Cancer : chronique d'une victoire annoncée
Des billes contre le cancer
Aprés avoir ravagé l'Afrique le SIDA menace l'Asie
Découverte d' une nouvelle molécule trés active contre le SIDA
L'aspirine dévoile de nouvelles potentialités
Le bon cholestérol protège contre les attaques
Le lait maternel préviendrait le stress chez l'enfant
Des micro-robots chirurgiens
Le plasma : une nouvelle arme contre les bactéries
Cancer : chronique d'une victoire annoncée
« LE CANCER sera vaincu au XXI e siècle ! » Aux Etats-Unis, en France, et partout en Europe, médecins et chercheurs sont de plus en plus nombreux à adopter cette assurance optimiste. Le congrès Eurocancer (*), qui débute aujourd'hui à Paris, n'échappera pas à la règle. Même si le nombre des nouveaux malades ne diminue pas d'année en année en France, le nombre de personnes guéries, lui, augmente. Il y a vingt ou trente ans, avoir un cancer, c'était, dans l'esprit des malades, être « condamné ». Aujourd'hui, plus de la moitié d'entre eux s'en sortent. Et, dans quinze ans, les chercheurs ont bon espoir de guérir 80 % des malades (lire notre interview page 7) . A quoi est due cette inhabituelle confiance médicale ? D'abord aux progrès spectaculaires de la recherche sur les traitements. L'exemple le plus frappant est, cette année, celui de « la pilule miracle », le Glivec, qui vient d'être commercialisé aux Etats-Unis. Même s'il ne concerne qu'un faible nombre de malades atteints d'une leucémie rare, il signe le premier succès d'une nouvelle arme anticancer prometteuse : la thérapeutique moléculaire. Avec seulement quelques comprimés, sans chimiothérapie ni radiothérapie, 90 % des malades entrent en rémission pour une maladie jusque-là quasi incurable. En France, ce médicament n'est pas attendu avant le début de l'année prochaine. Des médicaments moins toxiques Lors d'un récent congrès américain sur le cancer, l'un des pères de ce médicament a lancé à la tribune : « Une de mes malades était en train de programmer ses funérailles et maintenant elle joue avec ses petits-enfants. » Le « miracle » est en réalité celui de la biologie moléculaire, capable désormais de « cibler » les cellules à l'origine du cancer. Ces médicaments, à l'étude depuis plus de quinze ans, vont jouer dans l'organisme le rôle de fusible : plutôt que de détruire les cellules malades comme le fait la chimiothérapie, ils vont les empêcher de se multiplier. Avantage non négligeable pour les malades, ces nouveaux médicaments seront beaucoup moins toxiques et mieux tolérés. Ici, dans tel laboratoire, la piste d'un vaccin anticancer progresse, là, de nouvelles chirurgies légères obtiennent des succès francs, partout les chercheurs luttent tous azimuts pour que le cancer soit relégué en bas de la liste des maladies mortelles, comme la médecine l'a fait au XX e siècle contre la grippe ou la tuberculose. Cependant, les individus ne peuvent et ne doivent pas tout attendre du progrès médical. Vaincre le cancer, c'est aussi pratiquer un dépistage régulier, c'est s'abstenir de fumer, de boire avec excès, c'est adopter une alimentation équilibrée, c'est-à-dire agir individuellement contre le risque de cancer.
Parisien :
http://www.leparisien.fr/home/info/permanent/article.htm ?
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Des billes contre le cancer
De microscopiques billes de verre radio-actives injectées dans le sang pourraient aider à vaincre le cancer du foie.La technique, dite « TheraSphere », consiste à utiliser des billes dont le diamètre ne dépasse pas la moitié de celui du cheveu humain, qui seront amenées jusqu'à la tumeur cancéreuse par le flux sanguin. Le docteur Van Echo de l'université du Maryland, a mis au point le procédé, qui a permis à nombre de patients inopérables de voir leur tumeur régresser ou du moins ralentie dans sa progression.Les résultats sont donc largement positifs. Les radiations sont portées par un radio-isotope appelé yttrium 90.Il s'agit maintenant pour les chercheurs du Greenebaum Cancer Center à Baltimore d'observer les résultats sur le long terme.
Besok :
http://www.besok.com/actu.cfm ?id=8146
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Aprés avoir ravagé l'Afrique le SIDA menace l'Asie
En 20 ans, le sida a causé en Afrique des ravages pires que les guerres ou les catastrophes naturelles, il annonce une terrible saignée avec 25 millions de gens infectés, mais semble enfin pousser Etats et dirigeants à s'éveiller et réagir à la pandémie. Les rapports d'ONUSIDA dressent chaque année un tableau plus effarant du sida sur le continent noir : 25, 3 millions de porteurs du virus VIH et malades du sida en Afrique sub-saharienne fin 2000, soit 70% des adultes et 80% des enfants atteints dans le monde. L'Afrique a enterré les trois-quarts de 20 millions de morts du sida depuis le début de l'épidémie. 2, 4 millions en 2000, après 2, 2 millions en 1999, ce qui représentait 11 fois plus de décès que dans tous les conflits du continent cette année-là (200.000 morts), selon l'UNICEF. Dans certains pays comme le Botswana (où un adulte sur trois séropositif), l'espérance de vie, de 60 ans en 1990-95, devrait chuter à 36 ans sur 2000-05. Le pire est sans doute à venir. Avec 12 millions d'orphelins du sida, avec la naissance de 70.000 bébés séropositifs par an dans un pays comme l'Afrique du Sud (pays le plus touché au monde), le continent est promis à une mortalité dramatique pour des années et a un impact socio-économique cauchemardesque. Car au-delà des chiffres, l'impact social du sida en Afrique se lit sur le terrain, dans ces foyers où le "chef de famille" survivant est parfois âgé de 10 ans, à travers ces enfants sans attaches ni espérance de vie, livrés aujourd'hui à eux-mêmes, demain à la rue ou au crime. L'impact se devine dans les secteurs clefs, comme l'agriculture, qui perdra 16 millions de travailleurs d'ici 2020 à cause du sida, selon des projections l'Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur les 24 pays les plus touchés. L'Afrique n'a pas réagi assez tôt face au sida, diagnostiquait en décembre le directeur exécutif de la Commission économique de l'ONU pour l'Afrique (CEA), le Ghanéen K.Y. Amoako, à un sommet sur le sida en Ethiopie. "Un environnement fait d'ignorance et de pauvreté rend difficile de s'attaquer au problème et il y a eu peu d'engagement pour une action dès les premiers stades...
Mais le vent tourne peut-être. Des percées (relatives) sont enregistrées. En 2000, le nombre de nouvelles infections dans le monde à légèrement baissé, en Afrique du Sud par exemple il était de 500.000 supplémentaires (contre 600. 000 en 1999). L'Afrique compte aussi ses "success stories" comme l'Ouganda et le Sénégal, qui ont réussi à faire baisser fortement leur taux de prévalence, consacrant des recettes "classiques" mais incontournables : mobilisation, information, transparence, prévention, protection. Et antirétroviraux. L'Afrique a aussi marqué des points dans sa lutte pour l'accès au traitements : plusieurs grandes firmes pharmaceutiques offrent des médicaments gratuits ou à prix cassés. D'autres ont renoncé à combattre en justice l'importation de copies de médicaments génériques. Reste que, selon une étude de l'ONU, c'est de 2 à 10 milliards de dollars d'aide extérieure par an dont l'Afrique aurait besoin pour tenter de contenir la propagation du fléau.
Vingt ans après la découverte du virus du sida, l'impact de cette épidémie pourrait être dévastateur en Asie. Bien que l'Afrique soit le continent comptant le plus grand nombre de personnes affectées par le virus HIV, qui provoque le sida, l'Asie du Sud et du Sud-Est sont les régions du monde où le virus se propage le plus vite. Selon le site internet du Southeast Asia AIDS, il y a plus de six millions de personnes porteuses du virus HIV en Asie, continent abritant 60% de la population mondiale. L'IAS (International AIDS Society) a estimé récemment que le continent asiatique faisait face "potentiellement à une propagation dévastatrice de l'épidémie". Plus de 800.000 nouveaux cas ont été répertoriés en 2000, la plupart en Inde. Le site internet du Southeast Asia Aids estime que 4% de la population adulte cambodgienne est infectée par le virus. En Thaïlande, c'est de l'ordre de 2% tandis que les Nations-Unies estiment qu'un seul cas d'infection par le HIV est rendu public sur au moins vingt cas en réalité. En Chine, qui pourrait compter plus de dix millions de porteurs du virus d'ici à 2010 si la maladie n'est pas prise en compte, près de 20% des personnes interrogées lors d'une enquête l'an dernier ont déclaré n'avoir jamais entendu parler du sida.
Selon les statistiques officielles du gouvernement chinois, 22.517 personnes étaient séropositives à la fin de l'an dernier, soit une hausse de 30% par rapport à 1999, mais d'autres chiffres officiels font état de 500.000 séropositifs. Le sida s'impose peu à peu en Chine comme une véritable menace pour la population urbaine, en raison notamment de la propagation de la drogue. Cependant, la majorité des personnes infectées vivent encore dans les campagnes. Dans de nombreux cas, les séropositifs chinois le sont devenu en vendant leur sang à des banques illégales où aucune protection sanitaire n'existe réellement. Un village dans la province centrale du Henan, Wenlou, a été particulièrement touché après que ses habitants eurent commencé à vendre leur sang à partir du milieu des années 80. Aujourd'hui, 65% de la population de ce village est séropositive.
Alors que le Cambodge fait face à un problème grandissant, les responsables sur place estiment que le nombre d'adultes séropositifs est en diminution. Selon un rapport officiel établi l'an dernier, 169.000 adultes vivent avec le virus HIV, soit une baisse significative par rapport aux 184.000 répertoriés en 1999, et 210.000 en 1997, ce déclin s'expliquant par le nombre de morts. En Thaïlande, les estimations font état d'un million de porteurs du virus, qui a déjà coûté la vie à quelque 300.000 personnes. Cependant, la réaction rapide et efficace du gouvernement thaïlandais a été considérée comme un modèle pour les autres gouvernements asiatiques. Le cas du Vietnam est préoccupant bien que les chiffres soient plus rassurants que chez ses voisins. Officiellement, on se réjouit à Hanoï du faible nombre de séropositifs, 28.661 personnes, enregistrés l'an dernier. Les chiffres officiels à Singapour font état de 1.325 séropositifs ou malades du sida à la fin de l'an dernier, soit un peu moins qu'en Corée du Sud où, officiellement, 1.350 personnes étaient porteuses du virus du sida à la fin mars. A Taïwan, 1.036 des 3.044 séropositifs répertoriés ont développé la maladie du sida, selon des chiffres officiels. Jusqu'à présent, l'Indonésie était considérée comme préservée du sida. Mais de nouvelles statistiques, notamment parmi les populations les plus à risque, ont révélé un taux de propagation alarmant. Dans certaines parties du pays, dont la capitale Jakarta, une prostituée sur cinq s'est révélée séropositive à la suite de tests.
AFP :
http://fr.news.yahoo.com/010603/1/1blfx.html
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Découverte d' une nouvelle molécule trés active contre le SIDA
L'Université de pharmacie de Genève vient de découvrir une molécule active deux millions de fois plus puissante que l'AZT pour lutter contre le sida, indique mardi un communiqué de l'Université. Cette molécule, baptisée NU 1320, a été mise à jour par le professeur Jean Tronchet de la section pharmacie de l'Université de Genève alors qu'il effectuait des recherches sur de nouvelles molécules anti-virales et anti-cancéreuses, précise le communiqué. Les scientifiques ont constaté que le NU 1320 empêchait le virus du sida, présent dans les défenses immunitaires de l'homme (lymphocyte), d'introduire son code génétique (ADN) dans le noyau de la cellule. Le NU 1320 présente plusieurs avantages selon le professeur Tronchet : il est extrêmement peu toxique pour les lymphocytes humains, repère précisément sa cible et se fixe très solidement sur elle. En revanche, "il devient inefficace face aux virus mutants et résistants". D'où la nécessité de l'associer à l'AZT, qui peut attaquer des virus susceptibles de devenir résistants au NU 1320. Le professeur Tronchet, dont la découverte est brevetée, vient de s'associer avec un laboratoire parisien, Mayoly Spindler, afin de développer un nouveau médicament. Après les recherches in vitro à l'université de Genève, le laboratoire français est chargé de pratiquer des tests biologiques pour étudier le comportement de la molécule dans l'organisme humain. Cette période devrait durer au moins une année. Si les tests sont concluants, l'élaboration d'un médicament prendra environ cinq ans.
AFP :
http://fr.news.yahoo.com/010605/1/1bsu1.html
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L'aspirine dévoile de nouvelles potentialités
L’aspirine pourrait être un médicament efficace pour éviter le rejet de greffe d’organe et pour soigner certaines maladies auto-immunes, selon des travaux menés à l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis). Un nouveau mécanisme d’action de ce médicament plus que centenaire a été mis en évidence par l’équipe du Dr Hackstein. L’aspirine prend pour cible les cellules dendritiques myéloïdes, qui jouent un rôle essentiel dans le déclenchement de la réponse immunitaire. Ces cellules signalent à d’autres agents du système immunitaire qu’il faut passer à l’attaque. Selon les recherches du Dr Hackstein, l’aspirine empêcherait l’activation d’une molécule au sein des cellules dendritiques. Or cette molécule joue un rôle primordial dans la mise en route du processus inflammatoire. Les chercheurs, qui publient ces conclusions dans le Journal of Immunology, estiment que l’aspirine pourrait être utilisée pour éviter la réaction du système immunitaire contre un organe greffé qui aboutit parfois au rejet. De nouvelles stratégies de lutte contre les maladies auto-immunes, lorsque le système immunitaire se retourne contre l’organisme, pourraient aussi être envisagées. D’autres études sont programmées pour confirmer ces premiers résultats.
Sciences&Avenir :
http://quotidien.sciencesetavenir.com/sci_20010606.OBS5059.html
Journal of Immunology :
http://www.jimmunol.org/cgi/content/abstract/166/12/7053 ?
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Le bon cholestérol protège contre les attaques
Le bon cholestérol protège contre les maladies cardiaques et réduit les dangers d'attaques les plus courantes parmi les populations à risque, révèle une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association. Selon cette étude, des taux élevés de cholestérol à haute densité lipoprotéinique (HDL-C), appelé bon cholestérol, pourraient réduire dans certains cas de près de 70% les risques d'attaque dans les groupes les plus menacés. "Une détection plus efficace de taux bas de HDL-C et la mise en oeuvre de traitements pour modifier ce facteur de risque pourrait avoir une influence significative", écrit le journal. Les chercheurs de l'Université Columbia de New York et de la Mailman School of Public Health rapportent que le risque pour des groupes à risque comme les personnes âgées, les noirs et les hispaniques d'être victimes d'une attaque pourraient être réduite d'un à deux tiers en fonction de leur niveau sanguin de HDL-C. Les bénéfices pourraient être particulièrement importants pour les plus de 75 ans, qui sont susceptibles d'être victimes d'une attaque causée par un caillot sanguin dans une artère rétrécie en raison d'un durcissement des artères. Le bon cholestérol réduit jusqu'à 80% les risques d'attaques causées par un durcissement des artères en raison de sa capacité à transporter le cholestérol à faible densité ou "mauvais cholestérol" jusqu'au foie en vue de son excrétion, selon les chercheurs. Cette étude, la Northern Manhattan Stroke Study, a été réalisé sur un échantillon de plus de 1.000 personnes entre 1993 et 1997.
Journal of the American Medical Association :
http://jama.ama-assn.org/issues/current/abs/joc02275.html
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Le lait maternel préviendrait le stress chez l'enfant
Le lait maternel contient une concentration élevée de leptine, une substance qui rendrait le nourrisson mieux adapté au stress et qui influencerait favorablement le développement de son cerveau. C'est la conclusion à laquelle est arrivée Claire-Dominique Walker, neuroendocrinologue au Centre de recherche de l'hôpital Douglas de l'université McGill, à la suite d'études effectuées sur l'effet de l'allaitement maternel chez le jeune rat. Lorsque la scientifique a soumis des rates en gestation, puis en lactation à une restriction alimentaire qui diminue les taux de leptine, elle a observé que la structure des neurones du cerveau des ratons était altérée et que le poids total du cerveau était moindre que la normale.
Devoir :
http://www.ledevoir.com/public/client-css/section.jsp ?section=249
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Des micro-robots chirurgiens
Une nouvelle génération de robots vient de voir le jour : avec 0.6 millimètres de long et 0.3 de large, ils sont capables, avec leur coude, leur bras et leur main, de manipuler des sphères d'un dixième de millimètre. Autre innovation de taille : ils sont insubmersibles (dans l'eau, le sang ou l'urine), contrairement aux autres modèles qui contiennent des composants électroniques. Leur mode de fonctionnement est simple. Les articulations se tendent ou se contractent sous l'impulsion d'un faible courant électrique. L'équipe suédoise, qui a mis au point ces robots, a également réussi a en faire tenir 140 sur une plaque de silicium, créant ainsi une usine miniature. Les scientifiques prévoient de les utiliser pour des opérations de microchirurgie dirigées contre des cellules isolées.
Besok :
http://www.besok.com/actu.cfm ?id=839
Linköpings University :
http://www.ifm.liu.se/Applphys/ConjPolym/index_frames.html
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Le plasma : une nouvelle arme contre les bactéries
Des chercheurs russes de l’Université de Petrozavodsk ont trouvé un nouveau traitement antibactérien plutôt original : le flux de plasma froid. Le plasma est un gaz partiellement ionisé, un état de la matière présent dans l’univers. La technologie des plasmas est utilisée pour le traitement des matériaux, la propulsion de fusée ou encore la mise au point d’écrans à plasma. En chirurgie il permet d’inciser la peau de façon totalement stérile. Les bactéries finissent toujours par s’adapter aux antibiotiques, et la montée des résistances aux traitements devient de plus en plus préoccupante. De nouvelles armes doivent être trouvées pour combattre les bactéries. Il existe des moyens radicaux qui éliminent à coup sûr les micro-organismes, comme les hautes températures et l’exposition à des radiations, mais ils ne peuvent évidemment pas être utilisés sur l’homme. Le microplasmotron, dispositif mis en place par les russes, est un appareil portatif qui s’utilise sous une tension normale de 220V et qui transforme de l’eau en plasma froid, dont la température oscille entre 40°C et 80°C. Le flux de plasma détruit en 50 secondes des staphylocoques en culture. Forts de ces résultats, des scientifiques russes ont donc testé le microplasmotron sur des lapins atteints de kératite ulcéreuse, maladie causée par un staphylocoque pathogène. Le flux de plasma a permis l’arrêt du développement de la maladie. Les lapins sains qui ont suivi le même traitement n’ont subi que des changements insignifiants et éphémères des tissus de l’œil. Devant ce nouveau succès, les chercheurs ont utilisé ce traitement sur un patient atteint d’un phlegmon, inflammation de la paupière, résistant à tous traitements. Les résultats ne se sont pas fait attendre, les tissus abîmés ont laissé place à des tissus sains. Le microplasmatron pourrait s’avérer une arme efficace contre les micro-organismes si les chercheurs montrent que son utilisation est sans danger pour l’homme.
Science&Avenir :
http://quotidien.sciencesetavenir.com/sci_20010605.OBS4961.html
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