Famille : des ambitions avec quels moyens ?
Protection sociale Informations (16/05)
Dans sa rubrique « événement », la lettre hebdomadaire nous propose, cette semaine,
un dossier sur la politique familiale. Pour Protection sociale Informations,
« les résultats de la Conférence sur la famille du 11 juin sont largement conditionnés
aux arbitrages financiers du gouvernement ». On connaît déjà les principales
mesures qui devraient être annoncées : une aide ciblée sur les plus démunis,
des mesures concernant la lutte contre la précarité et le partage de la responsabilité
parentale, la reconduction du fonds d’investissement crèches. Mais, là
aussi, comme pour les 35 heures, « les arbitrages pré-conférence sont difficiles
». De même, le problème du financement se retrouve dans la négociation en cours
de la convention d’objectifs et de gestion de la CNAF 2001-2004. Celle-ci
insiste sur « la qualité de l’offre de services pour les usagers et l’accès
au droit des allocataires, qui passe, notamment, par une simplification des
règles ». Mais « les exigences de l’État en matière de coûts de gestion
et d’emploi sont inacceptables ». Dans les deux cas, « Lionel Jospin devra
trouver les marges financières nécessaires s’il ne veut encourir la critique
de défendre une politique familiale – dont beaucoup soulignent les ambitions
– sans se donner les moyens de l’appliquer », pense l’hebdomadaire.
Elisabeth Guigou explique la politique sociale du gouvernement
Les Échos (21/05)
La discussion reprend mardi à l’Assemblée nationale sur le projet de loi
de modernisation sociale. A cette occasion, Élisabeth Guigou explique, dans
une interview aux Échos, le cap suivi par le gouvernement en matière de politique
sociale en réaction aux annonces de plans sociaux. Elle affirme que le nombre
de demandeurs d’emploi « passera sous la barre des 2 millions avant la
fin de l’année », rappelant que « le PARE est une excellente chose pour
tous les chômeurs, qu’ils soient indemnisés ou non ». Sur le financement
des 35 heures, la Sécurité sociale doit contribuer, mais « dans une mesure limitée
». Le médicament étant responsable de la moitié du dérapage de l'année 2000
des dépenses maladie, la ministre livre quelques éléments du plan médicament
mis au point par le gouvernement. Elle y indique qu' « il comprendra des mesures
fortes vis-à-vis des fabricants, des distributeurs et des usagers ». « Nous
travaillons à des baisses de prix et de volumes. Nous voulons aussi développer
les génériques et, pour cela, responsabiliser les pharmaciens et les assurés
sociaux ». Par ailleurs, Élisabeth Guigou déclare qu'elle ne supprimera pas
« le système actuel de régulation des dépenses, aussi imparfait soit-il, tant
qu'on n'en aura pas trouvé un autre ».
La France manque de moyens pour prendre en charge les autistes
Le Monde (21/05)
De 60 000 à 80 000 personnes en France souffrent de cette affection. Le Monde
rappelle que la prise en charge de cette maladie reste dans notre pays « dramatiquement
insuffisante et que pour 20 patients accueillis dans un centre de soins 50 à
70 sont en attente ». Le diagnostic doit être précoce pour pouvoir mieux aider
l’enfant à se développer. Les traitements sont encore pour l’essentiel
des psychothérapies éducatives.
Des experts alertent sur l’épidémie des troubles musculo-squelettiques
Le Monde économie (22/05)
Les derniers chiffres publiés par la CNAM confirment l’ampleur du phénomène
: les troubles musculo-squelettiques (TMS), première cause de maladie professionnelle
en France, continuent leurs ravages. Le Monde tente d’expliquer cette
« épidémie » : « le développement de cette pathologie doit beaucoup à la rationalisation
à outrance des tâches ». Tous les experts invitent les entreprises à penser
ou repenser autrement leur approche des TMS et prendre en compte toutes les
dimensions du problème. Ce n’est pas la voie choisie par beaucoup d’entreprises
qui privilégient le court terme (adaptation du poste de travail, remplacement
des salariés malades par des CDD), note le quotidien qui cite un expert : «
si les entreprises poursuivent cette fuite en avant, comment feront-elles quand
30 à 40 % de leurs salariés seront déclarés inaptes ? ». « La réflexion s’imposera
alors peut-être », conclut Le Monde.
Médicaments : une hausse des dépenses due surtout aux produits
les plus chers
Le Quotidien du Médecin, Les Échos (21/05)
Le rapport annuel du Comité économique des produits de santé (Ceps) souligne
que la progression des ventes de médicaments remboursables en 2000 est, non
seulement, liée certes à une augmentation des volumes, mais « surtout
au déplacement de la structure consommation vers des médicaments plus chers
de la même classe thérapeutique ». Si l'innovation, plus que les volumes de
ventes, explique la hausse du chiffre d’affaires de 8,9 % de l'industrie
pharmaceutique, le comité n’arrive pas à expliquer la différence avec
la hausse des remboursements de médicaments par les caisses qui est de 10,7
% pour la même année. Selon le Ceps, le coût de la politique du médicament s’est
élevé à 3 trois milliards de francs pour les laboratoires l’an dernier.
Les Échos en donne le détail : 1,2 milliard de francs liés aux baisses de prix
et aux déremboursements de plus de 600 médicaments jugés inefficaces auxquels
s'ajoutent 1,8 milliard de francs de « ristournes » prévues dans le cadre de
la politique conventionnelle.
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