Médecine & Santé
Chirurgie du cancer assistée par radioguidage
Un médicament français contre la sécheresse buccale serait efficace contre le cancer du poumon
Le virus du rhume, nouvelle arme contre le cancer
Manger du poisson !
La réparation du myocarde par les myoblastes ouvre la voie à la médecine régénératrice
Hypertension artérielle : une consommation trés modérée d'alcoll peut être bénéfique
Le mécanisme de l'ossification commence à livrer ses secrets
Alzheimer : l'immunisation pourrait améliorer les performances cognitives
La Chine réussit la première transplantation d'ovaire non congelé
Le café est bon pour les dents
Un tiers des plus de 50 ans "malentendants" en France
Les robots entrent à l'hôpital
Prévention : un rapport sévère de l'Académie de Médecine
Les effets nocifs du tabac persistent longtemps après l'arrêt
La dépression : un Français sur cinq est touché
Garder la forme sans faire d'effort !
L'équipe « Interfaces physique-biologie » de l'institut de physique nucléaire d'Orsay travaille depuis plusieurs années à mettre au point une caméra gamma miniaturisée utilisable au bloc opératoire, qui permettrait de guider le chirurgien dans son geste opératoire en garantissant un maximum d'exhaustivité. L'efficacité du traitement chirurgical à visée curative des tumeurs solides repose en effet sur l'exérèse totale des tissus tumoraux. Or si l'imagerie conventionnelle et la radio-imagerie avec une caméra gamma ont fait d'importants progrès en matière de diagnostic préopératoire, elles gardent néanmoins des limites. Ainsi, la capacité de résolution spatiale des gamma-caméras externes utilisées en médecine nucléaire est limitée à 7 mm. De même, l'importante taille de ces outils d'imagerie ne permet pas toujours de repérer les tumeurs dans un positionnement chirurgical, d'où un risque d'imprécision au moment du geste.
En 2000, un premier imageur POCI (Per Operative Compact Imager) avec un champ de vision de 25 mm a été testé sur des malades à l'institut Gustave-Roussy (Villejuif) dans le cadre d'un protocole dit du « ganglion sentinelle ». Ce protocole consiste à pratiquer un curage ganglionnaire uniquement en cas d'envahissement du premier relais ganglionnaire chez des patients atteints d'un cancer du sein ou d'un mélanome malin. Les résultats obtenus ont été très prometteurs : la caméra POCI a en effet permis au chirurgien, d'une part, de localiser facilement et rapidement (moins de deux minutes) le ganglion atteint et, d'autre part, de vérifier son ablation. Par ailleurs, l'absence formelle de radioactivité dans le creux axillaire des patients leur a permis d'éviter les désagréments d'un curage ganglionnaire a fortiori inutile.
Les chercheurs travaillent maintenant à la mise au point d'une version pré-industrielle dont le champ de vision sera élargi à 40 mm, voire 60 mm et dont le temps de prise d'une image sera de dix secondes. « Mais attention, explique Stéphanie Pitre, le champ de détectabilité de ces caméras est à la fois leur intérêt et leur limite car l'appareil doit rester compact. Nous allons maintenant commencer un essai clinique de faisabilité qui fera intervenir la caméra POCI pour les ganglions sentinelles et aussi probablement les tumeurs des parathyroïdes et de la prostate. »
Quotimed :
http://www.quotimed.com/information/index.cfm ?
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Un médicament longtemps utilisé pour traiter la sécheresse buccale pourrait représenter une arme contre le cancer du poumon du fumeur, selon les résultats préliminaires d'une nouvelle étude nord-américaine. Le Sialor ou Sulfarlem, fabriqué par le laboratoire pharmaceutique français Solvay Pharma, semble très prometteur chez les anciens fumeurs, qui présentent toujours un risque élevé des années après avoir arrêté. L'étude, présentée mardi lors du Congrès de l'Association américaine de recherche sur le cancer par le Dr Stephen Lam, de l'Agence contre le cancer de Colombie britannique (Canada), souligne que le risque pour un ancien fumeur présentant des lésions pré-cancéreuses de développer un cancer est diminué de 22% pendant les six mois d'utilisation du médicament. Selon les experts, d'autres études à large échelle sont toutefois nécessaires pour prouver l'efficacité de ce produit. L'étude a été menée sur des volontaires qui présentaient des lésions bronchiques précancéreuses. Après six mois de traitement, les malades traités présentaient un risque de 32% de développer de nouvelles lésions ou un cancer du poumon, alors que ce risque était de 54% dans le groupe non traité.Le médicament de Solvay Pharma est vendu au Canada, en Europe et en Chine, mais pas aux Etats-Unis.
AP :
http://fr.news.yahoo.com/020410/5/2jm5b.html
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Un virus du rhume génétiquement modifiée vient d'être utilisée avec succès comme arme contre le cancer. Injecté dans l'artère conduisant au foie, ce virus a exterminé sélectivement les cellules tumorales sans endommager le tissu hépatique sain, a révélé le Dr Daniel Sze lors des rencontres scientifiques annuelles de la Society of cardiovascular and interventional radiology qui se tiennent actuellement à Baltimore. « Le virus du rhume constitue une nouvelle forme de chimiothérapie qui est beaucoup plus sélective dans ses attaques », a déclaré le Dr Daniel Sze, professeur de radiologie au Stanford Université Medical Center en Californie. « Alors que la chimiothérapie telle que nous la connaissons aujourd'hui tue autant les cellules saines que cancéreuses, ce virus a été conçu pour n'attaquer que le cancer et épargner les cellules saines. » Cette nouvelle forme de traitement n'est pas une thérapie génique proprement dite. Dans une thérapie génique, un gène particulier est amalgamé à un virus désactivé, qui sert strictement de véhicule pour acheminer le gène à l'intérieur de la cellule. Dans ce cas-ci, c'est le virus lui-même - sans l'ajout de gène extérieur - qui est l'élément curatif. De plus, au lieu d'introduire le virus directement dans la tumeur à l'aide d'une seringue, on l'injecte dans l'artère menant au foie. Ainsi, le flot sanguin le répandra dans l'ensemble de l'organe et permettra de rejoindre toutes les tumeurs qui ont pu s'y développer.
Le virus utilisé dans la nouvelle thérapie est bien vivant bien qu'on ait atténué sa capacité d'infection par une manipulation génétique. Le virus a aussi été modifié de telle sorte qu'il n'infecte que les cellules dont le gène p53, suppresseur de tumeur, est anormal. Le gène p53 est en quelque sorte un système de surveillance qui détecte et détruit la plupart des jeunes cancers. La fonction de ce gène est anormale dans environ 50 à 66 % des cancers. Le nouveau traitement élaboré vise pour le moment les cancers gastro-intestinaux, tels que les cancers de l'estomac, du pancréas ou du colon, qui essaiment fréquemment dans le foie, et pour lesquels la chirurgie et la chimiothérapie se révèlent peu efficaces à éliminer les métastases hépatiques. Les patients traités avec le virus modifié du rhume en ressentent les symptômes pendant environ une semaine à la suite de l'injection, préviennent les chercheurs. Contrairement à la plupart des virus employés en thérapie génique, ce virus conserve la capacité de se répliquer. C'est justement cette aptitude qui le rend si efficace dans l'extermination des cellules cancéreuses. Quand une cellule cancéreuse meurt, elle se brise et laisse échapper le virus et toutes ses copies qui peuvent à leur tour aller infecter d'autres cellules cancéreuses et les tuer.
L'élégance de cette thérapie réside dans le fait que les cellules dont le système de surveillance est déficient en raison d'une anomalie du gène p53 ne repèrent non seulement plus l'apparition d'un processus cancéreux au sein de la cellule, mais également l'infection de celle-ci par un virus. Ce qui rend ces cellules particulièrement vulnérables aux infections virales, notamment par le virus du rhume modifié par les scientifiques du Stanford University Medical Center. Les chercheurs ont expérimenté cette thérapie virale chez 35 individus atteints d'un cancer gastro-intestinal, qui s'était répandu au foie. L'administration de fortes doses du virus du rhume a prolongé la vie des patients d'environ six mois. Par des techniques d'imagerie médicale, les scientifiques ont par ailleurs observé un rétrécissement des tumeurs. Mais plus significative encore est la chute, voire la disparition totale, des protéines qui sont sécrétées par les tumeurs et qui se retrouvent dans le sang où l'on peut mesurer leur présence. « Ces observations laissent penser que les tumeurs, bien qu'elles demeurent visibles sur les images tomographiques, sont mourantes ou complètement mortes », précise le Dr Sze. Selon les résultats préliminaires d'un second essai clinique en cours dans lequel on a combiné une chimiothérapie classique à une injection de virus du rhume, l'effet de ce dernier semble s'additionner à celui du cocktail de substances chimiques. Le Dr Sze prévient que ce nouveau traitement révolutionnaire ne fera pas partie de la pratique courante avant plusieurs années. Mais les espoirs sont grands, car le virus du rhume pourrait bien devenir la thérapie de première ligne pour divers types de cancers, et ce, autant pour les tumeurs originales que pour leurs métastases.
BBC :
http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1918000/1918447.stm
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Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine confirme qu'une alimentation riche en acides gras polyinsaturés Oméga-3 protège rapidement et efficacement contre l'infarctus. Le gras que nous retrouvons dans le poisson se présente principalement sous la forme d'acides gras polyinsaturés. Parmi ces acides gras, on distingue la famille des acides gras omega-3, divisée en deux catégories : celle provenant des végétaux (acide linolénique) et celle provenant des animaux marins (l'acide eicosapentanoïque et l'acide docosahexanoïque). Pendant 17 ans, le docteur Christine Albert, de l'Université de Harvard, dans le Massachusetts, a suivi 278 hommes ne souffrant d'aucune maladie cardio-vasculaire. La scientifique a observé que la concentration sanguine en acides gras oméga-3 des patients était inversement proportionnelle au nombre de décès par arrêt du coeur. Les individus qui mangeaient du poisson au moins deux fois par semaine, voyaient le risque de mortalité diminuer de 81%. La chercheuse conclut que ces acides gras essentiels réduisent l'incidence des troubles du rythme cardiaque, comme la fibrillation ventriculaire et la tachycardie, responsable des morts subites. Parce qu'ils ne sont pas synthétisés par l'organisme, ces acides gras sont appelés essentiels et ils doivent impérativement être fournis par l'alimentation. On les trouve principalement dans les poissons gras des mers froides, comme le saumon, le thon, le homard et la crevette. Les chercheurs recommandent de manger du poisson au moins deux fois par semaine et de consommer des aliments enrichis en Oméga-3.
New England Journal of Medicine :
http://content.nejm.org/current.shtml
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Dans le cadre des séminaires du Généthon, Jean-Thomas Vilquin (Institut de Myologie, Pitié Salpetrière, Paris) est venu parler des premiers essais pré-cliniques sur lhomme, dautogreffes de myoblastes dans le muscle cardiaque chez des patients souffrant dinsuffisance cardiaque post-ischémique (infarctus du myocarde). Le premier patient greffé, dont l'essai avait déjà fait l'objet dune publication l'année passée dans le Lancet, montrait un recouvrement de la fonction contractile dans la zone infarcie cinq mois après la greffe. Depuis, neuf autres patients ont été inclus dans un essai thérapeutique préclinique de phase I/II et il semble quen moyenne (mais ce sont des résultats préliminaires non encore publiés), plus de la moitié des zones lésées aient retrouvé une fonction contractile et une activité métabolique.
L’insuffisance cardiaque (120000 nouveaux cas par an en France), souvent d’origine ischémique, est un vrai problème de santé publique, et nombreux sont les patients qui, réfractaires aux thérapies médicamenteuses ou n’ayant pas eu la chance de bénéficier d’une transplantation cardiaque (300 greffes par an), en meurent. Dans la recherche d’options thérapeutiques alternatives, la greffe cellulaire pour remplacer les cardiomyocytes perdus au cours d’un événement cardiaque de type ischémique, s’inscrit dans ce qu’on appelle aujourd’hui la médecine régénératrice, très en vogue actuellement avec l’explosion des cellules souches.
« Les myoblastes sont peut-être des cellules souches », a d’ailleurs commenté le docteur Vilquin, en parlant de l’apparente plasticité de ces cellules qui peuvent, in vitro ou in vivo lorsqu’elles sont injectées dans un organe comme le cœur, se différencier en myotubes puis en fibres musculaires, pour adopter les fonctions de cellules environnantes. Les myoblastes sont des cellules satellites situées en périphérie de la fibre musculaire, juste sous la membrane basale du muscle. Normalement quiescents à l’état normal, ils ont la capacité de pouvoir se mobiliser rapidement lors d’un traumatisme et de proliférer rapidement pour ensuite fusionner et reformer les fibres musculaires lésées.
Vilquin a montré des preuves expérimentales de la réussite de la technique, avec notamment un recouvrement de la fonction des segments infarcis (déterminée en autres par échographie, IRM et PET-Scan) de plus de 59%, contre en moyenne 10% lors d’un infarctus du myocarde après un pontage coronarien. Les zones implantées avec les myoblastes semblent retrouver un pouvoir contractile Si les résultats sont publiés, des essais cliniques pour cette fois-ci évaluer l’efficacité de la technique (300 patients sont prévus, il s’agissait ici d’une phase préclinique pour évaluer la sécurité et l’approche expérimentale de la technique) seront lancés. Le chercheur voit des applications plus larges à cette technique de médecine régénératrice, en faisant allusion notamment aux cardiomyopathies ou myopathies.
Généthon :
http://www.genethon.fr/
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Les femmes qui consomment un quart à un demi-verre d'alcool par jour voient leur risque d'hypertension artérielle diminué de 14 % par rapport à celles qui s'abstiennent de toute boisson alcoolisée. En revanche, celles qui boivent plus d'un verre et demi par jour sont exposées à un risque supérieur de 20%. Pendant 8 ans Ravi Thadhani, du Brigham and Women's General Hospital de Boston, a suivi plus de 70 000 femmes de 25 à 42 ans pour étudier les relations entre leur consommation d'alcool et le risque d'HTA. Au cours de ce travail, plus de 4 000 d'entre elles ont développé la maladie. Selon Thadhani, " le lien entre consommation d'alcool et hypertension chronique chez les femmes jeunes suit une courbe en J. Les buveuses modérées présentent une réduction modeste du risque d'hypertension. Celles qui sont le plus portées sur la boisson en revanche, voient leur niveau de risque nettement augmenté ". Donc comme toujours, la modération est de rigueur...
Archives of Internal Medicine, 11 mars 2002 :
http://archinte.ama-assn.org/issues/v162n5/abs/ioi10140.html
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Des chercheurs américains ont découvert une molécule indispensable à la régulation du développement des os de l’embryon chez la souris. C’est un premier pas vers la prévention de maladies comme l’achondroplasie (nanisme) et la craniosténose. L’achondroplasie est une affection héréditaire rare du développement osseux qui entraîne un nanisme touchant uniquement les membres. Les individus atteints ont donc des bras et des jambes courts mais leur tronc et leur tête sont de taille normale. La craniosténose est une fermeture prématurée d’une ou de plusieurs sutures de la voûte crânienne. Cette maladie est à l’origine d’un arrêt du développement et de déformations de différentes régions du crâne. David Ornitz et son équipe de l’école de médecine de l’université de Washington ont démontré qu’un facteur de croissance des fibroblastes (FGF 18) joue un rôle important dans l’ossification du cartilage au cours de l'embryogenèse, phénomène en cause dans ce type de maladie. « La molécule messagère freine la croissance du cartilage et donc détermine la longueur des os » , explique David Ornitz. « Ceci suggère que FGF 18 coordonne le processus d’allongement des os autant que celui de durcissement. »
Les chercheurs pensent que cette étude pourrait permettre de mieux comprendre certaines maladies congénitales qui causent des malformations osseuses, et peut-être même certains cancer ou l’ostéoporose. En effet, les embryons de souris de laboratoire étudiés par cette équipe ont perdu le gène qui code pour FGF 18 et, de ce fait, présentent une augmentation de l’activité de l’ossification. Par exemple, les zones de croissances de leurs fémurs sont 37 à 60% plus larges que chez un embryon de souris normal. Par contre, l'allongement est perturbé. De plus, les chercheurs soulignent que les embryons malades présentent les même symptômes que ceux qui ont perdu le gène codant pour un récepteur de FGF (FGF receptor 3). Il y a donc de fortes chances pour que FGF 18 soit une importante molécule de contrôle de l’ossification et que FGFR 3 soit l’un de ses récepteurs. On sait qu’une mutation dans les gènes codant pour des récepteurs de FGF peut provoquer plusieurs formes de nanisme ou une craniosténose. « Si nous comprenons les relations entre FGF 18 et ses récepteurs, peut-être qu’un jour nous pourront prévenir certaines de ces pathologies », conclut David Ornitz.
Genes and Development du 1er avril 2002 :
http://www.genesdev.org/cgi/content/abstract/16/7/859
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Un résultat surprenant en matière de traitement de la maladie d'Alzheimer est publié cette semaine dans la revue « Nature Neuroscience ». Des souris immunisées contre le peptide bêta-amyloïde améliorent leurs performances cognitives, alors que la quantité de dépôts amyloïdes intracérébraux est inchangée. Encore plus étonnant, les animaux sont améliorés le lendemain d'une immunisation passive par injection d'anticorps. Dans la nouvelle étude, réalisée conjointement avec une unité du CNRS de Strasbourg (Chantal Mathis), les capacités cognitives des souris transgéniques « Alzheimer » adultes (8 mois) et très âgées (12 mois) ont été étudiées comparativement, avant et après une immunisation active contre le peptide bA par injection de m266. L'immunisation a été pratiquée de façon « subchronique » pendant six semaines et « aiguë » par une seule injection, les tests mnésiques étant pratiqués immédiatement après. Les résultats sont surprenants. Les animaux immunisés passivement par m266 ont retrouvé leurs capacités cognitives à la fois dans les tâches de reconnaissance des objets et, plus globalement, dans l'ensemble des tests d'apprentissage et de mémoire. L'amélioration était nette et significative par rapport aux souris transgéniques non immunisées (p < 0, 001), alors même que la quantité de dépôts amyloïdes dans le cortex et l'hippocampe des animaux était inchangée. La modification était observée chez les souris très « âgées » immunisées de façon subchronique qui obtenaient des résultats aux tests de reconnaissance des objets superposables à ceux de souris plus jeunes (dans le modèle murin d'Alzheimer, les déficits cognitifs s'accroissent avec l'âge). Les souris immunisées présentaient également plus d'intérêt pour des objets nouveaux que les autres. Jusqu'à présent, les travaux portant sur la recherche d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer se fondaient sur la régression des dépôts amyloïdes intracérébraux (plaques séniles) obtenue. Dans ce cas, l'amélioration des performances mnésiques à attendre de la vaccination était corrélée à l'élimination du peptide bêta-amyloïde (bA). Mais on est loin de savoir si les symptômes de la maladie d'Alzheimer sont uniquement ou majoritairement dus aux dépôts du peptide bA. Cette étude franco-américaine renforce d'autres hypothèses.
Quotimed :
http://www.quotimed.com/information/index.cfm ?
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