux ans après l'intervention chirurgicale, à s'améliorer. "Après de nombreux travaux menés chez l'animal, ceci montre que la technique visant à faire repousser des neurones par l'intermédiaire d'un greffon de nerf périphérique, de les faire sortir vers la moelle épinière et d'atteindre une cible musculaire est également possible chez l'être humain", résume-t-on auprès de l'Institut pour la recherche sur la moelle épinière qui a financé ces travaux.
"En pratique, nous avons, dans un premier temps, prélevé une fraction du nerf sural [un nerf innervant certains des muscles du mollet], fraction que nous avons sectionnée et placée sous forme de pontage entre l'extrémité des axones sectionnés au-dessus de la lésion de la colonne vertébrale et les racines motrices situées en dessous de cette même lésion au niveau des deuxième, troisième et quatrième vertèbres lombaires, explique le professeur Tadié. Une deuxième greffe, identique, de neurones périphériques a été pratiquée, de la même manière, en controlatéral. Nous n'avons pas eu de complication chirurgicale. Avec deux ans de recul, la contraction musculaire volontaire semble se renforcer et une ébauche de sensibilité est apparue chez notre patient." Le professeur Tadié explique que, lui et ses collaborateurs, n'ont pas souhaité rendre publics plus tôt ces résultats spectaculaires pour des raisons à la fois médicales et scientifiques. "Nous souhaitions nous assurer que les résultats obtenus n'étaient pas éphémères", résume-t-il.
L'un des éléments les plus prometteurs de ce travail tient à la physiologie induite par cette greffe. "Ce ne sont pas les fragments du nerf sural que nous introduisons dans une forme de "pontage" qui permettent de rétablir le lien entre les extrémités sectionnées des neurones, précise-t-il. En fait ces fragments neuronaux, les éléments cellulaires et moléculaires qui les composent servent à la fois de guide et d'attracteurs. Ces sont eux qui provoquent la repousse neuronale, les cellules reprenant leur croissance sur une distance de 25 à 30 centimètres pour rejoindre les muscles dont elles assuraient l'innervation avant l'accident du patient." Alors même qu'ils visaient précisément un tel objectif, les auteurs de cette première confient être profondément impressionnés par ce résultat qui, après d'autres récemment obtenus, vient démontrer l'extraordinaire plasticité du système nerveux central et les possibles applications thérapeutiques qui, en toute logique, pourraient en résulter.
"L'intervention a duré plus de dix heures et a nécessité la collaboration de deux équipes de neurochirurgiens spécialisés, explique le professeur Tadié. De nombreux travaux de recherche et d'expérimentation sont encore nécessaires avant d'envisager la possible restauration de la motricité et de la sensibilité dans des régions étendues des zones paralysées des personnes paraplégiques ou tétraplégiques. Et nous ne souhaitons, en aucune manière, que ces personnes nourrissent, à court terme, de vains espoirs. Pour autant comment ne pas dire notre enthousiasme devant ces premiers acquis ?" Deux autres patients, paraplégiques depuis plus d'un an, ont d'ores et déjà été greffés de manière similaire, et une série d'autres interventions sont programmées à court terme. "Cette première intervention chez l'homme paraplégique, visant à reconnecter un muscle de topographie sous lésionnelle à la moelle épinière dorsale sus lésionnelle, confirme les possibilités de régénération axonale de la moelle épinière humaine", estime, pour sa part, le professeur Alain Privat (unité Inserm Développement, plasticité, vieillissement du système nerveux, université de Montpellier). Le résultat, même s'il reste encore modeste pour le patient, implique la nécessité de poursuivre les recherches dans cette voie."
Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,-,00.html
Retour au sommaire
Cancers : des progrès sensibles dans le dépistage et le traitement ciblé Le dépistage et le traitement précoces du cancer, aux résultats prometteurs, ont été au centre au 38e Congrès annuel de la Société américaine d'oncologie clinique (ASCO) qui a réuni des milliers de cancérologues du monde entier, du 18 au 21 mai à Orlando. Cette conférence habituellement dominée par les annonces de nouvelles thérapies a été principalement davantage tournée cette année vers le dépistage et le traitement précoces de certains cancers, ainsi que la qualité des soins apportés aux malades, a expliqué le Dr Larry Norton, président sortant de l'ASCO. en passant en revue quelques une des 3.000 études qui seront présentées devant 25.000 spécialistes.Parmi ces dernières figurent les résultats encourageants du traitement précoce de la leucémie myéloïde (avec troubles de la moelle osseuse), et un nouveau test de dépistage précoce du cancer de la prostate par analyse sanguine, a mentionné le Dr Paul Bunn, président-élu de l'ASCO.
Parmi les résultats les plus marquants figure une étude montrant la forte réponse des malades atteint d'une forme rare de cancer digestif (GIST), au Glivec, un médicament lancé il y a un an par le groupe pharmaceutique suisse Novartis et jusqu'à présent utilisé pour traiter les formes aiguës de leucémie. Après un an, une rémission était constatée chez 60% des 147 malades ayant pris part à l'étude. Et les tumeurs s'étaient réduites de moitié au moins chez 60% des patients, selon le Dr Margaret von Mehren, du Fox Cancer Center à Philadelphie, qui présentait ses travaux dimanche au congrès annuel de la Société américaine d'oncologie clinique (ASCO).
"Ces réponses ont été durables et en contraste net avec la chimiothérapie classique dont le taux de réponse est de 5%", a souligné le Dr von Mehren en précisant que la substance avait été bien tolérée par 80% des patients. Le médicament issu des biotechnologies est considéré comme la première vraie thérapie moléculaire du cancer, la molécule étant capable de bloquer certains enzymes qui favorisent la croissance et la division des cellules anormales.
Une autre étude montre des résultats encourageants du traitement précoce de la leucémie myéloïde (avec troubles de la moelle osseuse) en combinant la chimiothérapie à l'administration d'un anticorps monoclonal, le HuM195. Parmi les 94 patients ayant reçu ce traitement combiné, une rémission complète a été constatée pour 27 et une rémission partielle pour 13 malades, avec un taux de réponse de 43%. Ces chiffres permettent au Dr Eric Feldman, du Weill Medical College de Cornell University à New York, d'affirmer que la méthode "devrait devenir le traitement standard pour les patients qui ne répondent pas au traitement initial".
Les anticorps monoclonaux sont des protéines modifiées génétiquement pour prendre pour cible certains antigènes portés par les cellules de certains cancers. Dans le cas présenté, l'anticorps "HuM195 vise l'antigène CD33 qui se trouve sur les cellules de la leucémie myéloïde", précise l'étude. Un autre anticorps monoclonal administré à des patients affectés d'un cancer du rein avec métastases a réussi à retarder la progression des tumeurs pendant une durée supérieure lorsqu'il a été administré à haute dose, selon des travaux présentés par le professeur James Yang, du National Cancer Institute. "C'est une démonstration convaincante que les agents antiangiogenèses peuvent inhiber la croissance des tumeurs chez les malades", a estimé le professeur Yang au sujet de ses travaux impliquant 110 malades qui ont reçu différents dosages d'anticorps anti-VEGF. La substance agit sur la prolifération des vaisseaux sanguins nécessaires à la survie d'une tumeur.
Le Dr Robert Maki, du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York, a pour sa part présenté ses travaux permettant d'établir la carte d'identité génétique de sarcomes (tumeur malignes) et de différencier plus de 50 sous-types, "alors que ces sarcomes sont quasiment identiques sous un microscope"."Etablir la carte d'identité génétique des sarcomes adultes se montrera utile pour aider les médecins dans leur diagnostic ou quand l'apparence d'une tumeur ne permet pas de déterminer à quel sous-type elle appartient", a expliqué le Dr Maki en estimant en outre que la technologie pourra permettre d'évaluer la réponse des gènes de cellules cancéreuses à certains traitements. Passant en revue l'ensemble de ces études, le Dr Michael Gordon, du Health Center de l'université de l'Arizona à Phoenix, a estimé qu'elles "démontrent clairement le potentiel significatif des thérapies ciblées dans le traitement du cancer", et appellent à "des tests cliniques larges en conjonction avec des traitements classiques".
Enfin un médicament expérimental donne pour la première fois des résultats contre une forme avancée de cancer du poumon, et le traitement de cette maladie est plus efficace chez les malades qui cessent de fumer, selon des travaux présentés le 18 mai pendant ce congrès mondial d'oncologie d' Orlando. Le médicament prometteur fait partie d'une nouvelle classe d'anticancéreux qui, plutôt que de détruire les cellules malades par action sur le noyau cellulaire, freine le cancer en bloquant des facteurs de croissance. Cette substance réussit même à réduire les tumeurs existantes chez certains patients.
Le médicament a été testé chez des malades qui avaient déjà suivi, sans résultat, des traitements de chimiothérapie. 10% des patients ayant pris le médicament (gefitinib, commercialisé sous le nom Iressa) ont vu leurs tumeurs se réduire de 50% ou davantage, et 36% ont vu une amélioration nette dans les symptômes de leur maladie, selon les résultats présentés. Ce médicament, "première thérapie ciblée pour le cancer du poumon, nous fournit une façon entièrement nouvelle de le combattre et donne l'espoir que cette maladie peut être attaquée de façon encore plus efficace en bloquant d'autres signaux de croissance cellulaire", selon le Dr Mark Kris, du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center à New York, qui a mené l'étude. D'autres travaux montrent que les personnes affectées d'un cancer du poumon à petites cellules, presque toujours dû au tabac, et qui continuent de fumer durant leur traitement ont deux fois moins de chances de survie à cinq ans que celles qui abandonnent la cigarette. Du groupe de 186 patients fumeurs étudiés, 79 continuaient de fumer durant leur traitement et 107 avaient arrêté. Résultat : 28% des malades non fumeurs étaient toujours en vie après deux ans de traitement contre 16% pour les fumeurs, selon le Dr Greg Videtic, du Dana-Farber Cancer Institute à Boston (Massachusetts, nord-est), auteur de la recherche. Pour le Dr Paul Bunn, qui préside la conférence annuelle organisée par la Société américaine d'oncologie clinique (ASCO), cette étude va à l'encontre d'une opinion répandue selon laquelle il convient de laisser les fumeurs touchés par le cancer "mourir en paix, sans leur demander d'arrêter de fumer". Il a rappelé que "le tabagisme cause environ 35% des décès par cancer dans le monde, et constitue la première cause de mortalité par cancer aux Etats-Unis".
Une autre étude axée sur la prévention du cancer du poumon montre qu'"un cousin chimique de la vitamine A peut inverser des modifications précancéreuses dans les poumons d'anciens fumeurs", ce qui constitue une piste pour prévenir la maladie chez les personnes qui ont cessé de fumer mais qui demeurent largement à risque. Environ la moitié des cancers du poumon aux Etats-Unis sont diagnostiqués chez d'anciens fumeurs, selon le Dr Jonathan Kurie, qui a conduit les travaux. "Cette étude montre que l'acide rétinoïque 9-cis est biologiquement actif dans le poumon", a expliqué le Dr Kurie, du Anderson Cancer Center de Houston (Texas, sud) qui a centré son étude sur l'effet préventif de deux formes de la vitamine A (9-cis et 13-cis).
Aux Etats-Unis, c'est le cancer du poumon qui fait le plus de victimes avec 157.400 décès en 2001, devant le cancer colorectal (56.700), le cancer du sein (40.600), de la prostate (31.500), du pancréas (28.900), la maladie de Hodgkin ou cancer des ganglions lymphatiques (27.600), la leucémie (21.500), le cancer de l'ovaire (13.900), du foie (14.100) et de l'estomac (12.800), selon les chiffres de l'American Cancer Society. Et pour les nouveaux cas dépistés en 2001, c'est le cancer de la prostate qui arrive en tête (198.100) devant le cancer du sein (193.700), du poumon (169.500) et le cancer colorectal (135.400).
ASCO 2002 : http://www.asco.org/prof/adn/2002/sat/index.htm NYT : http://www.nytimes.com/reuters/news/news-health-cancer-iressa.html
Retour au sommaire
Cancer de la prostate : le dépistage tous les 5 ans est suffisant Un dépistage du cancer de la prostate par l'utilisation du dosage de l'antigène prostatique spécifique (APS) est suffisant tous les cinq ans si le test s'avère normal, selon une étude présentée lundi lors du congrès annuel de la Société américaine d'oncologie clinique (ASDCO) à Orlando (Etats-Unis). Les auteurs de cette étude vont à l'encontre de la tendance de certains spécialistes à recommander aux hommes de plus de 50 ans un dépistage annuel la maladie, deuxième cause de mort par cancer chez les hommes aux Etats-Unis. "Nous avons établi que la grande majorité des hommes dont les niveaux d'APS sont très bas ne doivent pas s'inquiéter du fait qu'ils pourraient monter à des sommets en une année", a expliqué le Dr David Crawford, directeur adjoint du Health Sciences Center de l'Université du Colorado, qui a dirigé l'étude. Les chercheurs ont analysé les données du suivi organisé par le National Cancer Institute sur 27.863 hommes âgées de 55 à 74 ans, dont 90% présentaient au début de l'étude des niveaux d'APS normaux. Les statistiques montrent que 98, 6% des hommes qui avaient un taux très bas d'APS au début de l'étude continuaient d'avoir un dosage normal d'antigène prostatique au bout de quatre ans. Le Dr Crawford a souligné qu'un dépistage effectué seulement tous les cinq ans permettrait au système de santé américain "d'économiser environ un milliard de dollar par an" sans poser davantage de risques pour les patients.
Caducée : http://www.caducee.net/afp/edit.asp ?id_depeche=10198
Retour au sommaire
Accident vasculaire cérébral : un dépistage par mammographie ? Une simple mammographie pourrait permettre de détecter, bientôt, un risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). Simplement en dévoilant une calcification des vaisseaux sanguins mammaires. Les femmes présentant une calcification de ces derniers auraient en effet un risque d'AVC augmenté de 54%. Carlos Iribarren du Kaiser Permanente Hospital à Oakland aux Etats-Unis, a analysé les mammographies de 16 000 femmes pendant 10 ans. Selon lui, " cette technique ne va pas remplacer les principaux outils qui permettent d'évaluer le risque de maladie-cardio-vasculaire, comme le taux de mauvais cholestérol, la tension artérielle, le tabagisme, la sédentarité... Elle pourrait cependant servir, dans quelques années, à mieux identifier les femmes à risque. " Les diabétiques notamment, seraient un groupe à surveiller de près. Pour Iribarren en effet, " elles présentent un risque important de calcification des vaisseaux sanguins mammaires. Chez ces femmes considérées comme étant à risque accru, les mammographies doivent donc être plus fréquentes ".
American Heart Association : http://www.americanheart.org/presenter.jhtml ?identifier=2200006
Retour au sommaire
Du lait pour les coeurs tendus ACFAS Enrichi en caséine (une protéine laitière), le lait permet de réduire la contraction des vaisseaux sanguins qui cause la hausse de la tension artérielle. C'est ce qu'a constaté un étudiant à la maîtrise à l'Université Laval, Pierre-Louis Leclerc. C'est en observant les effets de la fermentation du lait par la bactérie Lactobacillus helveticus sur l'hypertension, que le chercheur a fait sa découverte. Lactobacillus helveticus est une bactérie laitière qui fragmente les protéines du lait et les transforme en blocs d'acides aminés ou peptides. Pierre-Louis Leclerc a constaté qu'un de ces peptides pouvait empêcher la production d'angiotensine II, une substance qui provoque le resserrement des vaisseaux sanguins. En effet, en période de stress, l'organisme produit un peptide, de l'angiotensine I, qui peut être converti par une enzyme en angiotensine II. « Le nouveau peptide a plus d'affinités avec l'enzyme de conversion que l'angiotensine I. Comme celle-ci réagit avec un autre peptide, l'angiotensine I ne sera pas transformé et on évitera ainsi la contraction des vaisseaux », a expliqué l'étudiant.
Ce dernier a également découvert que la fermentation par la bactérie était superflue : lors de tests in vivo sur les rats, une baisse significative de l'hypertension a été observée cinq heures après l'absorption de lait enrichi en caséine non fermenté. « Les enzymes libérés lors de la digestion font le même travail que la bactérie : elles séparent les protéines du lait en peptides inhibiteurs de l'angiotensine I », a souligné Pierre-Louis Leclerc. L'ajout de caséine dans le lait augmente simplement la quantité de protéines pouvant être transformées en agents d'inhibition. Si l'effet hypotenseur est un peu plus prononcé avec le lait fermenté par la bactérie, la différence n'est pas assez importante pour mériter la production d'un lait additionné de Lactobacillus helveticus. Après tout, pourquoi compliquer alors que le corps humain est si bien fait !
Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2794.asp
Répondre à cet article