Les automobilistes passant des coups de téléphone pendant qu'ils conduisent sont plus dangereux sur les routes que les personnes ayant dépassé le taux légal d'alcoolémie, révèle une étude commandée par une compagnie d'assurances britannique et publiée le 22 mars. Une série de tests menés par un laboratoire anglais, le Transport Research Laboratory, montre que le temps de réaction d'une personne téléphonant est environ 30% plus lent que celui d'un conducteur ayant trop bu. Il faut une demi-seconde de plus que la normale aux automobilistes qui sont en communication pour réagir. Ils ont également plus de difficultés à maintenir une vitesse constante et à préserver les distances de sécurité entre les véhicules. L'étude montre également que les kits mains-libres ne sont pas la panacée. Ils représentent une source de distraction pour les automobilistes, explique Dominic Burch, chargé des questions de sécurité routière chez Direct Line, la compagnie d'assurances ayant commandé le rapport. Selon l'étude, quatre conducteurs sur dix avouent téléphoner en roulant. "Dans les faits, cela signifie que dix millions d'automobilistes ont une conduite au volant qui est potentiellement plus dangereuse que l'état d'ivresse", souligne Dominic Burch.
Reuters :
http://fr.news.yahoo.com/020322/85/2iwyr.html
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Des travaux menés sur les anti-inflammatoires non-stéroïdaux comme l'ibuprofen et le naproxen avaient démontré que ces médicaments ont un effet positif sur l'incidence des cancers du colon et du sein. Les résultats d'une étude réalisée par la Mayo Clinic sur une durée de six ans indiquent que la prise régulière d'aspirine réduit de moitié le risque de développer un cancer de la prostate, cet observation étant encore plus nette chez des hommes âgés de plus de soixante-dix ans. Beaucoup d'hommes participant à l'étude absorbaient des doses d'aspirine dans le cadre d'un régime visant à prévenir les maladies cardiaques. Se situant dans la tranche d'âge des plus de soixante-dix ans, les résultats positifs seraient dus à la prise cumulée d'anti-inflammatoires ou à un effet cumulatif. Publié dans The Mayo Clinic Proceedings de la semaine passée, l'article souligne que ces résultats sont encore préliminaires et que, vu les effets secondaires éventuels de l'aspirine, toute recommandation de traitement devrait faire l'objet d'une consultation médicale.
NYT 19/03/02 :
http://www.nytimes.com/2002/03/19/health/menshealth/19OUTC.html
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La clarithromycine, un antibiotique habituellement prescrit pour les infections respiratoires, permettrait de réduire significativement le risque de rechute chez certains cardiaques. Comparée à un placebo, cette antibiothérapie préviendrait les infections récurrentes. Lesquelles représentent une cause majeure des inflammations qui, elles-mêmes, jouent un rôle crucial dans la survenue des maladies coronariennes. Selon Juha Sinisamo, de l'université d'Helsinki en Finlande, " les infections comme les pneumonies par exemple, sont souvent associées à des maladies coronariennes. Et outre son pouvoir antibactérien, la clarithromycine présente l'avantage d'avoir également une action anti-inflammatoire ". A partir d'une cohorte de 148 patients qui avaient tous été victimes d'une attaque cardiaque, Sinisamo a constitué deux groupes. Le premier a fait l'objet d'une antibiothérapie pendant 85 jours, l'autre ayant reçu un placebo pendant la même période. A la fin de l'étude, 16 patients du groupe traité sont décédés ou avaient rechuté, contre près de 30 pour le groupe placebo. L'antibiothérapie réduirait donc de 41% le risque de rechute par rapport au placebo.
American Heart Association :
http://www.americanheart.org/presenter.jhtml ?identifier=1200000
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Un médicament couramment utilisé contre l'hypertension artérielle (HTA) permettrait de retarder la fonte musculaire et l'invalidité chez les seniors. Le Dr Graziano Onder et son équipe, du Wake Forest University Baptist Medical Center aux Etats-Unis, ont suivi 641 femmes âgées qui, toutes, souffraient d'hypertension et étaient traitées par différents médicaments. Onder a ainsi découvert que celles qui prenaient un antihypertenseur appartenant à la catégorie des Inhibiteurs de l'Enzyme de Conversion (IEC) subissaient une moindre diminution de leurs capacités physiques que les autres. Fondé sur la mesure régulière du périmètre de marche et de la force musculaire des patientes, le constat est d'importance. D'autres études sont prévues. Chez l'homme notamment. " Si elles confirment les effets bénéfiques des IEC sur les fonctions musculaires, ces derniers pourraient bien se trouver être les premiers médicaments utilisés... pour préserver les capacités physiques " conclut Onder.
The Lancet, 14 mars 2002 :
http://www.thelancet.com/newlancet/current
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Des chercheurs japonais ont annoncé avoir développé une mini-caméra qui pourrait remplacer les endoscopes actuels dans quelques années. Mesurant 2, 3 centimètres de long et un centimètre de diamètre, cette mini-caméra a été conçue pour être contenue dans un comprimé que l'on avale et qui est ensuite expulsée du corps après avoir effectué son travail. Son atout majeur tient au fait qu'elle fonctionne sans batterie, ce qui évite tout risque d'émission de substances toxiques en cas de non-expulsion. Selon ses concepteurs, un système à micro-ondes permet de la déplacer et de la faire tourner sur elle-même de manière à offrir au médecin une vision panoramique des intestins explorés. Des tests sur des cobayes humains doivent débuter en juin dans diverses universités japonaises ainsi qu'à Harvard et à l'Université de Californie à Los Angeles.
Quotimed :
http://www.quotimed.com/information/index.cfm ?
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Lors de la 15th International Conference on Antiviral Research, un chercheur du Veterans Affairs Medical Center de San Diego (Californie) a présenté les résultats de travaux qu'il mène sur la variole. Officiellement éradiquée de la surface de la planète depuis 1977, la variole reste cependant un virus particulièrement redouté dans un contexte d'éventuelles attaques biologiques pouvant être perpétrées par des terroristes. Ce chercheur est parvenu à stopper chez des souris la variole des ovidés grâce à l'utilisation d'un nouveau composé, le HDP-CDV absorbable par voie orale, ce qui rend son administration plus facile en cas d'infections importantes, avec un effet plus rapide que la forme intraveineuse. A présent, le HDP-CDV va devoir faire l'objet de multiples phases d'essais chez d'autres espèces avant de pouvoir prétendre obtenir une autorisation de mise sur le marché de la Food and Drug Administration
(FDA). Aussi la production à grande échelle de ce nouveau composé ne sera-t-elle réalisable que dans plusieurs années.
WP du 20/03/02. :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/AMar19.html
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Des scientifiques helvétiques ont mis au point un implant qui fournira à l'organisme d'un malade souffrant d'anémie, d'hémophilie ou de diabète, les substances qui lui font défaut. Ils ont testé cette capsule sur des cobayes humains. Avec succès. Les scientifiques de l'école polytechnique fédérale de Lausanne ont modifié génétiquement des cellules vivantes qu'ils ont ensuite introduites dans une capsule. Chaque capsule en comprend entre un et deux millions. Ces cellules, qui ont le potentiel de se diviser à l'infini, sécrétent une substance bénifique aux malades. Dans le cas d'un anémique, celles-ci sont dotées d'un gène qui code pour l'erythropoiétine (EPO), une hormone qui stimule la production de globules rouges par la moelle osseuse. L'anémie est une maladie causée par une diminution de globules rouges dans le sang. Selon William Pralong, qui a coordonné les essais cliniques, avec l'implant, un anémique n'aura plus besoin de se faire injecter de l'EPO trois fois par semaine. Les pores de l'implant sont suffisamment larges pour laisser sortir l'EPO sécrétée. Ils laissent également entrer l'oxygène et les éléments nutritifs nécessaires à la survie des cellules. Par contre, ils sont trop petits pour que les cellules du système immunitaire du malade pénétrent dans la capsule et attaquent les cellules productrices d'EPO. L'implant existe sous deux formes, celle d'un disque de 1 à 2 cm de diamètre et celle d'un tube d'un demi millimètre de diamètre et de 1 à 3 cm de longueur.
Cybersciences :
http://www.cybersciences.com/
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L'onchocercose touche 18 millions d'individus en Afrique, au Proche-Orient et en Amérique Latine. Provoquée par des vers parasites, cette maladie tropicale est la deuxième cause infectieuse de cécité dans le monde ! Selon les travaux menés par Achim Hoerauf et Lars Volkmann, de l'Institut de médecine tropicale de Hambourg, il se pourrait cependant que les vers ne soient probablement pas les principaux coupables de la cécité des rivières. Plus exactement, les bactéries Wolbachia transportées par ces derniers, provoquent une violente réaction inflammatoire dans l'organisme. Laquelle est suivie de cécité et de graves troubles cutanés. Or l'identification de ces bactéries pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre l'onchocercose. Des études récentes ont en effet démontré que Wolbachia pouvait être éliminée grâce au recours à une antibiothérapie bien menée. Ce traitement permettrait également de stériliser le vers qui héberge la bactérie, brisant ainsi le cycle de reproduction. Les antibiotiques - et non plus les seuls antiparasitaires - pourraient donc contribuer à prévenir ou à freiner l'évolution de la maladie.
Science du 7 mars 2002 :
http://www.sciencemag.org/content/current/
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L’arthrite rhumatoïde peut avoir de nombreuses causes mais, chez certains malades, il semble que des anticorps qui s’attaquent à l’organisme sont les responsables. Pourquoi souffre-t-on justement au niveau des articulations ? C’est la grande question. Deux équipes américaines publient dans la revue Nature Immunology leurs travaux sur des souris. Des anticorps dirigés contre la protéine glucose-6-phosphate isomérase (GPI) pourraient jouer un rôle important dans certaines arthrites. Selon eux, cette molécule est capable de se fixer aux cartilages, ce qui expliquerait la localisation de la maladie au niveau des articulations.
Le point de départ de la maladie reste inconnu. Peut-être s’agit-il de la rencontre de facteurs génétiques et environnementaux. Quoiqu’il en soit, l’équipe de Christophe Benoist de l’école de médecine d’Harvard montre que des souris atteintes d’arthrite présentent une accumulation de GPI sur la surface des cellules du cartilage, au niveau des articulations. La seconde équipe de chercheurs, dirigée par Paul Allen de l’école de médecine de l’université de Washington, a quant à elle suivi des anticorps anti-GPI en les marquant radioactivement. Et où vont-ils se fixer ? Dans les articulations, bien sûr ! La manœuvre ne prendrait que sept minutes selon leurs observations.
Ces découvertes pourraient aboutir à un traitement qui arrêterait le phénomène en amont, en bloquant les anticorps anti-GPI, par exemple. Ces études ont été saluées par de nombreux scientifiques qui les jugent « importantes » pour les 1 à 2% des individus qui sont malades dans les pays développés. Cependant, rappelons que toutes les arthrites rhumatoïdes n’ont pas les mêmes causes et que la maladie chez la souris n’est pas forcément identique à celle de l’homme.
Science&Avenir :
http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20020320.OBS4149.html
Nature Immunology :
http://www.nature.com/nri/
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Des chercheurs américains ont pour la première fois réussi à diagnostiquer, par analyse sanguine chez la souris, des modifications menant à la démence d'Alzheimer, ouvrant la voie à la mise au point d'un test de dépistage de cette maladie, selon une étude publiée vendredi dans la revue Science. Ce test a permis de détecter la formation anormale de dépôts de protéine (amyloïde-béta, AB42) dans le cerveau de la souris, caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, alors que le seul moyen actuel de diagnostiquer avec certitude cette maladie passe par l'examen du cerveau après la mort, ont expliqué les chercheurs. "Nous ignorons si ce résultat chez la souris s'appliquera à l'homme", a précisé le Dr David Holtzman, co-auteur de l'étude. "Si c'est le cas, cela peut apporter des moyens non effractifs de détecter une pathologie d'Alzheimer avant l'apparition de symptômes cliniques", a ajouté le chercheur de l'école de médecine de Washington University à Saint Louis (Kentucky). De récentes études ont montré que des modifications physiques peuvent débuter dans le cerveau 10 à 20 ans avant les premiers symptômes de la maladie. La principale modification est la formation des plaques amyloïdes, clé du déclenchement de la démence d'Alzheimer. "Nous savons que la pathologie de l'Alzheimer débute bien avant l'apparition des symptômes, nous espérons qu'il sera possible de mettre au point un test qui détecte la présence de plaques amyloïdes et le risque de démence", a expliqué le Dr Steven Paul, co-auteur et vice-président des laboratoires Lilly Research qui ont participé à la recherche. "Un tel test pourrait aussi permettre de faire la distinction entre les individus souffrant de démence d'Alzheimer et les autres types de démence, et cela pourrait nous aider à évaluer la réponse d'un individu à certains traitements", a ajouté le Dr Holtzman. La démence d'Alzheimer, incurable, touche plus de quatre millions de personnes aux Etats-Unis.
Science du 22-03-02 :
http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/295/5563/2264
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