La refondation a-t-elle atteint ses limites ?
Protection sociale Informations (23/05)
« Les cris de victoire du Medef après l’adoption du PARE par les députés ne doivent pas faire illusion. Le processus de refondation est à bout de course », selon la lettre hebdomadaire. Les discussions sur l’assurance maladie débuteront le 12 juin au siège du Medef. Face aux propositions du G7 puis du G14, le patronat ne pouvait pas perdre la main sur ce dossier important. Mais « les chances de franchir de nouvelles étapes sur la voie de la refondation apparaissent toutefois réduites ». Plusieurs raisons sont invoquées par le journal : l’affaiblissement d’Ernest-Antoine Seillière, le nouveau bras de fer Medef-Etat sur les cotisations de l’AGFF (cotisation retraite ou cotisation chômage ?), le problème du financement des 35 heures… Et pourtant, « la refondation est plutôt bien perçue, notamment dans les entreprises ».
Le G14 propose un nouveau contrat social
Le Quotidien du médecin (28/05)
Le groupe dit du G14, qui rassemble notamment la CFDT, les Mutuelles, MG-France et l'Union collégiale des chirurgiens et des spécialistes français, vient d'élaborer un avant-projet de réforme des soins de ville. Ce document, que s'est procuré le Quotidien, propose de mettre en place « un nouveau contrat social » entre l’Etat, l’Assurance maladie, les professionnels de santé et les complémentaires santé. Il prône « un nouveau système conventionnel à deux étages permettant de promouvoir de nouveaux modes d’exercice ». « La rémunération des professionnels de santé reposerait moins sur le paiement à l'acte et davantage sur les prestations sanitaires pluridisciplinaires ». Enfin, le G14 suggère de mettre en place « une meilleure coordination entre assurance obligatoire et complémentaire, afin de responsabiliser davantage les assurés sociaux ».
Les Français inquiets pour leur retraite
La Tribune (28/05), Liaisons sociales (29/05)
Près de neuf Français sur dix (89 %) se déclarent inquiets pour l'avenir de leurs retraites et plus de la moitié (55 %) ne font pas confiance à Lionel Jospin pour prendre les mesures nécessaires à leur financement, selon un sondage réalisé par la Sofres et publié le 25 mai par le magazine Notre Temps. Ce sont les ouvriers et les employés âgés de 25 à 49 ans qui se déclarent les plus « angoissés » (90 %) et les jeunes de 18-24 ans les « moins confiants » (62 %) envers le Premier ministre pour assurer l'avenir de leur retraite. Les Français se déclarent favorables à 72 % à l’alignement de la durée de cotisations des fonctionnaires sur celle du privé, contre 79 % en mars 2000. Pour sauvegarder la retraite par répartition, 58 % des Français se disent prêts à travailler « un an de plus ».
« Allo, Sécu, bobo »
Le Quotidien du médecin (29/05)
« L'Assurance maladie entend multiplier les plates-formes d'accueil téléphoniques, dotées d'un numéro unique, afin d'améliorer les services aux assurés et aux professionnels de santé. Ces structures sont déjà opérationnelles dans une dizaine de caisses », indique le Quotidien. Elles assurent, pour l'instant, « le SMIC : le service minima d’informations correctes », principalement des renseignements administratifs, mais certaines d'entre elles vont bientôt fournir, à titre expérimental, des conseils de prévention. comme la CPAM du Mans. « Avant d'aller plus loin, peut-être, dans le conseil personnalisé… ». Le Quotidien rappelle que les compagnies d’assurances, et AXA santé en particulier, ont joué le rôle de pionnier en offrant à leur clientèle une panoplie de services.
http://www.quotimed.com/documentroot/qdm/iss3523/Pag23249/maq.pdf
Les actes d’urgence bientôt revalorisés
Le Quotidien du médecin (28/05)
Selon le Quotidien, le conseil d'administration de la CNAM doit examiner le 29 mai « un projet d'arrêté qui revalorise les actes d'urgence des généralistes en créant, d'une part, une « majoration pour soins d'urgence » effectués au cabinet et en augmentant, d'autre part, le tarif de certains actes d'urgence eux-mêmes ». Ces deux mesures anciennes, puisque elles avaient été prévues conventionnellement en 2000, n'étaient pas encore entrées en vigueur, faute de texte réglementaire. La nouvelle majoration pour soins d'urgence, cotée K14, se justifie, selon la CNAM « par le fait qu'actuellement la nomenclature n'incite pas les médecins généralistes à effectuer des actes d'urgence à leur cabinet ». Elle ne concernera que certains actes. (fracture simple, luxation, fermeture et suture des plaies,…).
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