Dans sa dernière étude intitulée ''Projections de population à l'horizon 2050",
l'INSEE éclaire d'une lumière saisissante l'évolution démographique de notre
pays au cours du prochain demi-siècle. La France devrait compter 64 millions
d'habitants en 2050, soit cinq millions de plus qu'en 2000. Et si les tendances
démographiques actuelles se maintiennent, cette augmentation se traduira par
un vieillissement considérable de la population. Dans un demi-siècle, 35 % de
la population totale (plus de une personne sur trois !) sera âgée de plus de
soixante ans, contre 20 % aujourd'hui. Ce sont 22,4 millions de Français qui
auront dépassé la soixantaine, soit 85% de plus qu'en 2000. Les moins de vingt
ans, dans le même temps, passeront de 15 millions en 2000 à 12,8 millions en
2050. Eux qui représentent aujourd'hui un quart de la population ne compteront
plus que pour 20 % (seulement une personne sur cinq !). Dès 2011, les moins
de 20 ans seront dépassés en nombre par les plus de 60 ans et d'ici 2050 le
nombre de personnes âgées de plus de 75 ans sera multiplié par 3. L'INSEE précise
que le nombre d'habitants augmentera jusqu'en 2040, pour atteindre un maximum
de 64,5 millions de personnes. Ensuite, la population diminuera, le solde migratoire
ne suffisant plus à compenser l'excédent des décès sur les naissances.
(
http://www.insee.fr/fr/ffc/Liste_theme.asp?theme_id=2&first_doc=1)
L'INSEE rappelle qu'au cours des cinquante dernières années,le nombre d'habitants
de la France métropolitaine est passé de 41,6 millions à 58,7 millions. Cette
croissance a été particulièrement rapide (plus 1 % en moyenne annuelle) entre
1950 et 1975 à cause du baby-boom et d'un apport migratoire important. Elle
s'est en revanche ralentie dans les quinze années suivantes (plus 0,5 %). Selon
des projections d'Eurostat, l'Union européenne comptera 368 millions d'habitants
en 2050. La population française représentera alors 16,9 % de la population
européenne contre 15,7 % en 2000. Ces chiffres sont essentiellement liés au
bon niveau de fécondité de la France, qui lui assure un accroissement naturel
parmi les plus élevés au sein de l'Union européenne. Mais la population continuera
de vieillir en France métropolitaine dans les années à venir, souligne l'INSEE.
En se basant sur les résultats du recensement de 1999, l'INSEE a réalisé de
nouvelles projections concernant la population pour le prochain demi-siècle.
Celles-ci prévoient notamment une augmentation importante du nombre de décès
entre 2025 et 2040 (de 600.000 à 700.000 par an), conséquence du vieillissement
des générations nombreuses du baby-boom. En 2036, le nombre de naissances deviendra
inférieur au nombre annuel de décès. En 2040, le solde migratoire, égal à 50.000
personnes par an et constant sur toute la période de projection, ne suffira
plus à compenser le solde naturel, devenu négatif quelques années plus tôt,
et la population commencera donc à diminuer. L'INSEE remarque enfin que le nombre
de personnes en âge de travailler augmentera encore pendant quelques années.
Ainsi, l'effectif des personnes âgées de 20 à 59 ans augmentera jusqu'en 2006
et celui des 20 à 64 ans jusqu'en 2011, avant qu'intervienne une diminution
du nombre de personnes en âge de travailler. Même dans le cas de figure d'une
retraite à 65 ans, le rapport "personnes âgées/population en âge de travailler"
doublera en cinquante ans, passant de 274 pour 1000 à 575 pour 1000. Ces projections
de l'INSEE se fondent sur une poursuite linéaire des gains d'espérance de vie.
Selon l'Institut, en 2035, l'espérance de vie à la naissance s'élèvera à 82
ans pour les hommes, et à 89 ans pour les femmes (contre respectivement 75 ans
et 83 ans aujourd'hui).
Ainsi en seulement 2 générations, et de manière quasi-inéluctable car les tendances
démographiques sont lourdes et ne s'infléchissent pas en quelques années, notre
pays va être confronté, du fait du vieillissement de sa population, à la plus
importante mutation socio-économique de son histoire. Les services à la personne,
qu'il s'agisse des soins mais aussi des loisirs et de la culture, vont devenir
le moteur de notre économie. Mais cette évolution démographique va aussi avoir
des conséquences considérables sur notre système de protection sociale et de
retraite car dès 2011, le nombre des actifs de 20 à 65 ans va sensiblement diminuer
et les moins de 20 ans seront dépassés en nombre par les plus de 60 ans. Face
à de telles perspectives, il ne serait ni raisonnable, ni honnête intellectuellement,
d'affirmer que l'on va pouvoir maintenir l'âge de la retraite pour tous à 60
ans tout en préservant le niveau actuel des pensions de retraites et des cotisations
vieillesse. Il ne serait pas non plus sérieux de croire que l'on pourra dans
20 ans assurer à tous des soins de qualité, s'appuyant sur une médecine très
technologique et coûteuse, sans réformer radicalement notre système de santé
et son financement. Dans ces deux domaines essentiels, le réveil de nos concitoyens
serait d'autant plus douloureux que l'on aurait tardé à leur tenir un langage
de vérité. Il faut sans tarder ouvrir un grand débat national et présenter l'ensemble
cohérent des mesures courageuses et difficiles qui s'imposent. Enfin, il faut
rappeler que même si les tendances démographiques sont lourdes et ne peuvent
être infléchies rapidement, il n'y a pas de fatalité et que l'avenir n'est jamais
écrit d'avance. L'exemple suédois montre qu'il est possible sur une génération,
grâce à une politique sociale et familiale intelligente et volontaire, de faire
remonter durablement le taux de natalité. Il faut donc tout mettre en oeuvre
pour que ces tendances démographiques annoncées puissent être, à long terme,
infléchies et peut-être un jour inversées. Cela aussi suppose des choix politiques
et sociaux forts et clairs. Dans ces domaines, nous devons savoir que la société
dans laquelle vivront nos enfants en 2050 dépend largement des choix décisifs
que nous ferons au cours de ces prochaines années. N'oublions jamais que près
de la moitié des enfants qui naissent aujourd'hui verront l'aube du XXIIème
siècle et que nous avons le devoir de penser le monde dans lequel ils vivront
pour que ce monde soit supportable et reste humain et solidaire.
© 2001 - René TRÉGOUËT, Sénateur du Rhône
Dans sa dernière étude intitulée ''Projections de population à l'horizon 2050",
l'INSEE éclaire d'une lumière saisissante l'évolution démographique de notre
pays au cours du prochain demi-siècle. La France devrait compter 64 millions
d'habitants en 2050, soit cinq millions de plus qu'en 2000. Et si les tendances
démographiques actuelles se maintiennent, cette augmentation se traduira par
un vieillissement considérable de la population. Dans un demi-siècle, 35 % de
la population totale (plus de une personne sur trois !) sera âgée de plus de
soixante ans, contre 20 % aujourd'hui. Ce sont 22,4 millions de Français qui
auront dépassé la soixantaine, soit 85% de plus qu'en 2000. Les moins de vingt
ans, dans le même temps, passeront de 15 millions en 2000 à 12,8 millions en
2050. Eux qui représentent aujourd'hui un quart de la population ne compteront
plus que pour 20 % (seulement une personne sur cinq !). Dès 2011, les moins
de 20 ans seront dépassés en nombre par les plus de 60 ans et d'ici 2050 le
nombre de personnes âgées de plus de 75 ans sera multiplié par 3. L'INSEE précise
que le nombre d'habitants augmentera jusqu'en 2040, pour atteindre un maximum
de 64,5 millions de personnes. Ensuite, la population diminuera, le solde migratoire
ne suffisant plus à compenser l'excédent des décès sur les naissances.
Au Sommaire :
~~~~~~~~~~~~
Internet
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~~~~~~~~~~~~
Télécoms
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Énergie
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~~~~~~~~~~~~
Internet
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La technologie retenue par l'IEFT (Internet Engineering Task Force), le consortium
international qui détermine les protocoles internet, est l'UDLR (UniDIrectional
Link Routing). Ce système a été développé par deux acteurs nippons, Sony et
l'opérateur satellitaire Jsat, en collaboration avec deux acteurs français :
l'Institut National de Recherche en Informatique et Automatique (INRIA) et UDcast,
une société française spécialisée dans les technologies de diffusion d'internet
dites "unidirectionnelles". Car le principal problème d'internet via satellite
réside dans l'envoi des données en sens unique (signal unidirectionnel), c'est-à-dire
du satellite vers la parabole de l'utilisateur. Comme dans tout système interactif,
internet exige un va-et-vient des données. Lorsqu'un internaute clique par exemple
sur l'adresse d'un site, il envoie une requête à un serveur, qui lui retourne
les données correspondant au site. Dès lors, comment faire avec le satellite
? La seule solution consiste à utiliser une voie de retour classique : ligne
téléphonique (56k ou ADSL) ou même câble. L'UDLR repose sur ce principe, qui
n'a rien de révolutionnaire en lui-même. Les opérateurs internet par satellites,
tels qu'Eutelsat ou Astra, proposent déjà chacun un système similaire d'accès
internet via satellite, avec retour par ligne RTC. Pourtant, jusqu'à présent,
chaque technologie était propriétaire. « Les différents formats propriétaires
représentaient un frein certain au développement de l'accès internet par satellite
», explique Emmanuel Duros, directeur des développements réseaux et cofondateur
d'UDcast. « Avec cette standardisation, nous attendons une émergence rapide
de ce secteur, d'abord en milieu professionnel », conclut le responsable. UDcast
compte déjà le conseil général du Tarn, situé sur une zone non couverte par
le câble ou l'ADSL, parmi ses clients.
ZDnet :
http://www.zdnet.fr/
Plus du tiers des foyers britanniques, soit neuf millions, disposent d'une
connexion internet, révèle une étude réalisée par l'institut de recherche NetValue.
Le taux de pénétration d'internet dans les foyers britanniques atteint 37,2%
contre 20,6% en France et 30,2% en Allemagne. Il reste cependant inférieur à
celui du Danemark (52,6%) et celui des Etats-Unis (48,8%). Avec en moyenne 1,41
utilisateur par foyer, le nombre total d'internautes britanniques qui surfent
depuis leur domicile dépasse 12 millions.
Reuters :
http://fr.news.yahoo.com/010423/2/17l16.html
"Simple, pas cher et multilingue" (Simple, inexpensive and multilingual), c'est
le Simputer, l'ordinateur indien de grande consommation qui doit sortir des
usines de Bangalore la semaine prochaine. Cette petite machine a été conçue
par un éditeur de logiciel et une organisation à but non lucratif. Leur objectif:
réduire la fracture technologique en Inde. Le Simputer coutera 9.000 roupies
(200 dollars), le prix d'une télévision couleur de base. Pour limiter le coût
de fabrication, le Simputer utilisera le système d'exploitation gratuit Linux
concurrent de Windows.
brève @RTflash
Simputer Project :
http://www.simputer.org/trust/
NYT :
http://www.nytimes.com/2001/04/19/technology/19NEXT.html?searchpv=site04
Les machines a scanner les codes-barre ont permis d'accélérer le passage des
clients aux caisses des supermarchés. Néanmoins, fruits et légumes, et plus
généralement tout produit devant être pesé, représentent encore un obstacle
important qui freine ce processus. L'Exploratory Computer Vision Group du Centre
de Recherche d'IBM a Hawthorne (New York) tente de résoudre ce problème a l'aide
de son logiciel Veggie Vision capable de distinguer un poivron rouge d'une pomme
rouge, ou les différentes variétés de laitue. Pour ce faire, un simple appareil
photographique fixe au-dessus de la balance de la caisse suffit. Pour sa part,
un groupe de recherche de l'AUTO-ID Center du Massachusetts Institute of Technology
développe un code-barre optimise applicable individuellement aux fruits et aux
légumes. Objectif de la prochaine étape : scanner le contenu du chariot entier
sans que le client soit oblige de le décharger a la caisse.
Brève rédigée par @RT Flash
~~~~~~~~~~~~
Télécoms
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Nouveau record du monde de transmission de données sur une seule fibre optique
: 10,2Tbits/s ( 10 200 Gbits/s ). C’est tout simplement énorme puisque
c’est l’équivalent de plus de 160 millions de conversations téléphoniques
simultanées, ou de plus d’1 million de connexions Internet ADSL à haut
débit. Cette performance a été réalisée par Alcatel Optics au mois de mars dernier,
et ce n’est pas tout. Le groupe a effectivement battu un autre record
planétaire, celui de la capacité de transmission transocéanique sur une seule
fibre désormais bloqué à 3Tbit/s sur une distance de 7300 km. Là encore, il
faut chercher des images « inimaginables » pour rendre compte de la « révolution
optique ». Ce record transocéanique équivaut en effet à plus de 370 000 connexions
ADSL simultanées entre Hawaï et le Japon, sur une seule fibre bien entendu.
Si cette petite fibre optique reste au cœur de ces performances, il faut
en outre bien s’imaginer qu’elle évolue dans un univers particulièrement
complexe. Les premiers câbles optiques seraient effectivement apparus pendant
la deuxième moitié des années 80. Et depuis, s’il est un élément technique
qui a particulièrement contribué à rendre toute sa grandeur à cette fibre, c’est
bien le système DWDM, le multiplexage dense en longueurs d’ondes apparu
dans le courant des années 90. La capacité de transport d’une seule fibre
peut en effet être multipliée jusqu’à cent fois avec ce système. De manière
imagée, c’est comme si une fibre optique pouvait désormais, grâce à cette
technique, transporter plusieurs couleurs à la fois, et ce de façon bien fractionnée.
L’optique ne peut donc faire que l’unanimité aujourd’hui pour
répondre aux besoins croissants de notre planète en bande passante. En même
temps, il faut bien comprendre que dans la réalité, les équipementiers réseaux
dépendent de la demande des opérateurs. Ors, ceux-ci ont besoin de pouvoir proposer
à leurs clients des solutions souples et évolutives, d’où l’apparition
d’une myriade d’acteurs positionnés sur des segments de marché technologiques
très précis. De plus, toujours dans cette perspective d’évolution vers
des réseaux dits « intelligents », la problématique ne se résume pas en une
soif illimitée de bande passante. Services traditionnels, protocole IP et optique
peuvent en effet coexister dans un même réseau composé de plusieurs couches
et devenir ainsi complémentaires. C’est toujours l’histoire du juste
équilibre entre l’offre commerciale et la capacité de réseau utile. Plus
concrètement, les câbles optiques se baladent déjà jusque dans les moindres
recoins de notre planète. Mais de façon plus chronologique, la démarche a d’abord
consisté à relier les continents entre eux. Une fois encore, ce sont les opérateurs,
les administrations ou des investisseurs qui demandent au départ telle ou telle
jonction, même s’il reste toujours possible ensuite d’effectuer
des ramifications pour d’autres clients. Globalement, l’ère des
autoroutes optiques est déjà « révolue » tant le maillage apparaît déjà dense
à l’échelle du Globe. Pour résumer, le gros de l’activité se situerait
davantage aujourd’hui dans les jonctions entre grandes métropoles. Et
demain, il s’agira sans doute de mener les infrastructures optiques au
plus près des foyers. D’ailleurs l’opérateur japonais NTT DoCoMo
compte bien d’ici peu par exemple tisser une véritable toile optique dans
son archipel fragmenté pour fournir un accès à Internet fixe à haut débit. C’est
ce qu’il appelle le « L-mode ».
Lettre Internet :
http://www.lalettre.com/techinfos/dossiers.cfm?id=67
Des scientifiques du laboratoire national Los Alamos (Californie) du Département
de l'Energie (DoE) ont développé un algorithme de compression des données issues
du format HDTV qui permet une réduction de 20% du volume d'informations transmises.
Cet algorithme autoriserait ainsi la diffusion sur le même canal de deux signaux,
l'un de modulation analogique, l'autre de modulation numérique. Cette avancée
permettrait aux diffuseurs hertziens d'opérer avec un système fonctionnant sur
les mêmes bandes de fréquences pour les deux générations de téléviseurs et éviterait
ainsi l'achat de nouveaux matériels et de licences pour l'occupation de nouvelles
fréquences. La réduction des coûts alors engendrée faciliterait le passage vers
la télévision numérique en proposant aux consommateurs des récepteurs moins
onéreux que ceux actuellement disponibles et en permettant aux diffuseurs d'optimiser
la gestion du spectre. La technologie de Los Alamos, en cours d'être brevetée,
était destinée initialement a la compression de données générées lors de tests
nucléaires souterrains. Rappelons qu'après des mois de contestation de la part
de certains diffuseurs, le standard de modulation 8-Vestigial-SideBand (8-VSB)
a été confirmé en janvier 2001 par la Federal Communications Commission (Flash
Telecom n(5). La transition vers la télévision numérique devrait être achevée
en 2006, a condition qu'au moins 85% des foyers soient capables de recevoir
le nouveau signal numérique.
Los Alamos national Laboratory :
http://www.lanl.gov/worldview/news/releases/archive/01-023.shtml
Conférence annuelle de la National Association of Broadcasters : :
http://www.nab.org/conventions/nab2001/
NYT :
http://www.nytimes.com/2001/04/23/technology/23SEAR.html
La chaîne américaine va regrouper dans une base de données ses reportages convertis
au format numérique. Ce projet de 20 millions de dollars, mené avec Sony et
IBM, devrait s´étaler sur 5 à 7 ans. CNN, la plus célèbre chaîne télévisée d´information
en continu, a lancé un vaste programme de numérisation de ses archives. Au total,
ce sont plus de 115 000 heures d´images, accumulées au long des 21 dernières
années, qui doivent être converties au format numérique à partir de cassettes
vidéos, puis enregistrées dans une base de données. Pour ce projet ambitieux
et onéreux (son coût est évalué à 20 millions de dollars), CNN, qui appartient
au groupe AOL Time Warner, a fait appel aux services conjugués de Sony et d´IBM.
Les travaux de numérisation ont commencé par les images les plus anciennes (et
donc les plus fragiles) de la chaîne, mais devraient s´étaler sur 5 à 7 ans.
Par ailleurs, d´ici quelques mois, les reportages de la chaîne devraient être
numérisés et inclus dans la base de données au fur et à mesure de leur diffusion.
Grâce à ce système, les équipes de CNN pourront, à terme, récupérer directement
depuis leurs ordinateurs des images en haute définition pour les exploiter dans
de nouveaux reportages, ce qui constituerait un précieux gain de temps. Mais
l´objectif d´une opération de telle envergure est également d´améliorer l´offre
de CNN Newsource (revente d´images aux professionnels) et de développer de nouveaux
services de distribution d´images d´actualité à destination du grand public.
Brève rédigée par @RT Flash
Un cristal formé uniquement électrons, voilà ce que des chercheurs allemands
et russes ont réussi à créer de façon virtuelle. Cela fait plus de 70 ans que
les chercheurs estiment qu'il est possible de fabriquer un tel cristal. Mais
pour créer cet objet bizarre, nommé cristal de Wigner, deux réalités physiques
doivent être domptées : la répulsion que les électrons éprouvent les uns pour
les autres, via leur charge négative, et le fait que ces particules se comportent
quelquefois... comme des ondes. Pour que les électrons ne s'éloignent pas de
leurs congénères, Micheal Bonitz et ses collègues les ont confinés dans un champ
électrostatique sphérique. À basse température, ces électrons forment une figure
stable qui ressemble à une cible de tir à l'arc : un d'entre eux est encerclé
par six électrons, eux-mêmes entourés par douze de leurs semblables. Mais lorqu'il
est soumis à une pression importante, ce cristal perd sa stabilité : il agit
alors plutôt comme une onde et... devient « liquide » ! Ce comportement relève
de la mécanique quantique qui pévoit, selon le principe d'indétermination d'Heinsenberg,
que la localisation d'un électron à un endroit donné relève de la probalité.
Lorsque ces particules sont poussées les unes vers les autres, ces « nuages
de probabilité » se superposent : les électrons deviennent alors un tout indissociable
qui ressemble à un liquide. Au-delà de leur aspect curieux, ces cristaux pourraient
devenir les nouveaux transistors des ordinateurs. Sous leur forme cristalline,
en effet, les électrons immobilisés ne transmettent pas d'électricité mais sous
leur forme liquide, ils sont animés et conduisent le courant.
Physical Review Letters (Vol 86, page 3851) :
http://ojps.aip.org/journal_cgi/dbt?KEY=PRLTAO&Volume=86&Issue=17
Au retour des beaux jours, le rayonnement ultraviolet n’est pas seulement
une menace pour les vacanciers mais pour tous les matériaux utilisés en plein
air. Et l’on imagine que les dégâts des UV sont particulièrement importants
dans des pays baignés de soleil comme l’Australie. On ne sera donc pas
surpris que le CSIRO, le grand centre de recherche australien, présente aujourd’hui
une nanotechnologie à tout faire pour bloquer les rayonnements intempestifs.
Le procédé, présenté à la Foire de Hanovre qui vient de s’ouvrir, repose
sur des nanoparticules dont le diamètre peut descendre jusqu’à dix nanomètres.
Ces particules peuvent être noyées dans la formulation d’autres produits
et améliorent considérablement leur résistance aux UV. La technologie est déjà
appliqué en Australie à son marché le plus évident, les lotions solaires. Une
entreprise de Melbourne, Micronisers, commercialise des protections solaires
qui ont capturé 60% du marché australien et vont bientôt être exportées en Amérique
du Nord et en Europe. Mais cette application limitée date en fait de 1999 et
rappelle un procédé équivalent basé sur des nanoparticules de l’américain.
Le CSIRO espère désormais étendre les applications de ses nanoparticules qu’il
voit déjà intégrées à un peu n’importe quels plastiques, peintures et
autres matériaux destinés à une utilisation en plein air. D’autant qu’il
est concevable d’adapter les nanopoudre à chaque application, afin de
leur conférer des avantages supplémentaires, par exemple améliorer les propriétés
barrière ou anti-feu des matériaux traités.
Usine nouvelle :
http://www.usinenouvelle.com/usn/site/pages/actualit/actua_j/general.cfm?
CSIRO :
http://www.csiro.au/page.asp?type=mediaRelease&id=particles
Un pas important vient d'être franchi dans la recherche sur les nanomachines.
Une équipe de l'université Cornell aux Etats-Unis, menée par Carlo Montemagno,
a couplé un enzyme à un support et des pales en nickel de quelques nanomètres
pour fabriquer ces engins microscopiques. Le carburant utilisé pour faire tourner
le tout est la molécule d'ATP, qui est utilisé par tout être vivant pour se
fournir en énergie. En quelque sorte «l'essence de la vie». Les nanomachines
ont pu tourner sans discontinuer pendant huit heures. Les scientifiques espèrent,
à terme, pouvoir mettre au point des machines qui pourront être injectées dans
le corps du patient pour le soigner.
Besok :
http://www.besok.com/actu.cfm?id=7100
Université Cornell :
http://www.cornell.edu/
New Scientist :
http://www.newscientist.com/dailynews/news.jsp?id=ns9999618
Pouvoir brancher un téléphone portable ou un agenda électronique directement
sur sa veste sera peut-être bientôt une réalité grâce à une nouvelle fibre synthétique
mise au point par des chercheurs allemands. Cette innovation, détaillée dans
un article du 14 avril du " New Scientist ", est l'oeuvre d'une équipe de l'institut
de Physique Electronique de l'Université de Stuttgart. Basée sur l'utilisation
de l'énergie solaire, elle devrait permettre de rendre rapidement envisageable
la commercialisation de vêtements high-tech reliés à des mini-ordinateurs. Si
de nombreux prototypes ont été proposés, un problème essentiel demeurait sans
solution satisfaisante; celui de l'alimentation. La présence de batteries de
taille réduite mais sufisamment acessibles pour les recharger ou les changer
impose des contraintes aux créateurs et aux futurs utilisateurs. Comme les écrans
solaires des calculatrices de poche, la fibre est composé de trois fines couches
de silicones enfermées entre deux électrodes conductrices. Lorsque les photons
composant les rayons lumineux rencontrent les électrons présents en grand nombre
dans la couche supérieure, ces derniers se déplacent vers les couches inférieures
où ils sont moins nombreux, générant un courant électrique. Mais si ce sandwich
technologique est connu depuis longtemps, l'utilisation d'un silicone non cristallisé
rend dorénavant possible sa synthèse sous la forme d'un cylindre. Autrement
dit, des fils solaires conducteurs souples incorporables dans n'importe quelle
étoffe, résistants aux UV, à la chaleur et lavables en machine peuvent être
obtenus facilement. Cependant, Martin Rojahn et ses collaborateurs ont encore
quelques défis à relever. Le plus important est sans doute la mise au point
de connexions entre les différentes fibres du textile pour centraliser l'énergie
produite de manière diffuse. De telles prises sont indispensables pour permettre
un véritable contact électrique avec l'extérieur.
Brève rédigée par @RT Flash
~~~~~~~~~~~~
Énergie
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En première mondiale, BMW et l'équipementier automobile Delphi ont présenté
en février dernier une pile a combustible fonctionnant a partir d'essence que
nous devrions voir arriver vers 2005 dans certains véhicules automobiles. La
pile a combustible, d'une puissance de kW, possède un rendement 2 fois supérieur
a celui d'un alternateur actuel de kW. Pour BMW, la pile a combustible devient
la source de production d'énergie électrique, avec un bon rendement et indépendante
du moteur a combustion interne (ce dernier restant encore pour longtemps le
vecteur dynamique de nos véhicules). De nouvelles applications deviennent possibles
avec cet apport supplémentaire d'électricité comme le chauffage de l'habitacle
avant le démarrage du moteur, le chauffage des sièges et du volant, ou encore
le fonctionnement de la climatisation, indépendamment du régime de rotation
du moteur (même a l'arrêt). Mais la pile a combustible ne supprime pas la batterie
qu'il faudra donc conserver, car sa mise en route n'est pas instantanée: il
s'agit d'une "Solid Oxyde Fuel Cell" (SOFC) dont la température de fonctionnement
s'élève a 800°C. L'hydrogène, extrait de l'essence par reformage, réagit au
sein de la pile avec l'oxygène de l'air pour produire du courant électrique
et quelques résidus gazeux inutiles qui seront brûles. La chaleur ainsi dégagée
permet de réchauffer l'air utilise ainsi que le reformeur, ce qui augmente encore
le rendement de l'ensemble. Ce nouveau système électrique devrait apparaître
tout d'abord a bord d'un véhicule de luxe (Rolls Royce) puis équipant en priorité
les véhicules de la marque BMW, comme le souligne le porte-parole du projet
pilote par les Munichois et leurs partenaires/developpeurs américains de chez
Delphi.
BE Allemagne :
http://www.adit.fr/
Nature :
http://www.nature.com/nsu/010419/010419-5.html
California Institute of Technology :
http://pr.caltech.edu/media/Press_Releases/PR12132.html
Des chercheurs du California Institute of Technology À Pasadena, ont mis au
point une nouvelle pile à combustible beaucoup plus efficace que les dispositifs
existant et qui fonctionne à des températures inférieures à 100°. À la différence
du moteurs de notre voiture, dans lequel il faut brûler un carburant pour produire
des gaz dont l'expansion fournit le travail nécessaire, une pile à combustible
convertit l'énergie chimique directement en énergie électrique. Actuellement
les piles à combustibles utilisent des cellules de carbonate fondue qui fonctionnent
à des températures élevées ( entre 700 et 1.000 ° C) et sont déjà utilisées
dans des centrales de petite taille et dans les camions. Mais ce type de piles
à combustible présente l'inconvénient de devenir instable à ces températures
élevées. Un autre type de pile utilise des membranes polymère-electrolyte (PEM)
qui fonctionnent en-dessous à 100 ° C, parce qu'elles doivent rester humides.
Ce type de pile, qui équipe certains bus au Canada, ont un mauvais rendement
énergétique. En outre elles requièrent de coûteuses électrodes en platine. Or,
pour être économiquement viables, les piles à combustibles doivent être bon
marché, efficaces, légères et posséder une longue durée de vie. Pour résoudre
ce défi, le Professeur Haile a opté pour une solution scientifique originale.
Il a eu l'idée d'utiliser des acides comme le sulfate d'hydrogène de potassium
dont les propriétés sont intermédiaires entre celles d'un acide normal,comme
l'acide sulfurique, et un sel normal, tel que le sulfate de potassium. Ce type
d'acide est aussi bon conducteur d'électricité que les polymères, peut fonctionner
à températures élevées( jusqu'à 250°) et, surtout, se trouve dans des composés
en général peu coûteux et facile à fabriquer. Mais comme le souligne un chercheur
du laboratoire pour les énergies propres du Colorado, " Il ne suffit pas de
maîtriser les technologies propres, il faut aussi que la société fasse des choix
énergétiques clairs en faveur de ces technologies; si nous le voulons vraiment
nous pourrions entrer dans l'ère de l'énergie propre dés 2010."
Brève rédigée par @RT Flash
NYT :
http://www.nytimes.com/aponline/world/AP-Global-Hawk.html?searchpv=aponline
BBC :
http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/americas/newsid_1294000/1294014.stm
Un avion-espion sans pilote américain vient de réaliser le premier vol direct
automatique à travers le Pacifique, de la Californie à vers Australie. Le Hawk
Global, tel est le nom de cet avion, est parti de la base aérienne d'Edwards
en Californie, et s'est posé, 22 heures et 13840 km plus tard, sur la base aérienne
d' Edimbourg, en Australie du sud. Ce vol s'est effectué à une altitude de presque
20km, bien au dessus des nuages et des tempêtes du Pacifique . Le Hawk Global
est un concentré de haute technologie et possède notamment des ailes gigantesques,
plus longues qu'un Boeing 737. Il peut voler de manière autonome pendant 36
heures et est conçu pour explorer, filmer et photographier jusqu'à 137.000 kilomètres
carrés-soit un quart de la surface de la France- en 24 heures. Chaque appareil
dispose, en plus du système de prise de vue haute définition, d'une capacité
de vision infrarouge er radar qui lui permet d'être opérationnel de nuit et
par mauvais temps. Le Le Hawk Global coûtera entre 10 et 20 millions de dollars
et le premier de 63 exemplaires prévus sera livré à l'Armée de l'Air américaine
en 2003.
Brève rédigée par @RT Flash
On sait que le mental de certains malades leur permet d'affronter la maladie
dans de meilleures dispositions et de se remettre plus vite. Il semble que le
fait d'avoir un bon mental, c'est à dire d'être optimiste et heureux, aiderait
également à réduire le risque d'un AVC ( accident vasculaire cérébral )... C'est
ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs ( Texas, USA ) qui ont suivi
durant 6 ans environ 3000 hommes et femmes de 65 ans et plus : au final, il
apparaît que les personnes optimistes et "bien dans leur peau" courrent moins
de risque de présenter un AVC. Sexes et différentes origines ne sont pas égaux
devant ce risque : en cas de "moral en béton" le risque d'AVC est diminué plus
fortement chez les hommes que chez les femmes, et pour les patients blancs que
pour les patients afro-américains. Cela ne fait que confirmer l'importance d'un
bon mental, mais ce n'est pas tout : les chercheurs ont constaté en étudiant
ces patients que bon mental rime souvent avec la pratique d'activités physiques
et plus d'attention portée aux conseils ( médicaux ou hygiénodiététiques ) du
médecin. Un bon moral, une activité physique régulière et l'observance des conseils
données par le médecin sont le triplé gagnant pour réduire les risques d'AVC.
Csanté :
fr.news.yahoo.com/010420/92/177bs.html
Le gouvernement britannique a annoncé sa décision d'interdire par la loi le
clonage d'êtres humains, tout en encourageant la recherche génétique dans laquelle
la Grande-Bretagne entend jouer un grand rôle. La Grande-Bretagne sera ainsi
le premier pays au monde à inscrire formellement dans la loi une telle interdiction.
Jusqu'ici aucun clonage d'être humains n'a jamais été effectué dans le monde
et la technique qui le permettrait éventuellement est loin d'être au point,
selon les experts. En outre, aucun scientifique britannique ne peut entamer
de travaux tournant autour du clonage - notamment celui d'embryons à des fins
thérapeutiques - sans l'autorisation de la Human Fertilisation and Embryology
Authority, une instance chargée de veiller aux questions de bioéthique. Mais
le gouvernement souhaite aller plus loin en faisant voter l'interdiction du
clonage humain par le Parlement, notamment pour apaiser les craintes du public
face à un secteur plein de promesses du point de vue scientifique, mais qui
peut aussi donner lieu à des dérives, a expliqué le ministre de la Santé Alan
Milburn. "Nous devons faire face à l'inquiétude du public et la reconnaître
comme légitime : il y a des limites à ne pas franchir", a déclaré M. Milburn.
Mais parallèlement, a souligné le ministre, la génétique est un secteur de recherches
qui mérite d'être largement encouragé et bénéficiera notammment de 30 millions
de livres (48 millions d'euros) d'investissements supplémentaires. Le nombre
de postes de médecins spécialisés dans ce secteur sera également augmenté, a
promis M. Milburn. Selon lui, la recherche génétique pourra à terme engendrer
"des économies substantielles" pour la santé publique en favorisant la prévention
et la détection des maladies. "Nous développons actuellement de nouveaux tests
pour certaines formes de cancers et pour la prédisposition à des maux plus répandus
comme le diabète et les problèmes cardiaques", a souligné M. Milburn.
Gouvernement britannique :
http://www.number-10.gov.uk/news.asp?NewsId=1995
Des chercheurs japonais publient dans le dernier Lancet la séquence et l'analyse
du génome de deux souches de Staphylococcus aureus, l'une résistante à la méticilline
(SARM) et l'autre à la vancomycine (SARV). Ces résultats permettent de mieux
comprendre les mécanismes infectieux de la bactérie et définissent de nouvelles
cibles pour le développement de nouveaux antibiotiques. Les auteurs ont séquencé
le génome d'un SARM isolé en 1982 (N135) et d'un SARV isolé en 1987 (Mu50).
L'analyse des séquences génomiques montrent que de nombreux gènes ont été acquis
par transfert horizontal. Par ailleurs, l'essentiel des gènes de résistance
aux antibiotiques est porté par des plasmides ou des "éléments génétiques mobiles
–transposons- dont un îlot de résistance unique", précisent les chercheurs.
Les auteurs ont également observé que les gènes codant les "superantigènes"
étaient dupliqués plusieurs fois, ce qui, selon les auteurs, expliquerait "pourquoi
S. aureus est capable d'infecter des hommes avec des fonds génétiques différents,
provoquant des réactions immunitaires graves".
Caducée :
http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=2169
BBC :
http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1286000/1286273.stm
Un simple test sanguin va permettre de mesurer la gravité de l'hépatite C,
évitant aux malades les biopsies qui les dissuadent souvent de se soigner, a
indiqué à l'AFP son inventeur, le Pr Thierry Poynard, à l'occasion de sa présentation
à Prague, devant le 36ème congrès européen de l'association pour l'étude du
foie. "Ce test, a expliqué ce médecin du service d'hépato-gastro-entérologie
de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, repose sur l'analyse et le dosage
de cinq protéines présentes en grande quantité dans le sang qui constituent
la 'mémoire' des mécanismes conduisant à la fibrose du foie". La complication
majeure de l'hépatite C, la cirrhose, résulte de l'accumulation progressive,
dans le foie, de cicatrices, aussi appelées fibrose. Ce phénomène survient chez
deux tiers des personnes contaminées par le virus de l'hépatite C. D'abord destiné
à l'hépatite C, la plus grave, le test pourrait, par la suite, être utilisé
dans d'autres maladies de foie comme l'hépatite B ou l'alcoolisme. Il n'existe
pas de symptômes permettant d'estimer la quantité de fibrose dans le foie et,
jusqu'à présent, il n'existait pas non plus de moyen de l'évaluer. La seule
méthode est la biopsie du foie, qui est actuellement considérée comme obligatoire
avant tout traitement de la maladie. Mais cet examen, qui nécessite une journée
d'hospitalisation et consiste à prélever un petit échantillon de foie sous anesthésie
locale au moyen d'une longue aiguille puis à l'examiner au microscope, est souvent
redouté des patients. Selon le Pr Poynard, la biopsie provoque "30% de douleurs
importantes, 3% d'accidents sévères et sa mortalité est de trois pour dix mille".
Selon une étude récente citée par ce médecin, "50% des personnes porteuses du
virus de l'hépatite C refusent purement et simplement la biopsie. Cette peur
de la biopsie explique sans doute partiellement pourquoi un si petit nombre
de malades sont actuellement soignés. Selon les données officielles, seulement
50.000 malades sont soignés, alors que, statistiquement, 150.000 à 200.000 pourraient
l'être. En tout, 500.000 à 600.000 personnes sont porteuses, en France, du virus
de l'hépatite et au moins un tiers ignorent tout de leur statut. En attente
d'une autorisation de mise sur le marché, mais déjà breveté, le test mis au
point par le Pr Poynard, en collaboration avec le laboratoire d'immunologie
des tumeurs du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) français,
devrait permettre de réaliser de substantielles économies : son coût, environ
200 francs (30,49 euros) est dix fois moins élevé que celui de la biopsie et
de la journée d'hospitalisation qu'elle impose. En levant l'obstacle de la biopsie,
il devrait aussi contribuer à augmenter le nombre des malades traités car si
un tiers des personnes ayant rencontré le virus s'en débarrassent spontanément,
les autres peuvent maintenant bénéficier d'un traitement en constante amélioration.
En dix ans, les médecins sont passés de l'emploi d'un seul médicament à la "bithérapie",
associant l'interféron alpha à un antiviral, la ribavirine, qui, administrée
pendant six mois, permet d'obtenir environ 60% de guérisons, soit un gain d'efficacité
multiplié par cinq.
AFP :
http://fr.news.yahoo.com/010421/1/179zw.html
La quercétine est une substance naturelle abondante. Elle se retrouve dans
des fruits, des légumes et diverses plantes sans oublier, bien sûr, le vin rouge.
Or d'après un travail récent, elle pourrait prévenir voire traiter certains
cancers de la prostate. L'une de nos principales sources alimentaires de flavonoïdes,
la quercétine inhibe en effet la prolifération des cellules cancéreuses. Une
équipe de la Mayo Clinic à Rochester, a démontré qu'elle bloquait l'activité
androgénique des cellules cancéreuses. Or ce faisant, la croissance des cellules
cancéreuses peut-être stoppée, voire prévenue. La quercétine n'est pas une nouvelle
venue. Elle est également utilisée dans le traitement des maladies allergiques,
comme l'asthme ou l'eczéma. Sans oublier son activité anti-inflammatoire. Elle
inhibe le métabolisme des écosanoïdes, des composés impliqués dans les réactions
inflammatoires.
Cancer Research :
http://cancerres.aacrjournals.org/
Société canadienne du cancer :
http://www.cancer.ca/stats/highlf.htm
Statistiques américaines sur le cancer :
http://cancer.gov/legis/testimony/figure_b.html
Statistiques américaines sur le cancer :
http://rex.nci.nih.gov/massmedia/pressreleases/cancer_decline.html
On estime que 134 100 nouveaux cas de cancer et 65 300 décès dus à cette maladie
seront enregistrés au Canada en 2001. Le cancer le plus fréquemment diagnostiqué
demeurera en 2001 le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate
chez l’homme. Le cancer du poumon continuera d’être la principale
cause de mortalité par cancer tant chez l’homme que chez la femme. Près
du tiers des décès par cancer chez les hommes et près du quart chez les femmes
sont attribuables au seul cancer du poumon. Chez les hommes, on observe depuis
1988 une lente diminution des taux de mortalité pour l’ensemble des cancers
réunis, qui est attribuable à la baisse des taux de mortalité due aux cancers
du poumon, du côlon et du rectum, et à certains autres cancers. Depuis les années
70 jusqu’à maintenant, les taux de mortalité pour tous les cancers combinés
(abstraction faite du cancer du poumon) n’ont cessé de diminuer de façon
significative dans la population féminine. Chez les hommes, le cancer de la
prostate demeurera le cancer le plus répandu en 2001 au Canada. En 1994, après
une période de forte augmentation qui a duré plusieurs années, les taux d’incidence
du cancer de la prostate ont commencé à baisser. Vu la stabilité des taux de
mortalité pendant cette période, ces tendances s’expliquent par l’augmentation
rapide de l’usage des techniques de détection précoce (comme le dosage
de l’antigène prostatique spécifique). Les taux d’incidence du cancer
du poumon et de mortalité par cancer du poumon observés chez les femmes ont
commencé à se stabiliser en 1993 après avoir augmenté rapidement pendant plusieurs
décennies. Cette stabilisation est liée à une réduction du tabagisme chez les
femmes qui a débuté au milieu des années 70. Le taux d’incidence du cancer
du sein chez les femmes, qui a progressé légèrement mais régulièrement au cours
des trois dernières décennies, s’est stabilisé en 1993. Les taux de mortalité
par cancer du sein ont continuellement diminué depuis 1986. L’existence
de ces tendances témoigne du succès des programmes de dépistage et de l’efficacité
accrue des traitements. Pour ce qui est du cancer colorectal, soit le troisième
cancer le plus fréquent chez l’homme et la femme, les taux d’incidence
et de mortalité ont progressivement diminué au cours des 15 dernières années,
la baisse étant plus prononcée chez les femmes. Les taux de mortalité attribuable
à la maladie de Hodgkin et au cancer de l’estomac diminuent continuellement.
Le cancer colorectal, qui vient au deuxième rang des causes de décès par cancer
chez les Canadiens est également en diminution. Les taux d’incidence et
de mortalité associés à ce cancer n’ont cessé de régresser au cours des
15 dernières années. Les tendances de l’incidence et de la mortalité présentent
certaines similitudes, ce qui semble indiquer qu’une bonne part de la
réduction du taux de mortalité est attribuable à une diminution de l’incidence
de la maladie. On ne connaît pas bien les raisons de la baisse des taux de cancer
colorectal, mais elle est due probablement à l’effet combiné de changements
dans l’exposition aux facteurs de risque et de la détection de ce cancer
à un stade moins avancé grâce au dépistage. Cette diminution de la mortalité
par cancer est également observable aux USA où le nombre de décés par cancer
est stable depuis 1997, aprés avoir régulièrement augmenté entre 1987 et 1997,
passant de 460000 à 5400000 morts. Fait encore plus remarquable, le nombre annuel
de nouveaux cas de cancers aux USA , pondéré par l'évolution démographique,
a diminué en moyenne de 0.8 % par an entre 1990 et 1997. Cette diminution s'est
accélérée depuis 1995, passsant à 1,3% par an.
Brève rédigée par @RT Flash
Des scientifiques annoncent avoir découvert sur les papilles gustatives, un
des récepteurs de la saveur sucrée des aliments, une découverte qui pourrait
permettre d'améliorer le goût du sucre artificiel et d'expliquer pourquoi certaines
personnes ont ''le bec sucré''. Les chercheurs ont identifié le gène qui, chez
la souris et chez l'homme, est probablement à la base de ce récepteur. Certes
il n'est pas prouvé qu'il soit spécifique du sucré mais les chercheurs estiment
que cela est très probable. Les travaux, réalisés notamment par les découvreurs
du gène, Linda Buck et Jean-Pierre Montmayeur de l'Institut médical Howard Hughes
et de l'école de médecine de Harvard, sont publiés dans le numéro de mai de
la revue Nature Neuroscience. Le Dr Robert Margolskee, lui aussi de l'Institut
Howard Hughes, partage la même conviction. Ses travaux sont publiés dans le
numéro de mai de la revue Nature Genetics. Susan Sullivan, chercheur de l'Institut
national de la surdité et d'autres troubles de la communication, qui a identifié
elle aussi ce récepteur, doit publier ses travaux très prochainement. Les scientifiques
pensent toutefois que nous possédons plus d'un recepteur au sucré, pour pouvoir
le détecter dans différentes sortes d'aliments. Selon eux, les différentes versions
de ce gène pourraient être déterminantes dans les variations de sensibilité
au goût sucré. ''Cette découverte explique peut-être pourquoi certaines personnes
prennent deux sucres dans leur café, alors que d'autres en prennent moins'',
a déclaré Robert Margolskee. Si c'était le cas, ce gène pourrait être indirectement
impliqué dans l'obésité. Les scientifiques ont étudié la région du chromosome
de la souris et celle correspondante du chromosome humain, à la recherche d'un
gène capable de coder pour un récepteur du goût. Ils ont aussi découvert que
les souris très sensibles au sucré présentaient des formes du gène différentes
des souris moins réceptives. Le groupe de Margolskee a démontré comment une
version trouvée chez des souris non sensibles pouvait aboutir à un récepteur
défectueux. Selon les scientifiques, chez les rongeurs, tout comme chez les
humains, le gène n'est actif que sur les papilles gustatives connues pour contenir
ces récepteurs au goût. Mais il faudra encore du travail pour prouver que ce
gène code bien pour un recepteur du goût sucré, ont déclaré les Pr Buck et Margolskee.
Le sucré est l'un des quatre goûts les mieux connus. Les gènes qui codent pour
les récepteurs du goût amer ont été identifiés par Buck et d'autres l'an dernier.
Le salé et l'aigre sont détectés par des récepteurs différents, des récepteurs
encore incertains pour la sensation d'aigreur. Une cinquième saveur, provisoirement
baptisée ''umami'', a été identifiée dans le glutamate de soude et dans de nombreuses
nourritures riches en protéines telles que la viande, le poisson et le fromage.
L'an dernier des chercheurs ont affirmé en avoir décelé le récepteur.
Nature :
http://www.nature.com/nsu/010426/010426-5.html
Artemis. Le gène découvert par les chercheurs de l’INSERM est impliqué
dans les mécanismes de recombinaison et de réparation de l'ADN. Ce travail marque
une étape importante dans la perspective d'un diagnostic prénatal de la forme
de déficit immunitaire grave dite "radiosensible", qui touche un bébé sur 500.000
à la naissance. Actuellement, le seul traitement proposé à ces malades repose
sur la greffe de moelle osseuse, mais avec des résultats encore imparfaits.
Après l'avoir, il y a un an, localisé sur le chromosome 10, les chercheurs ont
procédé au séquençage complet du gène en se servant des bases de données informatiques
mises à la disposition des scientifiques par le Consortium international du
projet public de séquençage du génome humain. Les déficits immunitaires combinés
sévères (DICS) sont dus à des anomalies du développement des lymphocytes B et
T, des cellules chargées de défendre l'organisme contre les agressions extérieures
(virus, bactéries...). Dans 20% des cas, les nourrissons atteints sont totalement
dépourvus de ces globules blancs et se retrouvent exposés à de multiples infections
qui les condamnent à mourir avant l'âge d'un an. Les travaux des chercheurs
ouvrent ainsi de nouvelles pistes en cancérologie, puisque que certaines anomalies
(ou mutations) du gène Artemis paraissent associées à des cancers, de type lymphome.
Le même défaut génétique pourrait être à la fois la cause du déficit immunitaire
et accroître en même temps la susceptibilité au cancer, le gène ne jouant plus
correctement son rôle de réparation de l'ADN et donc de "suppresseur de tumeurs".
TF1 :
http://http://www.tf1.fr/news/sciences/0,2280,776638,00.html
Un particulier peut de nos jours conserver son patrimoine génétique a l'abri
dans une capsule en or d'un centimètre de diamètre selon un procédé de la société
Imagene. La capsule scellée est censée protéger le fragile ADN de l'oxygène
et de l'humidité pendant des centaines d'années, tout cela a température ambiante.
Mais pour protéger la capsule, elle-même fragile, le CEA a conçu un conteneur
en forme de soucoupe qui est capable de performances remarquables. Fabrique
en titane et rempli de mousse isolante, il est capable de résister a des chocs
de près de 150 km/h et a des températures de 1200 degrés. L'intérêt serait grand
pour la médecine préventive et la recherche sur les maladies génétiques mais
le conteneur intéresse aussi les industriels qui cherchent a protéger de petits
objets précieux et fragiles.
ST Presse :
http://www.adit.fr/
Le même type de mécanismes cellulaires guide les cellules nerveuses et les
cellules immunitaires lors de leur migration. Cette découverte résulte d'une
collaboration entre des chercheurs de l'école de médecine de l'Université Washington
à Saint Louis (Missouri) et du Collège de Médecine Baylor à Houston (Texas).
Les cellules nerveuses et immunitaires, une fois formées dans l'organisme, utilisent
les signaux moléculaires environnants pour se repérer et se rendre là où elles
seront utiles. Jusqu'à présent si des molécules chargées d'attirer, de repousser
ou de stopper les neurones avaient été recensées, seuls des mécanismes d'attraction
étaient connus pour les leucocytes. Or, certaines formes d'une protéine connue
dans le cerveau pour repousser les neurones, peuvent être présentes dans d'autres
organes. De plus, un de ces facteurs nommé hSlit2 semble pouvoir affecter la
migration des globules blancs in vitro en se fixant sur des récepteurs apparentés
à ceux situés à la surface des cellules nerveuses. Il reste cependant à déterminer
si cette fixation a un rôle de répulsion identique pour guider les cellules
lors d'une réaction immunitaire;
Science Dailly :
http://www.sciencedaily.com/releases/2001/04/.htm
Nature :
http://www.nature.com/nature/
Des chercheurs américains de l'université de Yale ont mis au point une biopuce
révolutionnaire à base d'ARN (acide ribo-nucléique). Cette biopuce, conçue par
l'équipe du professeur Ronald Breaker, ne dépasse pas la taille d'une pièce
de monnaie. Elle est capable de reconnaître des composés moléculaires avec une
précision et une rapidité encore jamais atteintes. L’ARN molécule proche
de l'ADN est l'outil fonctionnel qui organise et exécute la synthèse des protéines.
L'ADN s'apparente plutôt à une base de données où sont stockées les instructions
. Les applications potentielles en biotechnologie et en chimie sont considérables
car cette biopuce devrait devenir un outil d'analyse et de diagnostic irremplacable
dans le domaine du vivant.
Technology Review :
http://www.technologyreview.com/web/cameron033001.asp
Des cellules humaines déshydratées ont été ramenées à la vie huit jours plus
tard par une équipe de chercheurs du centre de Virginia Biotech (Etats-Unis).Malcom
Potts et son collègue David Helm ont étudié une cyanobactérie nommée Nostoc
commune, qui peut survivre à des conditions de sécheresse longue et intense.
Les cyanobactéries sont des bactéries capables de faire leur propre photosynthèse.
La Nostoc commune se protège du manque d’eau en créant autour d’elle
une sorte de cocon à base de glycane. Le glycane protège les membranes cellulaires
et lutte contre la déshydratation de la cellule. Normalement, les cellules humaines
meurent au bout de quelques secondes dans un milieu sans eau. Potts et Helm
ont purifié le glycane de cette cyanobactérie afin de l’utiliser pour
protéger des cellules de reins humains. Les cellules ainsi protégées sont rester
à température ambiante dans un milieu sans eau. Puis au bout de huit jours,
ils ont réhydraté les cellules, dont la moitié a survécu. Elles ont d’ailleurs
rapidement recommencé leur cycle de division. Une expérience du même type avait
permis en février 2000 à Fred Levine, de l’Université de San Diego en
Californie, de maintenir en vie des cellules humaines génétiquement modifiées
dans un milieu déshydraté pendant 5 jours. Si elle est vraiment efficace, cette
technique pourrait révolutionner le domaine médical. En effet, le sang pour
les transfusions pourrait être stocké sur des périodes plus longues que les
deux mois actuels. D’autre part, elle pourrait faciliter la distribution
de vaccins et d’anticorps dans les pays en voie de développement.
Spectrum( lettre de l'Université de Virginie) :
http://vtopus.cs.vt.edu/~heath/MURI/MURI_spectrum.html
Virginia Tech Center :
http://vigen.biochem.vt.edu/
L'agriculture biologique serait non seulement plus propre et moins gourmande
d'énergie que l'agriculture industrielle, elle serait aussi productive qu'elle
! Telle est la conclusion de John Reganold publiée par la revue Nature. Ces
chercheurs, des agronomes et des économistes de la Washington State University,
ont cultivé trois champs de pommes : un à la manière des industriels, un à la
façon des agriculteurs biologiques et un autre selon les principes de l'agriculture
raisonnée. L'agriculture raisonnée, à cheval entre les pratiques industrielles
et biologiques, utilise les nouvelles technologies pour concilier rentabilité
des exploitations agricoles et respect de l'environnement. Les chercheurs ont
étudié leurs champs pendant six ans, comptant les pommes qui y poussaient et
tout ce qui servait à les faire pousser : pesticides, travail humain, compost,
essence des outils agricoles, etc. Conclusion ? Le champ biologique a d'abord
été moins fécond mais, au bout de six ans, les trois champs produisaient la
même quantité de fruits. En outre, les champs biologique et raisonné avaient
un sol de meilleure qualité et leurs pommes avaient accaparé moins d'énergie
pour pousser. Enfin, des goûteurs indépendants ont jugé que les pommes biologiques
étaient les plus sucrées. Bien que cette étude ne puisse être généralisée à
l'ensemble des cultures, elle casse un mythe courant : que l'agriculture biologique
est nécessairement moins productive. Un résultat important alors que les pratiques
agricoles industrielles engloutissent de plus en plus d'eau et menacent la salubrité
des sols. Mais, avant de convaincre les agriculteurs, il faudra encore tester
le blé, les oranges, les tomates et tout le reste !
Nature :
http://www.nature.com/nsu/010419/010419-4.html
© Sénateur Trégouët 2001.
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