« Guigou méprise les professions de santé » MICHELE ALLIOT-MARIE, présidente du RPR
Soutenez-vous les revendications des médecins même si elles contrarient la maîtrise des dépenses de santé que vous défendez ?
Michèle Alliot-Marie. La mobilisation des praticiens correspond à une attente légitime des professionnels de santé exaspérés par leurs conditions d'exercice et d'existence. Je soutiens, comme la majorité des Français, leur aspiration à voir leur rôle mieux reconnu financièrement et socialement. L'augmentation des dépenses de santé est la conséquence du vieillissement démographique, du progrès technologique, de l'aspiration croissante des Français au bien-être. La maîtrise ne peut se faire qu'en concertation avec les professions concernées, sur la base des bonnes pratiques médicales et de la rationalisation des structures.
L'Unof, le principal syndicat de médecins généralistes, n'a-t-il pas fait une erreur en refusant de négocier avec la Caisse nationale d'assurance maladie ?
MAM Il ne revient pas à un parti politique de se substituer à un syndicat ou à une union syndicale, ni de juger leur stratégie. J'ai cru comprendre que l'Unof a surtout refusé de négocier avec la Cnam au sein d'une enveloppe budgétaire périmée.
« le parisien
leparisien.com - Les médecins mettent le gouvernement à la peine (23/01/02)
Les médecins mettent le gouvernement à la peine A 3 mois de la présidentielle, le gouvernement Jospin est confronté à une mobilisation sans précédent du corps médical. Appelés à cesser le travail aujourd'hui, les généralistes manifesteront début mars s'ils n'obtiennent pas satisfaction d'ici là.
L'avertissement musclé des infirmières libérales « C'est la pagaille à la Santé, Kouchner t'es pas très doué, Guigou tu nous rends fous ! » 13 h 30 hier, devant la tour Montparnasse, à Paris, la manifestation des infirmières libérales démarre au son des sifflets et des nombreux pétards qui crépitent çà et là. Entre 3 200 (selon la police) et 15 000 (selon les organisateurs), beaucoup de femmes, pour la plupart mères de famille, sont venues faire entendre leur colère contre le ministère de la Solidarité. « On nous prend pour des pigeons »
Compil CSMF
Michèle Alliot-Marie http://www.rpr.asso.fr/actualites/actu2.html#1001
Michèle Alliot-Marie a écouté avec beaucoup d'attention les revendications des représentants syndicaux, revendications qu'elle considère comme parfaitement légitimes.
Par ailleurs, pour mettre en place une véritable politique de santé au bénéfice de l'ensemble de la population, la Présidente du RPR considère qu'il est indispensable de reconstruire rapidement un nouveau système conventionnel librement négocié, basé sur la confiance entre les partenaires.
LCR http://www.lcr-rouge.org/
Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), estime qu'il n'y a "rien d'anormal" à ce que les médecins généralistes "demandent une revalorisation de leurs honoraires", vendredi dans un communiqué.
"Coincés entre crise sociale et austérité dans le domaine de la santé, le malaise des médecins généralistes est profond", reconnait Olivier Besancenot qui ajoute : "leur temps de travail s'élève dangereusement et les tarifs des consultations et visites sont bloqués depuis des années. Rien d'anormal, donc, qu'ils demandent une revalorisation de leurs honoraires".
François Bayrou http://www.bayrou.net/popups/popup_general.php ?rubrique=actualite&id=56
Dans un communiqué de presse, François Bayrou a déclaré aujourd'hui " qu'il est évident que les honoraires des médecins doivent être réévalués", jugeant que "l'indignation des médecins généralistes est largement justifiée" François Bayrou "souhaite une reprise rapide des négociations entre la CNAM et les médecins généralistes. Le dialogue, la transparence et le sens des responsabilités de chacun seront sur ce sujet le meilleur gage de succès et de pérennité de notre système de soin. Pour l'avenir, je suis attaché au principe d'une convention équitable avec les médecins généralistes qui intègre l'idée d'une revalorisation annuelle des honoraires sur le taux constaté de l'inflation. "
François Bayrou en a appelé une nouvelle fois au dialogue pour recréer les conditions nécessaires à un système de santé ou chacun trouverait sa place : "J'appelle à la reconstruction du système de santé français, et plus particulièrement à la refondation du système conventionnel afin que chaque franc dépensé soit optimisé, en associant largement tous les acteurs concernés".
Alain Madelin http://www.alainmadelin.com
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Alain Madelin estime que "la colère et les revendications des médecins généralistes" illustrant la nécessité de "mesures d'urgence" et de "réformes plus profondes" dans le secteur de la santé."C'est l'étatisation du système de santé" qui "est à l'origine du dysfonctionnement de plus en plus évident de l'organisation des soins, de la paupérisation et de la déconsidération des professionnels de santé. Compte tenu du danger de la situation, des mesures d'urgence s'imposent : rattrapages financiers, suppression des quotas et abandon des sanctions collectives".Mais "il faudra avec les professionnels de santé engager des réformes plus profondes de structure, qui, en préservant un système de solidarité", permettront "d'organiser plus efficacement le système" et "de rationaliser les soins plutôt que les rationner".Des réformes qui permettront en même temps "de créer les conditions d'une véritable économie de santé plutôt que des économies sur la santé" et "de rémunérer en conséquence au juste prix les professionnels de santé".
Nöel Mamère Interview du Quotidien du Médecin -
Les généralistes sont, avec les infirmières notamment, les oubliés du système de santé. On ne peut, d'un côté leur attribuer un rôle pivot, en première ligne face à la maladie et aux souffrances sociales, et d'un autre leur refuser les moyens de ces missions. Je suis frappé par la façon dont notre société traite mal ceux qui assurent des fonctions essentielles : soigner, éduquer, protéger. Leur colère exprime bien plus qu'une revendication financière, aussi légitime soit-elle. La hausse des honoraires des généralistes est nécessaire ; elle doit être négociée avec leurs représentants en cohérence avec les objectifs de notre politique de santé.
Philippe de Villiers 23/01/2002 http://www.mpf-villiers.org/Actualites/
Philippe de Villiers se déclare mercredi dans un communiqué "solidaire des professions de santé qui manifestent leur mécontentement".
Pour M. de Villiers, qui parle d'"étatisation progressive de la médecine", "il faut sortir de la logique comptable pour entrer dans une logique de confiance" et traiter les professionnels de la santé "comme des partenaires et non pas comme des adversaires".
Jean-Pierre Chevènement Dépêche AFP
Jean-Pierre Chevènement souhaite mercredi que "l'état de crise qui oppose les médecins généralistes et le gouvernement sorte de l'impasse", mais ajoute qu'"il faut dans la foulée aller plus loin", vers "des réformes de fond".
"Il faut satisfaire au mieux leurs revendications immédiates d'augmentation d'honoraires qui sont raisonnables. Et il faut, dans la foulée, aller plus loin", ajoute M. Chevènement dans un communiqué.
"Il faut définir d'autres formes d'amélioration de leurs revenus et de leur protection sociale", ajoute-t-il, en citant "la garantie de leur système de retraite par répartition".
L'ancien ministre suggère d'aller vers "un plan d'ensemble : un fort relèvement du tarif des actes, l'introduction d'activités de santé publique et de soins lourds non rémunérés à l'acte et des procédures d'amélioration de la qualité".
Selon M. Chevènement, "l'objectif d'un an semble tout à fait réaliste s'il est consacré à des négociations intensives et concrètes".
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