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vendredi 14 septembre 2001, par Tregouet


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Lettre #154 du 7 au 13 Juillet 2001
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Médicaments anti-cancer : Merck KGaA annonce une découverte importante Le groupe pharmaceutique allemand Merck KGaA a annoncé le 7 septembre avoir identifié pour la première fois la structure complète d'une protéine jouant un rôle clé dans l'évolution de certaines maladies, en particulier le cancer. Cette découverte a été réalisée en collaboration avec des chercheurs du Massachusetts General Hospital (MGH) aux Etats-Unis et "pourrait conduire à la prochaine génération des médicaments contre le cancer", a souligné le groupe dans un communiqué. Les détails des travaux sont publiés dans le magazine Science. La molécule dont la structure complète a été identifiée, à l'issue de plusieurs années de recherche, est l'intégrine réceptrice bêta 3. "Cette protéine clé joue un rôle majeur dans le contrôle des processus biologiques et des maladies, allant du cancer, à l'ostéoporose, au rhumatisme et aux inflammations", a précisé Merck. "A présent que nous connaissons la forme de ce récepteur cela va nous aider à développer de nouvelles stratégies pour s'attaquer à de nombreuses maladies graves", a indiqué de son côté l'un des responsables de MGH, Amin Arnaout, cité dans le communiqué. L'intégrine concernée transmet des signaux chimiques de la surface d'une cellule vers son noyau et joue un rôle important notamment dans le développement de tumeurs au travers du système sanguin. Les chercheurs de Merck KGaA ont déjà commencé à essayer de bloquer cette molécule, grâce à un inhibiteur. "Plus l'on connaît la structure précise de l'intégrine, plus il est possible de mettre au point des inhibiteurs appropriés qui pourraient conduire à de nouveaux médicaments", a indiqué Merck KGaA.
- Communiqué de Merck KGaA du 6-09-2001 : http://www.merck.de/english/investor_and_media_relations/index_presse.htm
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- Cancer du pancréas : un traitement combiné pourrait être efficace Un traitement combinant deux méthodes pourrait être efficace contre le cancer du pancréas, selon des chercheurs américains qui ont publié leurs résultats mardi dans la revue Proceedings of the National Academy of Science. Ce traitement passe par la manipulation du gène mda-7 -- qui provoque la destruction d'un grand nombre de cellules cancéreuses -- associée au blocage du gène K-ras, lequel en cas de maladie provoque la multiplication anarchique des cellules du pancréas, expliquent les chercheurs dirigés par le professeur Paul Fisher de Columbia University. La seule manipulation du gène mda-7 n'a pas suffit à lutter contre les cellules cancéreuses du pancréas d'une souris. Mais, une fois associé au blocage du gène K-ras, le gène tueur a opéré son oeuvre, selon les résultats de l'étude."Ces observations surprenantes montrent qu'une approche combinée pourrait fournir la base au développement d'une thérapie efficace contre le cancer du pancréas", selon les auteurs. L'objectif des chercheurs est maintenant de créer un agent (viral ou non) porteur des deux gènes combinés, pouvant être lancé à l'assaut des cellules cancéreuses du pancréas, un traitement qui présenterait l'avantage d'être non toxique pour le patient, expliquent encore les scientifiques. Le cancer du pancréas est la quatrième cause de mortalité par cancer aux Etats-Unis. Quelque 29.200 cas devraient être diagnostiqués dans le pays en 2001 dont 28.900 aboutiront au décès des patients, selon les statistiques de l'American Cancer Society.
- Proceedings of the National Academy of Science du  : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/98/18/10332 ?
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- Le virus qui combat le cancer Des chercheurs helvétiques ont utilisé un virus, qui a la propriété de tuer les cellules cancéreuses, pour se débarrasser de tumeurs chez des souris. L'équipe de l'Institut helvétique de recherche expérimentale sur le cancer, dirigée par le professeur Peter Beard, a étudié les propriétés du gène p53, qui sécrète une protéine destructrice de tumeurs et qui est déficient chez les personnes atteintes d'un cancer. Les virologues ont injecté des cellules de cancer du colon à 12 rongeurs. Deux jours plus tard, ils leur ont inoculé un virus associé à l'adénovirus (AAV), ce qui a réduit les tumeurs. Les chercheurs ont utilisé l'AAV pour compenser la déficience du gène p53. La moitié des cancers possèdent la mutation du gène p53. Selon le professeur Peter Beard, quand une cellule tumorale rencontre l'AAV, elle interprète la portion d'ADN virale comme étant un ordre de détruire son ADN. Son équipe essaie de localiser cette portion d'AAV qui se débarrasse des cellules cancéreuses dans le but de fabriquer un médicament. Les travaux publiés dans la revue Nature du 30 août expliquent pourquoi les cellules cancéreuses, qui n'ont pas de défenses suffisantes pour survivre, sont ciblées de préférence par ces virus. La prochaine étape est de savoir si on peut développer ces virus en quantité suffisante pour effectuer des essais cliniques sur l'homme.
- Nature du  : http://www.nature.com/nlink/v412/n6850/abs/412914a0_fs.html
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- Détecter les virus par leurs bruits ! Des chercheurs anglais sont parvenus à identifier des virus grâce à leur signature sonore. En stimulant électriquement un petit cristal de quartz d'un cm de diamètre et un millimètre d'épaisseur , la vibration se transmet au virus. Le procédé est inversé, et l'on traduit cette vibration en signaux électriques. La fréquence obtenue à l'arrivée identifie le virus. Prochaine étape : identifier des bactéries, des protéines et de l'ADN. Cette nouvelle technique devrait permettre à terme, d'identifier trés rapidement virus et bactéries. En outre l'extrême sensibilité de ce procédé pourrait permettre de détecter la présence d'un seul virus.
- Nature Biotechnology septembre 2001 : http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf ?
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- Des vaccins préventifs et thérapeutiques contre l'hépatite C sont à l'étude Prés de 200 millions de personnes dans le monde, dont 600 000 en France, sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC). C'est le lourd bilan de cette maladie qui, au stade terminal, est devenue dans les pays industrialisés la première cause de transplantation hépatique. Son étude réunit un millier de chercheurs et de cliniciens du 2 au 5 septembre à Paris pour le 8' symposium international sur le virus de l'hépatite C et les Flaviviridae. Selon les organisateurs du congrès, Geneviève Inschauspé, chercheur à l'Inserm (Lyon), et le professeur jean-Michel Pawlotsky, virologiste au CHU de Créteil, la prise en charge de l'hépatite C est aujourd'hui à un tournant. Les chercheurs ne s'y sont pas trompés qui sont 40 % plus nombreux à ce symposion que lors des précédents. Des modèles cellulaires sur lesquels cultiver et étudier le virus sont désormais au point ; des vaccins sont en cours d'étude. Enfin, les malades co-infectés par les virus du sida et de l'hépatite C pourront peut-être bénéficier d'une transplantation hépatique au même titre que les malades atteints d'une cirrhose, conséquence fréquente de la maladie. "Les progrès thérapeutiques ont été spectaculaires au cours des dix dernières années ", a rappelé le professeur Patrick Marcelin, hépatologie à l'hôpital Beaujon. " Lors de la découverte du virus en 1989, nous n'avions qu'un seul traitemen l'interféron alpha, dont l'efficacité était très médiocre. L'ajout à ce traitement d'une seconde molécule, l’antibiotique ribavirine, en 1998 a permis de guérir 40 % des patients. Depuis un an, une nouvelle formulation de l'interféron, l'interféron pégylé - auquel est adjointe une molécule de polyéthylèneglycol qui prolonge sa durée d'action - permet de guérir 55 % des malades en moyenne. " Il reste que 45 % des malades répondent mal au traitement ou rechutent. Les perspectives vaccinales, qui en sont au tout début, sont de deux ordres. Créer un vaccin préventif, dont l'objectif sera de protéger la population contre l'infection, et mettre au point un vaccin dit thérapeutique pour stimuler le système immunitaire du sujet infecté. Un essai clinique de vaccination thérapeutique, mise au point par l'équipe belge de la société Immunogenetics, est en train d'être tenté après avoir passé avec succès son étude de toxicité sur des volontaires sains.
- Le Monde du 4-09-2001 : http://www.lemonde.fr/
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- Le premier vaccin anti-tabac à l'essai BBc : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1535000/1535852.stm
- Les essais cliniques du premier vaccin anti-tabac au monde viennent de débuter sur 60 volontaires en Belgique. Les enjeux de ces essais sont considérables car ce vaccin, en cas de succès, pourrait permettre à de nombreux fumeurs d'arrêter plus facilement de fumer en empêchant la nicotine d'atteindre le cerveau. À ce stade préliminaire les essais ont simplement pour but d'évaluer les doses optimales de vaccin administrables sans risque. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, il y a plus d'un milliard de fumeurs dans le monde et plus de quatre millions meurent chaque année de maladies provoquées par le tabac, cancers et maladies cardio-vasculaires notamment. Au cours de ces dernières années, les chewing-gum à la nicotine et les patchs sont devenus très utilisés par de nombreux fumeurs désireux de se débarrasser du tabac. Cependant, le nouveau vaccin anti-nicotine agit d'une façon complètement différente. Lorsque l'on allume une cigarette, il ne faut que quelques secondes à la nicotine pour atteindre le cerveau et provoquer une puissante dépendance au tabac. Le vaccin à l'essai est conçu pour stimuler le système immunitaire et produire des anticorps qui se lient aux molécules de nicotine et les empêchent de se fixer sur les neurorecepteurs concernés. Xenova, la société anglaise qui développe ce vaccin, espère pouvoir le mettre sur le marché dans cinq ans. David Oxlade, Directeur de Xenova, souligne que "la plupart des personnes qui veulent arrêter de fumer ont beaucoup de mal à faire, bien qu'ils soient conscients des risques que le tabac entraîne pour leur santé. Ce vaccin devrait permettre aux fumeurs motivés de se débarrasser bien plus facilement du tabac." "Clive Bates, Directeur du Centre de Lutte contre le Tabac, précise pour sa part "un vaccin anti-nicotine constituerait une avancée majeure en matière de santé publique et deviendrait une des principales armes de prévention contre le cancer du poumon et les maladies de coeur provoquées par le tabac". Environ un tiers des fumeurs essayent chaque année d'arrêter la cigarette mais la grande majorité, prés de 90%, a rechuté au bout d'un an. Ce vaccin pourrait contribuer à réduire sensiblement ce taux de rechute et permettre à la majorité des fumeurs qui le souhaitent d'arrêter définitivement le tabac. Mr Bates souligne toutefois que plusieurs années de recherche seront encore nécessaires pour évaluer l'efficacité de ce vaccin et que celui-ci ne doit en aucun cas être considéré comme une panacée ou une potion magique qui permettrait à tous les fumeurs d'arrêter de fumer sans efforts. " Dans ce domaine, la motivation et l'adoption d'une hygiène globale de vie resteront essentielles" précise t-il.
- Brève rédigée par @RT Flash
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- Première étape vers un vaccin contre les maladies à prions La recherche sur les mamadies à prion marque des points importants. Après la récente découverte par des chercheurs américains de l'Université de Californie de l'effet actif de deux médicaments contre les maladies à prions ( voir article "Vers un nouveau traitement des maladies à prions" dans la rubrique médecine de la lettre 158 )deux chercheurs de l'Université de Zurich en Suisse ont pu démontrer, grâce à des expériences sur des souris, que des anticorps dirigés contre le prion pouvaient constituer une protection contre les maladies dégénératives du type de celle dite de la vache folle. Cette découverte est une première étape dans l'élaboration d'un vaccin contre ce type de maladie, ont annoncé jeudi les deux scientifiques. Les maladies à prions, incluant l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) de la vache et la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme, affectent le système nerveux. Leur caractéristique commune est l'accumulation d'une protéine anormale dans le cerveau atteint. Celle-ci se propagerait en convertissant la forme normale de cette protéine, qui est présente à la surface des cellules nerveuses du cerveau, en une forme pathogène. Dans leurs travaux, le docteur Frank Heppner et le professeur Adriano Aguzzi, tous deux de l'Université de Zurich, ont modifié génétiquement des souris de façon à ce qu'elles expriment constamment des anticorps contre la protéine normale. Ainsi, ces souris sont capables de produire en permanence un anticorps capable de fixer la protéine normale du prion. Selon les premiers résultats de leurs recherches, les deux scientifiques ont pu mettre en évidence que l'organisme d'une souris semblait tolérer la production d'anticorps dirigés contre la forme normale de la protéine. Il a donc été démontré que le corps peut tolérer une certaine quantité d'anticorps. Selon les deux chercheurs, c'est une ''donnée importante'' pour les futures recherches dans ce domaine. La seconde découverte importante de cette étude est que la présence des anticorps peut prévenir le développement de la maladie chez les souris. En effet, aucun prion pathogène n'a été détecté dans le tissu lymphatique, là où ils s'accumulent dans la phase précoce de la maladie. De plus, la forme infectieuse du prion n'a pas été détectée dans le cerveau des souris. En revanche le mécanisme de protection contre la maladie du prion n'est pas encore clarifié. Les premières expériences semblent montrer que les anticorps masquent la protéine normale présente à la surface de presque toutes les cellules. De ce fait, la forme infectieuse du prion ne peut pas se propager car la forme cellulaire normale n'est plus accessible. Les résultats de l'équipe de recherche zurichoise - publiés sur la version Internet du magazine ''Science'' de ce mois - démontrent également que le système immunitaire est en principe capable de combattre les prions. Ces résultats peuvent donc être considérés comme ''une base importante'' sur laquelle d'autres recherches pourront être menées dans le but de développer des vaccins contre les prions chez l'homme et chez l'animal.
- AP : http://fr.news.yahoo.com/010906/5/1lk0c.html Science : http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/1063093v1
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- Un facteur de croissance permet la formation de nouveaux neurones Des équipes américaines ont réussi à provoquer la formation de nouveaux neurones en exposant le cerveau à un facteur de croissance. Bien que réalisée sur des cerveaux de rats, cette approche pourrait à terme s'appliquer au remplacement des neurones endommagés suite à une maladie ou a une blessure. Deux études publiées dans l'édition de septembre du Journal of Neuroscience rendent compte de ces résultats. "Avec une manipulation très simple de l'environnement cérébral, ils ont créé de nouveaux neurones", commente le Dr Ronald McKay chercheur en neurosciences aux NIH américains. "C'est impressionnant". Dans ces deux études réalisées sur des cerveaux de rats, les chercheurs ont exposé des régions précises du cerveau à un facteur de croissance : le BDNF ou brain-derived neurotrophic factor. Dans une première série d'expérience, l'équipe de Marla Luskin (Ecole de Médecine de l'University Emory, Atlanta) a injecté le BDNF directement dans le cerveau de rats adultes. D'après les chercheurs, ceci en entraîné la formation de nouveaux neurones dans des régions ou cette formation n'avait jamais été montrée à l'âge adulte : striatum, septum, thalamus et hypothalamus. L'équipe de Steven Goldman (Cornell University Medical College, New York) a utilisé une technique légèrement différente mais arrive aux mêmes conclusions. Ils ont eu recours à un vecteur de thérapie génique pour synthétiser le BDNF dans le cerveau antérieur de rats. Les chercheurs ont alors observé une augmentation du nombre de neurones dans le bulbe olfactif . Ces neurones ont survécu jusqu'à deux mois après l'injection. "Ces résultats suggèrent que l'administration d'un vecteur de thérapie génique pourrait être utilisée pour restaurer les neurones perdus dans le système nerveux central adulte", a indiqué le Dr Goldman dans un communiqué. On sait que le BDNF est retrouvé en quantité réduite dans certaines régions cérébrales des patients atteints de maladie d'Alzheimer ou de la maladie de Huntington. Le BDNF pourrait non seulement stimuler les neurones existants mais aussi stimuler la formation de nouveaux neurones à partir de cellules souches présentes à l'âge adulte. "Ainsi, si le BDNF pouvait être administré de façon exogène, il pourrait entraîner la formation de nouveaux neurones", estime le Dr Luskin.
- Journal of Neuroscience : http://www.jneurosci.org/cgi/content/abstract/21/17/6706

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